Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2010 Mercredi 20 Janvier | Les critiques de la rédaction : Où sont passés les Morgan ?---------------------------------------------------------------Un film américain de Marc Lawrence avec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker, Sam Elliott, Mary Steenburgen, Elisabeth Moss, Michael Kelly, et Wilford Brimley
Genre : Comédie romantique
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Guillaume Lasvigne
L’histoire du couple déchiré qui finit par se réconcilier après une partie de bingo, avant de rencontrer de nouvelles difficultés parce que comme son mari, Elle avoue avoir couché avec un autre alors qu’ils étaient séparés, on la connait suffisamment pour en avoir notre claque au bout d’un énième visionnage. Mais au cas où vous n’auriez pas encore compris le schéma type de la chose, OU SONT PASSES LES MORGAN ? est là pour servir de palliatif à votre méconnaissance du genre. Un mal qui ne risque pas d’être calmé cependant, vu que dans le pire des cas le titre du film sera oublié au bout de dix minutes. Avouons-le : on se contrefiche de l’histoire qui nous est contée dés le milieu de l’horrible générique introductif. Tout ce qui est attendu arrive, tout ce que l’on souhaite naïvement de transgression ne prend jamais forme à l’écran. Même qu’à la fin elle est enceinte dis donc.
Non, après LE COME-BACK, sympathique moment de romantisme au moins aussi convenu, à peine sauvé par un background musical 80’s entrainant, attendre autre chose de Marc Lawrence était autorisé. Mauvaise blague : l’élément déclencheur de la chose n’est qu’un simple prétexte à modifier le cadre social dans lequel évolueront les personnages par la suite. Décalages humoristiques à base d’oppositions de styles de vie, les new-yorkais embourgeoisés découvrant que oui, il y a des étoiles dans le ciel ; comique de situation impliquant réactions et dialogues outranciers ; bref, les rares répliques qui sonnent juste promettent encore une longue vie à la comédie romantique basique et inoffensive telle qu’on nous la ressort une fois par mois. Réflexions de comptoir sur le partage et l’altruisme à l’appui. Et à triple dose, des fois que.
Dans son milieu naturel, Hugh Grant répète sans sourciller son air apeuré et fait semblant de ne pas se sentir concerné à chaque réplique censée mettre le spectateur dans sa poche. Et Le pire, c’est que ça marche. Seul plaisir coupable d’un ennui déjà enterré.
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