Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mai 2008 Mercredi 21 Mai | Les critiques de la rédaction : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal---------------------------------------------------------------Un film américain de Steven Spielberg avec Harrison Ford, Karen Allen, Cate Blanchett, Ray Winstone, Jim Broadbent, Igor Jijikine, Alan Dale, Shia LaBeouf, et John Hurt
Genre : Aventure - Durée : 2H03 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
|
| Par Jacques Coulardeau
LE VIEUX JONES EST MORT! VIVE LE NOUVEAU JONES. Nous l’attendions tous ce film et nous l’avons. Nous lavons notre linge sale en famille. Et je commencerai par là. Réinventer les bons vieux communistes soviétique est quand même un peu facile surtout dans le contexte actuel et cela sent la guerre froide à plein nez, même si ce sont les USA qui font un essai nucléaire en plein air dans le Nevada. Et n’y va pas avec le dos de la cuillère : Staline, le KGB, l’Union Soviétique et quelques autres petites gentillesses de ce genre. Ça sent quand même la naphtaline. Les époques historiques se télescopent. Mais passons sur ces antiquités politiques dont certains n’arrivent pas à se libérer. Il est beaucoup plus amusant de faire se rencontrer le style d’Harry Potter ou du Da Vinci Code et de leurs courses poursuites avec devinettes. C’est au goût du jour. Par contre ramener E.T. dans cette aventure en pays Inca, qui parlent Maya soit dit en passant, c’est plus amusant même si un peu facile de reprendre les cogitations des branchés du cosmos qui veulent à tout prix que ce soient des extra-terrestres qui aient appris aux humains primitifs à cultiver des patates ou du maïs et à construire de pyramides. Bien sûr Spielberg a évité la théorie de l’origine antarctique de l’humanité car des Aliens et autres Predators ont déjà fait le voyage. Il n’en reste pas moins que c’est un peu tiré par les poils de la nuque, surtout quand ils sont très partageux avec les primitifs anciens et qu’ils refusent de partager leur savoir final avec les humains d’aujourd’hui. Mais c’est la ligne de Stephen King et des Tommyknockers sans la cruauté et le vampirisme de King. Mais pire que cela, cette théorie de l’origine extra-terrestre de la civilisation est absurde car elle pose que l’évolution naturelle ne peut produire comme forme supérieure d’organisme biologique qu’une forme proche de celle de l’humain. Il n’y a pas la moindre raison de penser cela. Je préfère par conséquent la réécriture de ces mythes Incas ou Aztèques par Anne Rice qui leur donne une dimension surnaturelle parfaitement humaine puisque ce sont nos amis de la nuit, les sorcières et les vampires. Ça n’a au moins pas la prétention de ressembler à quelque chose de scientifique. Mais l’aspect le plus amusant de ce film c’est de voir comment une nouvelle, et troisième génération de Jones est créée de toute pièce, avec légitimation finale à l’église par le mariage du père indigne et de la mère tout aussi indigne. Et en plus c’est le petit jeune qui devient le cascadeur casse cou qui entraîne son cher père dans les pires situations. Il ne reste plus qu’à se demande qui continuera la série quand Spielberg prendra sa retraite. Mais ce petit jeune est plutôt sympathique avec son peigne dans la poche et ses cheveux gominés, bien que pas très beau gosse et plutôt baroudeur, qu’il est le rejeton que l’on débâtardise dans une église à la dernière minute.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines
| Par André Ruellan
Un beau paquet-cadeau que ce film pour les amateurs d'aventures du célèbre professeur Jones , ce qu'il faut, bien sûr, prendre au second degré, telle une bande-dessinée qu'un petit génie des effets spéciaux, Steven Spielberg, a mis en images avec une incroyable virtuosité.
Naturellement, ce film pâtit un peu de la dynamique des précédents, et malgré des épisodes exceptionnels à cramponner les bras du fauteuil, quelques parlottes un peu longuettes, l'atmosphère de la Guerre Froide et des vilains Soviétiques ralentissent un rythme qui reste quand même fort enviable, et croustille d'humour et de savoureux rappels de grands films du 7ème Art ( L'Equipée Sauvage, etc... )
Les " vieux " se régaleront en plus de l'atmosphère 1957, très soignée tant au point de vue mode, objets, voitures, atome, qu'en mentalités , et je regrette de ne pas avoir vu ce film en V.O. afin de me rendre compte si le son était aussi tonitruant qu'en version française.
Question interprètation, évidemment, Harrison Ford se fait plus vieux , mais la magie de l'action l'emporte malgré tout, surtout chez l'étonnante Catt Blanchett, en héroïne de l'URSS et un John Hurt savoureusement hagard.
|
|
| |