Sorties cinéma Sorties Cinéma en Octobre 2008 Mercredi 22 Octobre
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Mesrine : l'instinct de mort---------------------------------------------------------------Un film français de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, Samuel Le Bihan, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet, Georges Wilson, et Anne Consigny
Genre : Policier - Durée : 1H55 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Cédric Haas
Premier volet de la biographie consacrée au gangster le plus recherché de France dans les années 60-80, L'instinct de mort nous relate les débuts de la vie de voyou qu'a menée Jacques Mesrine jusqu’à son « expatriation » forcée au Canada. Avec Vincent Cassel en tête d'affiche et Jean François Richet à la caméra, le film made in France use et abuse des mécanismes hollywoodiens pour notre plus grand plaisir.
Pour commencer, Richet a choisi de révéler la fin dès les premières minutes de film…finalement logique puisqu’à peu près tout le monde sait que Mesrine finira tué le 2 Novembre 1979. C’est donc après un début sur les chapeaux de roue que le film commence réellement. Revenu d’Algérie victorieux et dans la peau d’un héros, Jacques Mesrine tombe très vite dans le milieu du grand banditisme. Peu attiré par le travail que lui propose son père il préférera la facilité du boulot de gangster. Employé par Guido (incarné par un Gérard Depardieu exceptionnel dans un rôle qui lui colle parfaitement à la peau) il commence peu à peu à se faire un nom dans le milieu. Il fait rapidement la connaissance en Espagne de celle qui deviendra sa future femme. C’est alors que Vincent Cassel nous révèle tout son art… Torturé entre son rôle d’époux, de père et de malfrat, le jeune homme aura beaucoup de difficultés à trouver sa place et l’acteur parvient à expliciter ce sentiment à merveille. On le voit tour à tour comme un mari aimant, un père attentionné ou une brute sanguinaire (la scène forte où Mesrine enterre vif un homme est très révélatrice de cet état d’esprit). Cependant, le portrait dressé par Richet et l'interprétation de Cassel ne tombent jamais dans le caricatural ou l'exagéré. Le personnage est complexe et nuancé...monstrueux mais torturé, amoureux, sentimental et meurtrier à la fois. L’interprétation de Cécile de France est elle aussi excellente et s’accorde à la perfection avec le personnage de Mesrine.
La réalisation n’est pas en reste dans ce premier opus mené d’une main de maître par Richet. Beaucoup d’action mais pas trop, un bon scénario et des dialogues parfois savoureux…on sent que la barque a bien été gérée par le réalisateur. Et si l’action prend un nouveau tournant quand Mesrine rejoint le Canada (braquages, évasion et fusillades…cocktail détonnant), le réalisateur parvient à ne pas trop en faire tout en amenant un certain esprit de films hollywoodiens…
L’instinct de mort est donc un excellent film emmené par un casting sans fausses notes, premier comme seconds rôles sont excellents, notamment Depardieu que l’on retrouve enfin dans un grand film et avec un grand rôle. Mesrine n’est ni tout blanc ni tout noir, extrêmement nuancé et superbement interprété… Brillamment réalisé par François Richet, le premier épisode de Mesrine laisse donc présager une suite excellente.
| Par André Ruellan
Décidément, depuis que le 7ème Art a pris son envol, les vauriens y sont dorlotés pour le plus grand bien de la rentabilité. Le Cinéma américain s'y est collé le premier et nos scénaristes et réalisateurs ne pouvaient manquer d'exploiter cette manne financière avec des voyous presqu'en vrai !
Chose est faite avec " Mesrine ". Il y avait bien eu une petite tentative auparavant avec un film médiocre que j'ai vu en son temps, et qui disparut très vite des écrans.
Là, c'est grandiose dans le genre : sang et morts à volonté, rictus , sadisme, violence, explosions, poursuites... Pas très fréquentable le héros, doué d'une chance infernale. Et quel personnage exemplaire revu et corrigé par un cinéma en délire lui-aussi, avec pour fond, des retours à la Guerre d'Algérie, de l'OAS, des prisons canadiennes au fil de mentalités et de poncifs autour des années 50/60.
Des séquences odieuses, scabreuses et criminelles sont correctement, sinon efficacement tournées autour d'un réalisme audacieux où se nichent les protagonistes tel Vincent Cassel et son incontestable présence physique de tombeur de bal où s'allient folie, cruauté et charme pour un personnage très travaillé. Gilles Lellouche est très bien humainement parlant. Gérard Depardieu s'amuse avec le rôle d'un caïd de l'OAS. Quant à Cécile de France, elle paraît un peu perdue entre sa perruque brune et son fusil à répétition.
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