Sorties cinéma Sorties Cinéma en Nov. 2008 Mercredi 05 Nov. | Les critiques de la rédaction : Mensonges d'Etat---------------------------------------------------------------Un film américain de Ridley Scott avec Leonardo DiCaprio, Russell Crowe, Mark Strong
Genre : Thriller - Durée : 2H08 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
PLUS VRAI QUE NATURE. Ne croyez pas que c’est là un simple film d’action. C’est un pamphlet aussi fort the la pièce d’Arland Gatti sur le Vietnam oèu de Jean Genet sur Sabrah et Chatilah. C’est une dénonciation du merdier dans lequel nos chers politiciens nous ont mis, sans même prendre le temps de réfléchir. Il y a le grand niais Bush qui est tombé dans le piège à cons comme d’autres s’endorment devant leur télé. Il y a le grand handicapé mental Cheney qui a toujours cru que l’on pouvait gagner cette guerre. Et ils vous ont déclaré la guerre contre le terrorisme alors qu’il ne s’agit absolument pas de cela. Il s’agit d’une guerre dans le monde islamique pour l’essentiel mais pas seulement entre ceux qui veulent bénéficier des plaisirs et des facilités y compris de paiement que le monde moderne et ses technologies high tech proposent, d’un côté, et de l’autre ceux qui ne veulent pas en entendre parler parce que pour eux la souffrance, la peine, la sueur au front et les châtiments corporels sont la loi de dieu et sont éternels. Si on supprime ces brutalités de la vie, on n’a plus la vie du tout, mais seulement une mort en sursis car il viendra toujours un commando de dieu qui mettra de l’ordre dans ce désordre, à coups de marteaux ou de machettes, de couteaux ou de sabres. Mais ne croyez pas que nous sommes exempts de ce danger et protégés de cette décomposition. C’est la bataille que nous menons tous les jours contre ceux qui sabotent les lignes TGV en prétendant que cela ne met la vie de personne en danger, ou bien qui bloquent à deux douzaines les ascenseurs d’un bâtiment et prétendent que de tenir des étudiants dans la rue pendant plusieurs semaines ne présente aucun risque du tout et que s’ils ne peuvent pas continuer à étudier, ces étudiants jetés à la rue, car ils auront brûlé leurs économies pendant la période où ils n’ont pas pu entrer dans les bâtiments, ce sera bien fait pour eux. Ils n’avaient, j’imagine, qu’à y penser avant et ne pas s’engager sottement dans la course idiote après un bout de papier qu’on appelle un diplôme ou un bout d’illusion qu’on appelle une qualification. Prenez donc exemple sur les gourous de Tarnac en Corrèze. Ils ont enfin compris que les diplômes des plus hautes écoles sont inutiles pour cultiver son jardin et pour balayer devant sa porte, et qu’ils n’ont pas besoin des qualifications intellectuelles des écoles prestigieuses pour savoir tordre un morceau de fer et l’accrocher à quelque caténaire quand leurs contacts intérieurs à la SNCF leur a communiqué l’heure de coupure du jus la nuit prochaine. Il faudra donc en revenir à la santé mentale un jour et arrêter les guerres inutiles, contre la terreur ou contre je ne sais quel autre ennemi, et arrêter de faire régresser nos jeunes dans la barbarie la plus ignoble digne des croisades, ou d’ailleurs d’Hitler. Heureusement que le va-t-en-guerre qui sait gagner des guerres n’a pas été élu, ce gagneur de guerres comme celle du Vietnam, celle de la Somalie, celle d’Afghanistan, celle d’Irak, et quelle autre guerre encore ne nous aurait-il pas inventée ? Mais pensez un peu à la crotte puante que Barack Obama va devoir nettoyer. Vous pouvez être sûr que cela va puer et que les révolutionnaires du monde entier, surtout les anarcho-trotskistes vont nous rabattre les oreilles de je ne sais quel impérialisme américain qui n’a pas de couleur sinon celle de l’argent.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines
| Par André Ruellan
Pourquoi avoir fait ce film ? Malgré ses grandes signatures d'acteurs et une mise en scène aux effets pléthoriques, cet enchaînement d'épisodes en différents pays du Moyen-Orient n'amène rien d'inédit sur les mystères de la guerre secrète générés par la CIA, sinon des discours sentencieux et inquiétants au gré de démonstrations de technologies super-pointues et de combats de terrain truffés d'explosions, de tortures, de doubles jeux à tous niveaux dans un scénario et un montage trop décousus pour être honnêtes et que torpille une fin insensée.
Parmi tous ces barbus, le bouc de Leonardo de Caprio fait un peu mesquin, même s'il prend des dégelées spctaculaires, tribut d'un agent audacieux, vaniteux et ambitieux. Rôle de composition pour Russel Crowe, pépère dans ses costumes chiffonnés de super agent odieux et peu inspiré.
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