Sorties cinéma Sorties Cinéma en Avril 2008 Mercredi 02 Avril | Les critiques de la rédaction : Deux soeurs pour un roi---------------------------------------------------------------Un film britannique de Justin Chadwick avec Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana, Jim Sturgess, David Morrissey, Benedict Cumberbatch, Oliver Coleman, Mark Rylance, et Kristin Scott Thomas
Genre : Drame - Durée : 1H55 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par André Ruellan
Non seulement j'ai vu un bon film, mais j'ai enfin compris cette nébuleuse histoire de successions, d'héritiers et de victimes due aux actes pour le moins pleins de duplicité du roi Henry VIII d'Angleterre.
Ce douloureux drame historique se voit avec intérêt, malgré une mise en scène statique, très vertueuse, elle, mais aussi soignée et attentive à la restitution des atmosphères et des personnages.
Ils sont forts, ces Britanniques dans ce style de film, grâce à leur maîtrise de l'image dont les couleurs magnifiques et les lumières inspirées des maîtres flamands, caressées par une caméra habile, n'en font que plus ressortir toutes ces trahisons, machinations familiales et royales, ces épousailles où s'incrustent la fourberie et les combines.
Le somptueux des décors et des costumes ne bloque pourtant pas la qualité des interprètes avec une excellente Natalie Portman en Anne de Boleyn perdue par son ambition, tandis que le rôle sympathique de sa soeur Mary est parfaitement exprimé par Scarlett Johansson. Eric Bana domine par son personnage d'Henry VIII encore jeune et athlétique et Christin Scott Thomas montre l'étendue de son talent dans le personnage secondaire de la mère de ces deux soeurs en butte à la passion amoureuse du Barbe Bleue du XVIème siècle.
| Par Sarah Nguimbous
Après la saga Elizabeth avec Cate Blanchett dans le rôle titre, le cinéma se penche sur l'histoire du fameux Henri VIII et des soeurs Boleyn - de ses parents, donc. Manipulation, romance et encore de la manipulation, voici les ingrédients principaux de ce petit bijou réalisé par Justin Chadwick.
Le pitch : Le bruit court que le roi d'Angleterre Henri VIII ne partage plus ses nuits avec la reine Catherine. Le père Boleyn décide alors de lui présenter sa fille aînée, Anne, afin que celle-ci devienne sa maîtresse. Mais rien ne se passe comme prévu, car le roi tombe sous le charme de l'autre fille Boleyn, Mary.
De là débute l'une des histoires les plus dramatiques et narrées d'Angleterre, celle qui a divisé le pays en deux.
Dès le début, on plonge dans l'atmosphère électrique du film. Une chance est à prendre, il faut la saisir avant les autres, peu importe les conséquences.
Si Anne Boleyn avait accepté la "mission" que lui avait confié son père avec ravissement, le ton léger du film s'assombrit peu à peu lorsqu'elle réalise qu'elle est en compétition avec sa soeur cadette, Mary.
Autour d'un roi hésitant qui n'éprouve aucun remord à passer de l'une à l'autre, la famille Boleyn se brise et se déchire. Le plan simple du père Boleyn tombe à l'eau et se complique. On oscille constamment entre l'amour, la jalousie et la rivalité, sans pouvoir prendre parti. Au fur et à mesure, le film devient de plus en plus sombre, les personnages se perdrent un à un à cause de leurs désirs et leurs ambitions.
Néanmoins, si le film accuse quelques longueurs, la magie des décors, la beauté des costumes et la qualité esthétique du film vous raviront et sauront vous tenir en haleine.
Au final, il n'y a quasiment rien à redire sur ce film, car du coté casting il n'y a aucune ombre au tableau :
Nathalie Portman, comme à son habitude, est brillante et interprète avec brio la soeur Boleyn dévorée petit à petit par son ambition.
Scarlett Johansson campe le rôle de la douce cadette avec beaucoup de douceur et de sincérité.
Le roi Henri VIII est interprété par un sombre Eric Bana, partagé entre ses désirs et l'avenir de son pays.
Et quel plaisir de retrouver Kristin Scott Thomas qui incarne Lady Elizabeth Boleyn, la mère impuissante et observatrice torturée.
Pour conclure, Deux soeurs pour un Roi a effectivement pris quelques libertés sur la réalité, mais le résultat n'en est pas moins réussi.
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