Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mars 2008 Mercredi 19 Mars | Les critiques de la rédaction : Le Retour de Roscoe Jenkins---------------------------------------------------------------Un film américain de Malcolm D. Lee avec Martin Lawrence, James Earl Jones, Margaret Avery, Joy Bryant, Michael Clarke Duncan, Mike Epps, Mo'Nique, Cedric the Entertainer, et Nicole Ari Parker
Genre : Comédie - Durée : 1H54 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Anne Bernex
Le retour de Roscoe Jenkins fait partie de ces films hollywoodiens dont on pourrait a priori aisément se passer (référence au très laconique synopsis) mais qui, une fois la machine lancée et joyeusement interprétée, nous laisse tout fanfarons sur nos sièges, attendant la prochaine dégringolade pour mieux se tordre de rire. A coup sûr, il faut aimer, l'humour à la "stand up", le "show time" comme ils disent outre-atlantique, ces salves toutes plus énormes les unes que les autres jusqu'aux situations les plus grossières, parfois même très lourdes et largement prévisibles.
Dans le genre, Martin Lawrence (disparu des écrans depuis quelques temps) fait fort, très fort. Investi à plus de cent pour cent dans le rôle d'un ancien petit voyou parti de rien et qui caracole en tête du box-office des meilleurs talk-show de la riche Amérique, il dessine aussi le portrait d'un fils venu renouer les liens avec le paternel le temps d'un anniversaire de mariage.
Difficile retour aux sources, difficile contact avec la famille restée à l'écart le temps de l'ascension et du prestige télévisuel, adieux paillettes et résidences de luxe, le héros retrouve le milieu modeste et magouilleur de l'enfance. Il emmène avec lui sa ravissante future femme, chic et élégance incarnés, mais dans le petit monde modeste qu'il a connu et qui l'a vu naître, l'ensemble fait toc. L'homme puissant que Roscoe est devenu et qui aime tout contrôler connaît quelques dérapages en terre natale qui sont autant d'alarmes : la richesse ne s'exporte pas, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes, il faut réapprendre à aimer les choses simples. Coup dur.
Refrain connu sur le fameux duel "avant/après", le film se défend néanmoins grâce au motif de "success story" pris en sens inverse et à sa distribution essentiellement afro-américaine.
On sent l'héritage d'un Eddie Murphy (le premier dîner en famille en est un bel exemple), la verve d'un Chris Tucker, bref, Le retour de Roscoe Jenkins souffre de nombreux stéréotypes en la matière mais le réalisateur, une fois n'est pas coutume, s'en sort plutôt bien. Il nous conseille de prendre cette grande farce comme un médicament efficace à nos petits maux quotidiens. Alors,"Moteur !"
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