L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par André Ruellan
Les films politiques ne sont pas très nombreux sur les écrans , en général, mais de par la passion de leurs auteurs et des personnages figurés, ils ne manquent jamais de qualités.
Tel est le cas de cet " IL DIVO " qui retrace quelques années récentes de Giulio Andreotti au pouvoir, avec une somptuosité de moyens, mais où le spectateur français risque d'être désorienté par le nombre de personnages qui évoluent, et surtout la méconnaissance de leurs actes transmis par une caméra théâtrale aux images creusées et aux plans magnifiques et même impressionnants.
Obsédant et audacieux, tel est ce film à l'humour grinçant et ironique, quasi funèbre par son éventail de personnalités éliminées définitivement au gré d'une politique compliquée, aux sinistres conclusions marquées par les Brigades Rouges. D'autant que la Mafia y dépose son grain de sel téléguidé, ce qui n'est pas fait pour simplifier les choses, au fil de rites parlementaires qui infantilisent de graves personnages assutettis à leurs magouilles électorales,
En plus de la remarquable réalisation, les acteurs sont excellents tel Toni Servillo dans le rôle principal, totalement glissé dans cet homme impassible, migraineux, complexe, et impénétrable malgré ses quelques faiblesses inattendues.
Fanny Ardant est au générique avec sa belle silhouette sombre et son sourire carnassier, mais je n'ai pas été fichu de définir son rôle exacte dans cette drôle d'histoire.
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