Sorties cinéma Sorties Cinéma en Déc. 2008 Mercredi 17 Déc. | Les critiques de la rédaction : Mister Lonely---------------------------------------------------------------Un film britannique de Harmony Korine avec Diego Luna, Samantha Morton, Denis Lavant, James Fox, Melita Morgan, et Anita Pallenberg
Genre : Drame - Durée : 1H50 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Maryne Cervero
Le film s’ouvre sur une scène des plus délirantes : sur l’air de la célèbre chanson "Mister Lonely" de Bobby Winton, apparaît un sosie plutôt bluffant de Michael Jackson, cheveux au vent sur une mini moto. L’effet d’ouverture est intriguant, et titille la curiosité du spectateur qui attend la suite avec impatience.
Viennent alors les présentations ; on découvre Michael, qui essaye de gagner sa vie grâce à sa ressemblance avec le roi de la pop, sans grand succès. En pleine prestation dans une maison de retraite, il rencontre une jeune femme qui est, elle, le sosie de Marilyn Monroe. Se trouvant de nombreux points communs, ils se lient rapidement d’amitié, jusqu’à ce que Marilyn propose à Michael de venir rencontrer sa famille et ses amis, qui habitent dans un endroit un peu isolé de la grande ville.
Arrivés à port, le spectacle est impressionnant : les quelques personnes vivant dans cet endroit sont toutes des sosies de célébrités. Abraham Lincoln, James Dean, Charles Chaplin, et même le Petit Chaperon Rouge… Michael est visiblement émerveillé, et décide de s’installer avec la joyeuse troupe.
Si l’on s’amusait à résumer le film en quelques grandes lignes, on pourrait dire que le sujet traité est avant tout celui de la personnalité. Comment naît-elle, comment s’entretient-elle, pourquoi fascine-t-elle tant, et surtout, quelles sont ses limites? C’est par crainte et par fuite que Michael et les autres personnages se sont un jour glissés dans la peau d’une célébrité, et qu’ils n’en sont depuis plus sortis. Paradoxalement, en adoptant le physique de quelqu’un d’autre, ils se sont assuré l’anonymat.
Malheureusement, même si les ambitions d’Harmony Korine sont tout ce qu’il y a de plus respectables, le contrat final est moyennement rempli ; les longueurs lassantes sont très nombreuses, et certaines scènes sont à la limite du compréhensible et du vraisemblable. La réalisation est profondément contemplative, bavarde à l’occasion, et particulièrement irrégulière, ce qui peut parfois être désagréable. On regrette que le spectateur soit quelque peu malmené de la sorte, car le scénario offrait des possibilités presque infinies et l’espoir d’un film puissant et très esthétique à la fois.
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