Sorties cinéma Sorties Cinéma en Juillet 2009 Mercredi 08 Juillet | Les critiques de la rédaction : Public Enemies---------------------------------------------------------------Un film américain de Michael Mann avec Johnny Depp, Christian Bale, et Marion Cotillard
Genre : Drame - Durée : 2H13 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par André Ruellan
Dites donc, ça crépite les mitraillettes et autres armes diverses ponctuant la vie pour le moins mouvementée de John Dillinger et dont ce film reprend certains exploits (?) pour mieux se conformer à la dramaturgie du western.
Je me souviens vaguement avoir vu en 1946 la première mouture interprètée par Lawrence Tierney, un bref film à petit budget mais original.
Cette fois, la production a mis le paquet et cette reconstitution du début des années 30 est superbe à tous points de vue et rend de la crédibilité à cette alternance tragique de braquages de banques, d'arrestations et de combats un peu lancinante.
Les images presqu'en sépia renforcent cette réalité par leur virtuosité, leur puissance et le réalisme de plans heurtés mais dynamiques. Quant au scénario,il tente de provoquer les bons sentiments envers ce Robin des Bois à la gachette facile, en butte aux milieux politiques corrompus et aux agents spéciaux qui chassent avec leurs costumes trois pièces en guerriers excités par le crime et sa répression dans une atmosphère jazzy.
Johnny Depp s'est glissé sans mal dans son personnage impassible, irrésistible et brutal, bien secondé par un très bon Christian Bale. Marion Cotillard n'est pas très à l'aise en US pin up girl captivée par un voyou célèbre. Sa scène des aveux est bonne, mais sa prestation ne dépasse guère ce que font de multiples actrices américaines sans Oscar.
| Par Jacques Coulardeau
ABSOLUMENT DECEVANT. La première impression est que le film est terriblement trop lent après la première séquence de l’évasion. La montage est trop lâche, trop au ralenti. Il aurait fallu un montage beaucoup plus serré. La deuxième impression est que John Dillinger est au moins dix ans en retard sur son temps. Il joue à Bonnie et Clyde, mais on est après la Dépression de 29. Trop tard, mon ami. C’est pathétique, et pathétiquement dramatique, ce qui en devient un peu ennuyeux avec le rythme au ralenti. Le personnage lui-même est d’un autre temps. Un solitaire qui bénéficie de quelques amitiés, et qui même bénéficie de conseils de la part d’amis, collègues malfrats ou autres. On est après la fin de la prohibition. Les criminels organisés ont compris qu’il fallait qu’ils se recyclent et se restructurent, en restant propre tout en étant plus ou moins honnête. Ils ne veulent ni drogue ni prostitution et si l’alcool n’est plus une marchandise, il ne reste que le jeu et c’est dans ce domaine qu’ils se ressourcent, et avec beaucoup de succès car quatre ans après la Dépression on est sur la pente de la remontée et les gens, surtout d’ailleurs les plus pauvres ont besoin de jouer pour se faire croire qu’ils ne sont pas des perdants nés. Concernant les nouvelles méthodes du FBI, donc de la police, représentées ici par un certain Hoover, elles frisent le fascisme de Mussolini effectivement cité et elles n’ont rien à envier aux méthodes de Bush et Cheney de torture douce. Mais c’est là un peu comme un saupoudrage superficiel. Le problème politique n’est qu’à peine évoqué avec le nom de Roosevelt une fois, le mot communiste une fois, et justement pas etcetera du tout. Le film manque l’objectif social et politique qu’il aurait pu se donner pour montrer comment dans une situation de crise grave une frange de la société est capable de se lancer dans une criminalité sans issue car conçue comme une aventure compensatoire et non comme un business aux limites inférieures de l’extrême.
Dr Jacques COULARDEAU
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