L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par André Ruellan
Pourquoi remettre la sauce avec ce film, alors que René Clément en 1958, s'en était déjà sorti plutôt difficilement ?
Ce n'est pas mal fait, la réalisation est très appliquée, et le Cambodge sous domination coloniale française se montre réaliste dans une atmosphère gluante où se mêlent les problèmes atmosphériques, l'exploitation sordide des autochtones et les querelles amoureuses et artificielles d'une étrange famille.
Souvent maladroite, conventionnelle, l'intrigue paraît avoir dépassé des ambitions louables , et ce film qui se veut majestueux n'est que lent, et loin d'être troublant, il est trouble avec un final théâtral sans conviction.
Au milieu d'ustensiles des années 30 bien respectés, une famille dans la débine s'agresse, s'aime , magouille et complote, entourée de casques coloniaux et de costumes blancs froissés et de machinations odieuses et compliquées, pour captiver un homme d'affaires Chinois fasciné par les pendards coquins de la fille que lorgne un frère bizarre avec son galurin à la Indiana Jones!
L'interprétation n'est guère brillante , et Isabelle Huppert, mère désabusée et aventurière décharnée est loin de convaincre malgré ses louables efforts.
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