L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Sarah
Petite curiosité de l'actualité cinéma, La Maison de Cire s'inspire très largement de Jeepers Creepers (l'idée de transformer des humains en poupées ou en personnages de cire), Massacre à la Tronçonneuse et Détour Mortel (c'est une affaire de famille), pourtant le prétexte est original.
Malgré une bonne heure perdue pour nous présenter les personnages du film et nous mettre dans le bain, on apprécie et on en redemande.
La petite pelletée d'acteurs peu connus, comme Chad Mickael MURRAY, Eliza CUTHBERT et Brian VAN HOLT, étonne par son talent et réussit à nous surprendre. Seul petit bémol : Paris HILTON, qui fait ses débuts dans le cinéma, qui a autant d'expression faciale qu'une poupée en porcelaine et qui brille par ses aptitudes à se faire filmer en petites tenues.
Certes, le scénario manque d'originalité, tout est déja vu et déja entendu, pourtant La Maison de Cire réussit à maintenir une tension palpable et un suspens terrifiant tout au long du film, sans jamais décevoir nos attentes, meme si certains clichés sont repris (soit "l'idiote de service" qui fait tout pour se faire tuer, par exemple...).
On notera tout de meme les "intempéries" habituelles des films d'horreur, comme la nuit qui tombe d'un seul coup et n'importe quand.
Le plus du film : une bande originale savamment orchestrée qui donne du rythme au film.
| Par Moxon
Une première heure catastrophique tant elle ne renouvèle pas le genre et s'englue dans des personnages stéréotypés et des situations vues des millions de fois. Les 50 minutes restantes sont vraiment très intéressantes. Dès lors que l'on pénètre dans la ville fantôme et particulièrement dans cette maison de cire, tout cela monte en puissance. Les morts sont originales et assez saignantes. La séquence du premier meurtre et plus particulièrement de la séquence de "cirage" est vraiment bien, des plans très simples mais nous ressentons toute la terreur que ressent le personnage. Le plan large sur la machine est vraiment très beau. Le final dans cette maison de cire en feu (évidemment la cire, ça fond) est très original et très divertissant. A noter la BO très rock très entrainante. On finit malheureusement le film comme il avait commencer, de façon nullissime avec un rebondissement prévisible et surtout inutil.
| Par Steeve
Slasher movie, gore à souhait, La Maison de Cire propose un spectacle visuellement trés reussi, empreint d'une photographie travaillée et d'une atmosphére relativement lourde. Bien loin de vouloir faire peur, ou de jouer la carte de l'épouvante, on tente ici un tour de force sur les effets speciaux et les décors, chapitre porté en apothéose sur le final du long métrage.
La recette du groupe de jeunes à la mode venu se paumer dans les griffes du grand méchant loup est toujours aussi agréable à deguster, avec en "cerise" sur le gateau de cire une Paris Hilton qui en profite pour mettre en avant ses qualités physiques, et empoche ainsi le role de la Blonde de service.
Ce qui était le plus à craindre dans cet exercice c'était le réalisme de l'ensemble et par définition la credibilité du film, la mise en scéne soignée et la volonté de bien faire envellopent ce remake et le rendent encore plus efficace, on ne tremble pas forcement mais on suit passionnément cette aventure dans l'angoisse du sérial killer adepte des poupées de cire vivantes.
Violent, voire même barbare, on appreciera un scénario bien ficelé, une intrigue surprenante et un suspens tenant de bout en bout.
Il y a ici de quoi se dire que le film Gore n'est pas mort, et qu'il peut encore trouver des lettres de noblesse!
| Par Clément
Dans ce genre de production, ça commence toujours de la même façon... Un groupe de jeunes se rend au match de football le plus attendu de la saison universitaire. En chemin, bien sûr, les six individus (caricatures niaises) se perdent (malgré le GPS du pseudo caïd, compagnon de Paris Hilton dans le film). Les deux filles et les quatre garçons (un gentil, un dur, un qui rage, et un guignol) décident alors de camper au milieu d’une clairière, en attendant le retour du jour. Mais voilà ! Dans leur nuit cool, ils sont dérangés par un sombre noctambule conduisant un pick-up pourri. Au réveil, surprise, la belle voiture du gentil, a été sabotée. Après leur pause pipi matinale, importunées une nouvelle fois par le vent pestilentiel que la petite bande a reniflé la veille, les filles se mettent en quête de résoudre le mystérieux souffle. De la façon la plus ridicule qui soit, la belle (la copine de Paris) bascule alors dans le vide et se retrouve la truffe dans un charnier d’animaux sauvages. Abasourdi, le groupe accouru fait ici la rencontre d’un type louche édenté, sympa quand même malgré son couteau qui en dit long, puisqu’il est prêt à emmener le beau gosse et sa copine dans la ville la plus proche afin qu’ils achètent une courroie et réparent ainsi la voiture...
A partir de ce moment-là, les amis séparés, tout bascule dans le cauchemar. Il était temps, car le spectateur, lui, était à deux doigts de sortir de la salle devant ce qui s’annonçait comme l’une des plus belles daubes cinématographiques de l’année. Mais le cinéma, c’est magique. Jaume Serra ne se sera pas ennuyé à ecrire son scénario. Et pourtant, au sortir de la salle, on se demande si le cinéaste ne s’est pas joué de nous en usant de tous les clichés du genre, pour mieux nous endormir, et accaparer son public en milieu de course. Après un démarrage vraiment laborieux, voici comment nos six belles gueules se trouvent plongées au cœur d’une ville fantôme, orchestrée par deux jumeaux totalement déjantés. Décapitations, scarifications, tortures, déchiquetages, mutilations, tout y passe et à un rythme effréné. Si le fond est quelque peu lisse (on devine quasiment tout à l’avance), la forme ne manque pas, au final, de panache, et de sordide. La disparition de Paris dans le film en est l’exemple le plus frappant : les fans n’aimeront pas, les détracteurs devraient rire aux larmes. Dans le genre trash, film aux relents gothiques et un peu rock. La Maison de Cire est une agréable surprise dégoulinante (voir final assez réussi).
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