Sorties cinéma Sorties Cinéma en Avril 2008 Mercredi 02 Avril | Les critiques de la rédaction : Doomsday---------------------------------------------------------------Un film britannique de Neil Marshall avec Caryn Peterson, Adeola Ariyo, Emma Cleasby, Christine Tomlinson, Karl Thaning, Stephen Hughes, Jason Cope, Vernon Willemse, Paul Hyett, et Daniel Read
Genre : Horreur - Durée : 1H45 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Sarah Nguimbous
Accrochez vos ceintures, car une fois que Doomsday démarre il n'y a quasiment aucun moment de répit ! Beaucoup d'action, beaucoup de chairs qui explosent, un peu de suspens, le tout saupoudré de quelques dialogues sarcastiques, Doomsday est LE film de série B à voir !
Le pitch : En 2008, un virus mortel, le Faucheur, ravage l'Ecosse. Les gens meurent dans d'atroces souffrances et le phénomène se répand, risquant la survie de l'Humanité. Des mesures sont prises et l'Ecosse toute entière est mise en quarantaine et coupée du monde par un Mur. 27 ans plus tard (sic), alors que l'Ecosse n'était plus qu'un mauvais souvenir, le virus ressurgit en plein coeur de Londres.
Une équipe est alors envoyée en Ecosse afin de trouver un antidote...
On est d'accord, le prétexte est peut-être un peu léger mais le jeu en vaut la peine. On se retrouve plongé dans un futur apocalyptique où l'Ecosse est entre les mains de gangs anarchistes et déstructeurs, coupée du monde, oubliée et laissée dans l'incertitude.
Très vite, l'équipe salvatrice, dirigée par le Major Eden Sinclair, est plongée en enfer. On se retrouve dans un univers délirant où l'on a un aperçu de ce que pourrait devenir l'humanité sans aucune limite. Ici pas de morts-vivants ou de démons sortis des entrailles de la terre, seulement un bon paquet de fêlés prêts à tuer (et à manger !) le premier qui ose entrer dans leur territoire !
Notre super héroïne, le Major Eden Sinclair, s'élance alors dans une course effrénée pour rester en vie entre les attaques d'un groupe de punks survoltés et celles d'un groupe de conservateurs perdus quelques parts dans le moyen-âge.
Doomsday est un véritable cocktail d'actions et d'explosions en tout genre (de lapins par exemple !!), le tout rythmé par une bande-son extrêmement bien choisie et des plans de vues extraordinaires (notamment pendant la course poursuite), ponctué de scènes bientôt cultes (Sol en voiture avec le cadavre de sa nana...).
Coté acteurs, enfin actrice plutôt, on découvre Rhoda Mitra qui incarne Eden Sinclair, une fière descendante d'héroïnes telles qu'Alice de Resident Evil ou Selene d'Underworld, voir encore Lara Croft dans Tomb Raider. Elle a le caractère bien trempé, un peu cavalière, certes, et toujours le commentaire sarcastique au moment le plus inattendu.
Pour conclure, Doomsday est enfin la bonne surprise qu'on attendait.
A voir et à revoir.
| Par Anne Bernex
Du sang, des ténèbres, de l'horreur et des brutes, le nouveau film du cinéaste britannique Neil Marshall mérite en tout point les honneurs de la série B où le temps historique file à folle allure.
C'est ainsi dans une Ecosse apocalyptique, terrain aride et désolé, déserté par toute forme de vie depuis une terrible épidémie qui la coupa du reste du monde, qu'une légion de scientifiques (incarnation de l'Homme moderne) tente la mission du désespoir : endiguer un virus destructeur similaire survenu au coeur de Londres, réhabiliter une source de vie et de procréation en y recherchant le précieux antidote. Habile façon de traiter des relations politiques et humaines entre les deux territoires, l'un au paroxysme de l'île mystérieuse où règne violence et menace absolues, l'autre où se situe le reste "contaminé" de civilisation.
Scénario efficace, et qui n'est pas sans rappeler le récent "28 semaines plus tard", sur lequel fonctionnent habilement quelques scènes "à l'ancienne" ( maquette de montage et trucages savants à l'appui ), Doomsday ne souffre d'aucun défaut majeur en qualité de divertissement. Reste néanmoins que la pauvreté des dialogues au profit de l'action pure et libre, parfois même un peu trop désordonnée, assèche la galerie des personnages.
Une telle réalisation ne s'appesantit pas sur l'origine sociale ou métaphorique du dénouement, elle reste avant tout focalisée sur son souhait de créer les meilleures sensations fortes.
Les femmes conservent le beau rôle, les barbares souffrent parfois de stéréotypes médiévaux mais l'ensemble fonctionne, jusqu'à donner aux justes moments la chair de poule.
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