Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mars 2008 Mercredi 12 Mars | Les critiques de la rédaction : MR 73---------------------------------------------------------------Un film français de Olivier Marchal avec Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Gérald Laroche, Catherine Marchal, Francis Renaud, Guy Lecluyse, Philippe Nahon, Virginia Anderson, Yasmine Lafitte, Mathias Becker, et Swan Demarsan
Genre : Policier - Durée : 2H04 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
FASCINANTE LOGORRHEE. Un film policier dans la nouvelle tendance. On connaît tous les détails sur le criminel et le crime et on suit le flic dans sa recherche de la vérité que lui seul ne connaît pas. L’histoire trouve un peu de densité dans le fait que la femme du flic vient d’être réduite à un état végétatif inconscient après un accident de la route. Il sombre peu à peu dans l’alcoolisme. Mais s’il trouve le criminel que tous cherchent sans vraiment essayer de l’attraper, c’est qu’il est complètement shunter de l’opération et agit en cavalier seul, en chevalier isolé, en Lancelot du lad de whisky dans lequel il surnage. Et il découvre la cause de l’impuissance des flics chargés de l’affaire : le criminel est le fils d’un ponte de la police. Alors notre flic fera justice lui-même sur ce criminel protégé, sur un autre qui vient d’être libéré et menace une des jeunes filles qui a survécu à ses crimes vingt ans plus tôt, puis sa femme qu’il libère de son inconsciente souffrance et lui-même qu’il libère de sa totale incohérence administrative. On s’étonnera que chaque fois, même dans la clinique privée de la fin, il n’y ait personne et que les coups de feu n’alertent personne. Mais il faut bien que le drame aille jusqu’au bout de son délire car c’est un délire. Il est sûr que c’est une sorte de remake de « 36 quai des orfèvres » mais sans le machisme brutal et carné de Depardieu et avec une sensible subtilité qui permet de croire que peut-être la police est récupérable, à condition qu’un justicier passe par là et détourne le Rhône pour nettoyer les écuries de Marseille. Je ne dirai rien sur celles de Paris : la Seine, la Marne et même le Rhin en prime n’y suffirait pas. Alors, Nice… ! Quand les Français font dans la police pourrie, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère alors qu’au plus profond ils sont plus que respectueux des forces de l’ordre, carrément soumis.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par André Ruellan
Quel dommage! Mis à part un découpage cahotique, la réalisation est correctement faite, avec une recherche intéressante des ambiances autour d'un temps pourri qui brise la convention ensoleillée de Marseille. Ce n'est pas très gai et Olivier Marchal force le côté déprimant de ses policiers ripoux dans des locaux gluants. S'il ne pleut pas, c'est la nuit... ou presque! Je présume que le metteur en scène-auteur devait être ravi de voir ses souvenirs inscrits sur l'écran. Mais pour le spectateur lambda, quel travail pour tenter de s'y retrouver par l'indigence de la compréhension du scénario et la dilution des personnages qui nous laissent souvent sur notre envie de savoir et de comprendre, enfin .
A peu près tous crasseux et hirsutes, les acteurs n'ont pas du ruiner la production en costumes et en coiffeur, d'autant qu'ils se déplacent souvent dans une demi-obscurité et au sein de vieilles bagnoles disparues de l'Argus.
En policier meurtri et alcoolique, Daniel Auteuil a bien du talent, mais ce talent est soigneusement caché sous une barbe de huit jours blanchissante qui jure avec des cheveux de jeune homme. Jusqu'à ce qu'il prenne en main le fameux MR 73, il promène un air inquiet et dubitatif.
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