Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2005 Mercredi 17 Août | Les critiques de la rédaction : The Island---------------------------------------------------------------Un film américain de Michael Bay avec Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Djimon Hounsou
Genre : Science Fiction - Durée : 2H12 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Steeve
Sponsorisé cette fois par Dreamworks et Warner Bros., le specialiste holywoodien du film d'action à grand spectacle récidive sur un thême à la fois novateur et peu évident à traiter, le clonage humain, d'actualité me direz-vous!
Sur une base un peu floue il construit un récit solide, emballant, mouvementé, accrocheur, boosté par la trés belle prestation des premiers et seconds rôles, totalement impliqués dans l'aventure. On adhére trés rapidement à ce scénario farfelu et empreint d'une atmosphére de science fiction qui n'est pas déplaisante.
Lorsque les moyens financiers et le talent sont reunis en un même lieu, on recolte un fruit juteux et delectable, on prend donc un malin plaisir à suivre cette course contre la mort et cette revolte de clônes, plus humains que leurs propriétaires.
Les effets visuels sont soignés, les scénes de cascades millimétrés et percutantes, ce qui permet au long métrage de garder une vitesse de croisiére trépidante, un rythme que l'on ne quitte pas depuis les quinze premiéres minutes jusqu'au générique de fin.
Lorsque le paradis se veut enfer, lorsque les hommes créent ce qu'ils ne devraient pas avoir imaginé un jour, l'Ile de Michael Bay est un mélange reussi d'action et de science fiction, ponctué d'humour à l'américaine qui detend un peu l'ensemble.
Sans aucun doute le film le plus réussi sur le sujet jusqu'ici et pour sûr un trés bon travail cinématographique au pays de l'imaginaire et de la pyrotechnie numérique!
On aime: - L'interprétation criante de vérité des acteurs principaux, plongé dans leur cauchemard futuriste
- Des scénes qui s'enchainent sans perdre le rythme ni leur sens
- Une histoire originale et trés bien traitée
- Des effets speciaux dignes des meilleurs films d'action de notre époque
- La musique et la photographie, deux chapitres plus specifiques, mais ici magnifiquement exploités
On aime moins: - Une violence des images qui pourrait choquer et reserve le film à un public averti
| Par Moxon
Le premier film où Michael Bay a osé se séparer de son producteur fétiche Jerry Bruckheimer est une réussite incontestable, et cela sur divers niveaux, chose plus rare chez Bay, plus enclin aux éléments pyrotechniques qu'aux scénariis. En effet, ce film d'anticipation, aux allures de THX 1138 (également Matrix, voir Equilibrium), nous dresse un monde très crédible, où quelques clones prennent conscience de leur situation et tente d'y échapper. La caméra de Bay est toujours en mouvement et trouve encore et toujours des angles incroyables pour nous faire vivre l'aventure comme des privilégiés, sans négliger pour autant l'empathie pour les héros. Le monde et l'histoire racontés par Bay sont très prenant et enthousiasmant. L'histoire se développe et Bay séduit toujours, en faisant en partie abstraction de ses cascades rituelles. On retrouve sa marque de fabrique avec une (petite) fusillade et une scène de poursuite sur l'autoroute encore mieux réussie que celle de Bad Boys II, qui était déjà jouissive. On est aussi là pour voir du Bay!!
Le couple d'acteurs est très crédible et attachant en clones comparable à des adolescents de quinze ans, qui découvrent le monde extérieur pour la première fois. Scarlett Johansson confirme les espoirs placés en elle, et Ewan McGregor est à son aise dans un rôle, il est vrai, qui change foncièrement de sa filmographie jusqu'alors. A noter, le second rôle très bien exploité de la part de Djimon Hounsou, sa prestance et son charisme exceptionnellement mis en image par la caméra.
Ce film est soutenu tout du long par une bande son exceptionnelle composé par le novice Steve Jablonsky, dont on est finalement très peu surpris de voir sa collaboration avec le grand Hans Zimmer lors du déroulement du générique de fin. Auparavant, l'image de fin aurait pu être otée pour laisser place à celle d'avant, magnifique et frissonnante, filmée avec brio par Bay, où les clones sortent du bunker découvrant le désert, image symbolique, d'une beauté plastique incomparable soutenue par la musique alors féérique et envoûtante de Jablonsky.
Une réussite.
| Par André
Voilà l'exemple type du film scindé en deux parties: d'abord la première qui initie au problême grave du clonage et des types qui ne manqueront pas de faire des affaires avec ça, le tout dans un décor expressionniste où jouent lumière et formes et où s'agite une humanité copiée, dans une cité-usine futuriste que Fritz Lang avait imaginé déjà dans "Métropolis".
Evidemment, l'atmosphère est réussie en plans vertigineux qui alternent gros plans psychologiques et effets d'action.
La seconde partie consacrée à la situation de ces clones dans un futur rural et surtout urbain à la Superman, est réussie grâce à de diaboliques poursuites et des cascades incroyables que j'ai pris en pleine figure avec un plaisir incontestable, d'autant que le final est un peu nunuche.
Ce film a le mérite de soulever un problême grave et de faire passer le message au gré d'une sorte de fantastique BD bruyante, mais d'une richesse visuelle peu ordinaire qui occulte trop la qualité d'interprètes très crédibles.
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