Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2008 Mercredi 23 Janv | Les critiques de la rédaction : Frontière(s)---------------------------------------------------------------Un film (interdit aux moins de 16 ans) français de Xavier Gens avec Karina Testa, Maud Forget, Samuel Le Bihan, Estelle Lefébure, Yannick Dahan, Chems Dahmani, Aurélien Wiik, Patrick Ligardes, et David Saracino
Genre : Horreur - Durée : 1H48 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Guillaume Lasvigne
On ne pouvait que l'attendre avec impatience. Premier long-métrage du français Xavier Gens, malheureusement diffusé après une commande Hitman bidouillée par les producteurs et finalement impersonnelle, Frontière(s) incarnait l'espoir même du renouveau du cinéma de genre dans un pays où il est difficile de parvenir à ses fins sans être bridé par le haut pouvoir. Budget ridicule, tourné dans des conditions indignes, le jeune cinéaste a dû batailler pour livrer une copie qui reflétait au mieux ses envies. Mais aussi sincères furent ses intentions, les lourdeurs n'ont pas su être évitées, et sont suffisamment présentes pour gâcher une bonne partie du spectacle.
La censure n'y aura rien fait (rappelons que l'accroche sur l'affiche est l'oeuvre de la commission de classification, qui n'a pas interdit ce film aux mineurs sous réserve de cette débilité), Xavier Gens sera parvenu à repousser les limites de l'horreur, à l'assumer continuellement tout en peignant avec justesse un survival purement viscéral, mais dont la puissance horrifique n'a d'égal que la déception qui lui colle à la pellicule. Sachant poser ses scènes en évitant le montage épileptique propre à ce genre de projets, Frontière(s) n'arrive cependant jamais à dépasser le simple stade du gore. D'une puissance émotionnelle toute relative, la force à une absence totale et cruelle d'empathie envers des personnages plutôt fades, le scénario ne sortira jamais des sentiers mille fois battus du genre auquel il rend parfois hommage (Cronenberg et Hooper en tête), le sort de ces mêmes protagonistes nous étant totalement indifférents. Et ce n'est pas le second degré (involontaire ?) du film (le papy nazi qui traduit ses propres conneries en est la représentation parfaite) qui créera un quelconque suspens. Mais Xavier Gens a su s'entourer d'une équipe impliquée, restituant par ailleurs une photographie impeccable et une mise en scène sauvage luttant sans cesse contre la consensualité, qui permettra par moments de vivre des scènes d'anthologie salvatrices dont celle du dîner y incarne la quintessence.
Difficile donc de ne pas apprécier cette oeuvre véritablement intègre et débordante de bonnes intentions, mais qui ne supporte au final pas le poids de la comparaison avec les modèles du genre. Mais un métrage français aussi viscéral, qui ose autant et qui sait passer outre les atermoiements habituels, ça se respecte. Forcément
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