Sorties cinéma Sorties Cinéma en Avril 2008 Mercredi 09 Avril | Les critiques de la rédaction : Sexy Dance 2---------------------------------------------------------------Un film américain de Jon Chu avec Briana Evigan, Robert Hoffman, Adam G. Sevani, Mari Koda, Janelle Cambridge, Luis Rosado, Harry Shum Jr., Cassie Ventura, Danielle Polanco, et Christopher Scott
Genre : Comédie - Durée : 1H38 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Sarah Nguimbous
Divertissant et sympathique.
Après le risible (selon moi) Sexy Dance (2006), réalisé par la chorégraphe Anne Fletcher, ce nouvel opus relève le niveau de cette comédie dansante et survoltée.
Le pitch : Andie est une jeune rebelle, fille de la rue, qui danse dans le crew 410, très réputé dans les battles (affrontements de break dance) de Baltimore. Mais après que sa bande ait semé le trouble dans la ville, Andie doit choisir entre partir s'exiler au Texas ou entrer dans la très réputée MSA, l'école de danse. Très vite, les membres du 410 la rejettent. Alors, avec d'autres élèves du MSA elle décide de mener son propre crew, au risque de perdre sa place et la face devant ses anciens amis...
Les films de danse, on finit par les connaître : un scénario léger, une jolie amourette et surtout, du spectacle, du spectacle !
Depuis certains films comme Save The Last Dance (2001) ou encore Honey (2004), la barre était placée haute. C'était à celui qui nous époustouflerait encore plus avec des chorégraphies de plus en plus surprenantes.
Puis 2005 et 2006 ont connu des films moins bons comme Shall we dance, avec Richard Gere ou encore Dance with Me, avec Antonio Banderas... Mais également Sexy Dance 1 qui ne brillait ni par son originalité, ni par son histoire et qui en plus avait le malheur d'avoir en tête d'affiche deux acteurs peu crédibles.
Heureusement, on s'est rapidement consolés en 2007 grâce à Steppin', réalisé par Sylvain White.
Alors Sexy Dance 2 avait un sacré défi à relever.
Comme d'habitude, la trame ne change pas. Nous avons le droit à un scénario léger (deux milieux différents qui s'affrontent), un petit peu de mélodrame (des amitiés qui se brisent) mais heureusement, une jolie histoire d'amour qui fleure bon la vanille, beaucoup d'humour, une belle leçon de morale à la fin (le slogan du film : "l'important n'est pas d'où tu viens...") et un spectacle continu de danse sur une bande-son hip-hop à faire rougir Honey - le film.
Le spectacle commence dès les premières minutes du film, en douceur et se finit en apothéose par une chorégraphie originale, rythmée et surprenante.
Même si les acteurs sont, pour l'instant, inconnus au bataillon, on applaudira Brianna Evigan (Andie) et Robert Hoffman (Chase), ainsi que le reste des danseurs, pour leurs performances.
Mention spéciale au jeune Adam G. Sevani (Moose), hilarant et très bon danseur... Shia LaBeouf (Paranoiak, Transformers...) peut dormir tranquille, sa relève est assurée.
Pour conclure, Sexy Dance 2 est une comédie très divertissante. On en sort avec une irrésistible envie de danser partout. D'ailleurs, si vous avez aimé, réjouissez-vous : Sexy Dance 3 est déja en préparation.
Et comme j'ai entendu un jeune homme dire à son acolyte en sortant de la salle : "comment il déchire ce film ! c'était trop bien !"
Je suis assez d'accord.
| Par Guillaume Lasvigne
En témoigne un total ignare en matière de danse. Celui qui descend sans vergogne n'importe quel scénariste qui aurait osé se montrer consensuel et méprisant vis-à-vis de ses spectateurs. Le même qui a appris à voir le cinéma comme un art et non comme un divertissement. Un individu qui va pourtant devoir assumer publiquement les propos qui vont suivre et affirmer haut et fort que non, Sexy Dance 2 n'est pas un mauvais film. Pire que ça, le bougre semble avoir à cœur de s'enfoncer, comme désireux de se faire vilipender par une horde de geeks décérébrés défenseurs d'un cinéma transgressif qu'il affectionne pourtant énormément. Parce que oui, définitivement oui, cette suite s'avère réellement orgasmique.
Clouons l'hypocrisie au pilori. L'indigence scénaristique, ses poncifs et ses personnages stéréotypés font désormais partie intégrante d'une tradition agacante mais connue de tous. Si en soit une telle approche reste pénible, injustifiée et doit être dénoncée; ne serait pas honnête celui qui justifierait la qualité du film sur ce seul critère. Pas forcément injustifiée cependant, la perception du projet comme poule aux œufs d'or d'un effet de mode pour produit calibré. C'était oublier la sincérité évidente d'une équipe qui cherche avant tout à mettre son sujet en valeur, même si pour cela leurs membres doivent faire comme s'ils n'avaient jamais vu un seul film de leur vie, en gachant leur script et en faisant fi des incohérences. Pourtant, quelle surprise de constater qu'une très grande majorité des scènes n'est prétexte qu'à une déferlante de hip-hop grandiose et captivante. Un dialogue banal, un portable qui sonne, rien de plus pour profiter d'une chorégraphie improbable sur le Timbaland qui leur sert de sonnerie. Bien plus appliqués que dans le très sympathique Steppin' sorti l'an dernier, les choix artistiques sont ici étonnants, ne cherchant jamais les effets clippesques et autre esbrouffe visuelle. Montage propre, utilisation étonnante des décors et photographie superbe, rien ne semble être laissé au hasard pour permettre aux spectateurs d'avoir envie de suivre les acteurs dans leurs prouesses. Impressionnantes, les chorégraphies de Jamal Sims et Dave Scott représentent la quintessence du film, il est vrai bien aidées par des danseurs talentueux, mais surtout sublimées par une bande originale du tonerre de dieu dont l'ensemble des morceaux procure un plaisir de chaque instant. On oublie les défauts, le baiser final hors de propos et autres dialogues pompeux pour se prendre à rêver, jusqu'à une extraordinaire battle finale, point d'orgue hallucinant d'un film qui ne recherchait qu'une seule chose : nous en mettre plein la vue. Let's dance.
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