Sorties cinéma Sorties Cinéma en Juillet 2009 Mercredi 01 Juillet | Les critiques de la rédaction : Le Hérisson---------------------------------------------------------------Un film français de Mona Achache avec Josiane Balasko, Garance Le Guillermic, Togo Igawa, et Anne Brochet
Genre : Comédie dramatique - Durée : 1H40 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Guillaume Lasvigne
Si la facilité m’empresserait de préciser que le film manque de piquant, l’analyse m’incite surtout à rappeler qu’il faudrait déjà que ce HERISSON en aie un minimum. Librement inspirée du roman de Muriel Barbery, qui n’a d’ailleurs pas voulu laisser le même titre souiller une œuvre qu’elle juge trop différente, cette adaptation signée par la jeune cinéaste Mona Achache se prend effectivement les pieds dans la prétention assez régulièrement pour susciter le moindre intérêt. Au gré de séquences interchangeables, la demoiselle, également scénariste de la bête, s’identifie un peu trop à la préadolescente misanthrope dont elle suit les jérémiades en prenant le ton si condescendant dont le cinéma français nous avait habitué depuis des années.
Aussi rassurez-vous, car si vous ne parvenez pas à comprendre la métaphore exposée en titre principal, la petite Paloma vous permettra de la saisir en vous l’expliquant au travers d’une réplique interminable, aussi hors de propos et incohérente soit-elle étant donné qu’elle prétend deux minutes auparavant ne pas connaître la concierge (car c’est d’elle dont il s’agit, et si t’as toujours pas compris y a même un dessin t’as vu). Las, chaque métaphore, analogie, fait ou acte est irrémédiablement expliqué, démontré et surligné autant que faire se peut , parfois même par une autre métaphore elle-même analysée par la suite par un ramassis de dialogues naïf, lourd et didactique (ou des dessins). La propension à la pause auteuriste de la cinéaste pourrait même être symbolisée par une scène faisant office de note d’intention, où la sœur de Paloma invitera cette dernière à la filmer en train de se passer du vernis à ongles et l’interrogeant quant à sa non-volonté de filmer ce fait anecdotique. Parce que Mona Achache, elle ne filme pas n’importe quoi, elle. Sauf si le vide est irrationnel et si une photo dont le rendu est proche d’une mini-DV peuvent se poser en faux.
Vous l’aurez compris, un bocal et un ton paternaliste piquent rarement autre chose que notre faculté à accepter des leçons de morale. Quand en plus on termine sa démonstration par un renfoncement de portes ouvertes avec l’imaginaire d’un Henry Dès, le spectateur peut légitimement se sentir vexé. Ou fatigué, au choix.
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