Sorties cinéma Sorties Cinéma en Avril 2008 Mercredi 16 Avril | Les critiques de la rédaction : Les Chroniques de Spiderwick---------------------------------------------------------------Un film américain de Mark Waters avec Freddie Highmore, Mary-Louise Parker, Nick Nolte, Sarah Bolger, Joan Plowright, et David Strathairn
Genre : Fantastique - Durée : 1H37 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Anne Bernex
Sale temps pour nos bambins, Les Chroniques de Spiderwick font irruption dans un New-York engourdi avec ses trolls curieux et ses abjects démons. Fort heureusement, tout ceci n'est que de la science-fiction mais il n'empêche, le jeu prend.
Adapté d'une saga fantastique mise en texte et couleurs par Holly Black et Tony DiTerlizzi, Les Chroniques sont un terrain idéal d'évasion pour nos adolescents : elles mettent en scène le périple de trois jeunes garçons au travers de leur nouvelle demeure. Autour de leur mère, tout juste divorcée, ils s'installent dans une maison lugubre et inquiétante, héritée d'un ancêtre entomologiste. Déchirure familiale et quotidien morne de quartier sont vite rangés au tiroir lorsqu'ils découvrent dans l'obscur grenier de la maison un livre magique, le Guide, révélateur d'un monde parallèle où se côtoient miracle de la nature et hideuses créatures. Eux qui voulaient de l'action, les voilà servis !
Face au terrifiant Mulgarath, ogre métamorphosable à merci et sa troupe de porcs sanguinolants, les jeunes héros auront de quoi oeuvrer pour défendre leur terre et leur bien, le célèbre Guide en héritage.
Plus une manière de traiter du droit à la propriété que de l'adolescence dans tous ses paradoxes - frontière entre réalité et fiction, naïveté condamnée à la disparition, panne créative ou esprit de contradiction - Les Chroniques sont un véritable cri de guerre au monde de l'adulte, dans toutes ses convenances et son manque d'imagination. Entre hystérie, suspens et sentiments, le récit est drôlement mené mais efficace, accompagné de décors soignés et d'effets visuels riches, non suffisants. L'illustration aidant le dialogue, la morale un peu simpliste - tous pour un, un pour tous, magique cinéphrase - ne bouscule pas les valeurs de la belle Amérique mais est rafraîchie par le bouillonnement constant de ses esprits à l'état de récession, dans un formidable retour vers le rêve en apothéose. Jouissif et entraînant.
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