Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mars 2011 Mercredi 16 Mars
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Ma part du gâteau---------------------------------------------------------------Un film français de Cédric Klapisch avec Karin Viard, Gilles Lellouche, Audrey Lamy, et Jean-Pierre Martins
Genre : Comédie - Durée : 1H49mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
MA PART DE MOINS QUE RIEN.
Un film qui se voulait social. Bien. Il ne l’est pas. Un film qui se voulait humain ou humaniste. Bien. Il ne l’est pas. On nous donne ici une caricature à tous les niveaux.
Au niveau social on est retombé dans la stratégie classe contre classe qui consiste toujours de toute façon à ne demander que SA part du gâteau, à savoir un peu plus d’argent qu’annoncé et toujours moins que voulu ou désiré. Et ce n’est qu’un peu d’argent qui vous fait croire que l’on a sauvé sa dignité alors qu’on n’a fait qu’acheter un paillasson sur lequel se vautrer.
Au niveau économique ce n’est même pas une caricature, c’est une absurdité qui n’a même pas dix ans de retard sur la réalité, malgré Obama à la télé, mais qui n’a simplement pas la moindre réalité du tout. La spéculation est une chose odieuse sans âme, sans cœur, sans esprit même, mais c’est un suicide pur et simple en entraînant dans sa chute autant de monde possible en un immense sacrifice expiatoire.
On nous montre la Grande Arche et elle est en train de perdre ses belles dalles de façade en marbre car le marbre de tient pas le soleil et les variations de température et que les accroches aux murs sont défectueuses. Attention chute de pierres.
Quand on peut acheter trois cents euros de jouet dans le premier supermarché venu pour un seul enfant et une seule nuit, ou presque, on n’est plus dans la caricature, on est dans l’absurde. Ce n’est donc pas le film qu’on veut nous faire voir mais un cauchemar directement tiré des pires divagations des années cinquante sur la paupérisation absolue de la classe ouvrière.
Mais la caricature suprême vient de la folie d’un acte sans possible avenir. Aucune cause ne saurait justifier l’enlèvement d’un enfant, et donc sa mise en danger. Cela est du terrorisme d’un autre temps, une espèce de Brigades Rouges douces, de Bande à Baader avec beaucoup d’eau dans son sang.
Les meilleures scènes de ce film sont les scènes du Carnaval de Dunkerque où sous les déguisements de tout le monde on ne voit plus ces fausses divisions prétendument de classes alors qu’elles ne sont que de marchands de tapis dans un marché aux puces ou une braderie de Lille qui se voudrait prolétaire alors qu’elle n’est qu’humaine et c’est justement là sa plus grande grandeur, sa vraie valeur. Elle n’efface pas, elle dépasse les fausses divisions dites de classes qui ne se réduisent qu’à des égoïsmes de vide-grenier.
Bien sûr que c’est amusant de reconnaître les symboles des lieux qu’on traverse, le cornichon ou le concombre de Londres, la Grande Arche de la Défense, le Royal Albert Hall de Hyde Park et quelques autres, mais on nous triche sur la marchandise et l’oreille du sultan est faite avec du sirop de maïs en lieu et place du miel normal. J’ai regretté d’avoir été manipulé idéologiquement.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par André Ruellan
Je me pourléchais en allant voir cette " Part de Gâteau"! Mais à mon simple avis, ce n'était qu'arbitraire, et,suite à l'exposé de la situation très sociale voulue par Cédric Klapisch, je n'ai rencontré qu'un simple menu avec plat du jour classique mettant en scène les prolos face aux youpees braillards, personnifiés par un trader mal élevé, vilain boursicoteur, suffisant et malappris, ce qui est beaucoup pour un seul homme sauvé ses eaux du bazar de son immense loft par une vaillante licenciée active et compatissante.
Il enrésulte quant à moi une comédie sans surprise, aux conventions téléguidées en gros sabots, où les excès servent à amener le fameux jeu des contrastes longuement évoqués, comme si on était trop benet pour s'en apercevoir. Et puis ce final démago avec rapt d'enfant pour la bonne cause m'a créé un malaise incompatible avec le reste du film.
Evidemment, et c'est heureux, on a droit aux Carnavaleux de Dunkerque, mais l'ensemble des personnage m'a paru trop schématique et sans étonnement malgré le talent de Karin Viard à l'aise en femme de ménage et la personnalité de Gilles Lellouche à la démache chaloupée et au sourire suffisant qui a fort bien campé son rôle de type odieux. A retenir Audrey Lamy en mère de famille très crédible .
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