Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2008 Mercredi 06 Août | Les critiques de la rédaction : Les Dents de la nuit---------------------------------------------------------------Un film français de Stephen Cafiero avec Stéphane Freiss, Hélène de Fougerolles, Julien Boisselier, Sam Karmann, Tchéky Karyo, Patrick Mille, Julie Fournier, Antoine Duléry, et Frédérique Bel
Genre : Comédie - Durée : 1H25 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Guillaume Gas
Si vous en avez ras-le-bol des conventions qui empêchent l'effervescence du cinéma de genre hexagonal, si vous considérez UNE NUIT EN ENFER comme le CITIZEN KANE du cinéma d'horreur décomplexé, il y a de (très) fortes chances pour que le premier film de Vincent Lobelle et Stephan Cafiero fasse votre bonheur. Faire une comédie horrifique avec des vampires qui transforment une soirée mondaine en traquenard sanguinaire, c'est sûr, on n'a pas souvent l'occasion de voir ça dans nos contrées. Certes, le script a beau tenir sur un confetti, les enjeux du scénario à peine dignes d'une série Z fauchée (cela dit, on n'est pas venus pour ça) et les maquillages gore aussi réalistes que dans le tristement célèbre BLOODY MALLORY, le résultat fait preuve d'une vraie folie et d'un sens de la dérision qui font franchement plaisir.
Pour mesurer à quel point LES DENTS DE LA NUIT valent le détour, il suffit de s'installer sur son fauteuil et de se laisser prendre par la folie de l'ensemble. D'un bout à l'autre de leur récit déjanté, les deux réalisateurs malaxent leurs références, soignent la réalisation et les effets spéciaux (ici parfaits), ne cèdent jamais à la tentation de l'esbroufe et nous gâtent avec une avalanche de répliques qui ont toutes les chances de devenir cultes. Aucun temps mort dans ce train fantôme où les scènes-choc et les moments de drôlerie se télescopent, le tout dans une ambiance à la fois ludique et décalée qui rappelle parfois les meilleurs délires des Monty Python. On regrette alors que le film se perde parfois dans son délire (un peu plus de maîtrise narrative n'aurait pas été de trop) et que le dénouement soit aussi expéditif. Pour autant, ce ne sont que des détails, puisqu'en matière d'humour et d'hémoglobine, le reste du film vaut son pesant de cacahuètes.
La force du film restera son casting : boosté par une brochette de jeunes (dont Patrick Mille et Vincent Desagnat dans des rôles bien gratinés) et la présence de cadors confirmés (dont Sam Karmann, qui n'a jamais été aussi hilarant !), LES DENTS DE LA NUIT accumule les numéros d'acteurs savoureux avec un appétit de vampire. On se réjouit de l'autodérision qui règne dans cette atmosphère bordeline tout comme on admire la belle Hélène de Fougerolles, ici en ersatz hilarant de Paris Hilton dont les répliques claquent comme des baffes. Mais celle qui casse totalement la baraque, c'est évidemment Frédérique Bel. Pourquoi ? Parce qu'elle est belle, parce qu'elle est hilarante, parce qu'elle incarne les connes comme personne, et surtout, parce que son charme et son humour décalé feraient merveille chez Blake Edwards. Elle est la pièce maîtresse de cette comédie horrifique déjantée qui ne révolutionne rien, mais qui remplit à merveille sa fonction principale : divertir sans jamais ennuyer. Rien de transcendant, donc. Mais rien de détestable non plus, bien au contraire...
| Par André Ruellan
Après les Britanniques et les Américains qui firent alternativement frémir d'horreur ou se tordre de rire les spectateurs férus d'histoires de vampires, les Franco-Belges s'y mettent avec une fortune diversement appréciée, en alternant le cocasse et le languissant.
En effet, lorsque le fait "vampire" est établi, il faut un sacré tonus et un talent exemplaire pour se distinguer des poncifs habituels de ce genre copieusement utilisé par les débiteurs de pellicule en tous genres.
Bénéficiant de génériques de début et de fin d'un bel humour, ce film propose une fête de Grand Guignol dans un sombre castel où évoluent invités et dégustateurs de sang frais. Dans le registre burlesque, il faut une puissante imagination, et là, les gags intéressants se mesurent au tout venant d'un burlesque rechauffé, capté par une caméra appliquée, mais sans grande originalité.
Un éventail de comédiens chevronnés active cette fête d'où surgissent parfois des moments de bon comique dus au talent de Tchéky Karyo à la majestueuse perruque Grand Siècle, Sam Karmann, Antoine Duléry aux dentitions remarquables, et saluons le travail des coiffeurs-maquilleurs et la dextérité des informaticiens qui captivent sans effrayer.
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