Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2008 Mercredi 02 Janv | Les critiques de la rédaction : Alien vs Predator : Requiem---------------------------------------------------------------Un film américain de Colin et Greg Strause avec John Ortiz, Steven Pasquale, Johnny Lewis, Reiko Aylesworth, Shareeka Epps, Ariel Gade, Tim Henry, David Paetkau, Chelah Horsdal, et Victoria Bidewell
Genre : Science Fiction - Durée : 1H34 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Sarah Nguimbous
4 ans, eh oui, 4 ans se sont écoulés depuis la sortie d'Alien Vs Predator, et devant la déception des fans inconditionnels des deux créatures Sci-Fi les plus célèbres, il était normal que l'on ait le droit à un deuxième coup d'essai.
Et bien celui là est presque mieux, si on compare avec le premier opus, et tout aussi risible si on compare avec la saga Alien et les films Predator... Mais bon, c'est bien parti, on y croit.
Aliens Vs Predator - Requiem est un mélange entre une teen comédie et un film d'épouvante. Et pour ceux qui auront noté la particularité du titre (le "s" dans Aliens), non ce n'est pas une erreur.
Le pitch : La petite ville de Gunnison, dans le Colorado, est soudainement secouée par une disparition étrange puis de meurtres sanglants. Les habitants découvrent rapidement que la ville est infestée de créatures extraterrestres qui ne demandent qu'une chose : les massacrer jusqu'au dernier.
Dans l'espace, l'histoire reprend dès la fin du premier opus, lorsqu'un Predalien (nom de la créature mi-Alien, mi-Predator) sort de la cage thoracique d'un Predator. Ce dernier, après avoir grandi à la vitesse grand V, attaque les Predators et le vaisseau s'écrase sur Terre. Alerté par le crash, un valeureux Predator s'empresse d'aller sur notre jolie planète (tout seul) pour tuer un à un les Aliens et le fameux Predalien.
D'accord, pour un film intitulé Aliens Vs Predator - Requiem, l'intérêt principal est l'affrontement entre ces deux terribles créatures. Mais penchons-nous un peu plus sur le casting.
Si l'histoire est toujours aussi facile, la crédibilité des personnages est carrément faiblarde. Entre le policier qui demande de l'aide à un petit truand, le petit truand qui se prend pour un héros, sans compter son petit frère dont l'histoire reste un peu vague - hormis le fait qu'il en pince pour une blonde un peu (beaucoup) frivole; les personnages du film n'ont qu'un seul intérêt : la façon dont ils se feront trucider.
Coté créatures, y a du bon et du mauvais.
Le positif : on avait demandé de l'affrontement et de l'action... on est servi. Dès le début, les Aliens pullulent, le Predalien se surpasse pour nous épater... Ca explose de partout, du pur caviar. Le Predator est fort (il saute partout), armé jusqu'aux crocs et sans pitié.
Les effets spéciaux tiennent la route (avec la nuit permanente, ça aide, on y voit rien) et le résultat est divertissant.
Le négatif : Les frères Strause (réalisateurs) n'aiment pas les Aliens, c'est évident. Et à cause de cela, les combats ne sont pas vraiment réalistes (même si les capacités de chasseurs des Predators sont indiscutables). C'est dommage. Autre chose, l'enchaînement des scènes laisse à désirer et du coup, le montage est un peu bancal. Par exemple, juste après un combat, on voit quelque chose bouger sous une couverture pour finalement se rendre compte qu'il s'agit de la main d'un des personnages qui dormait... Non seulement c'était un peu douteux au final, mais ce plan de 5 secondes ne valait vraiment pas la peine...
Ce que vous allez aimer : AVP-R est violent. Là on s'attaque à tout le monde. Les femmes enceintes, les enfants, les bébés... Tout y passe. Hurlements de terreur, du sang qui gicle (humain ou non), grognements extraterrestres, explosions... AVP-R est un véritable cocktail où chacun y trouvera son bonheur.
Ce que vous n'allez (peut-être) pas aimé : Les passages à vide, les dialogues sans intérêt et la fin (logique mais trop facile).
Pour conclure : avant d'aller voir AVP-R, oubliez vos classiques. Ici vous ne trouverez pas de Lieutenant Ripley, ni de Schwarzy tout en muscles. Installez-vous et profitez du spectacle, qui vaut tout de même la peine d'être vu.
Malgré de nombreux bémols, ce film est un très bon divertissement aussi bien pour les plus grands fans de Sci-Fi que pour ceux qui ont envie de voir un bon film.
Et puis, peut-être qu'il permettra de réconcilier les fans de Predator avec les fans d'Alien.
Alien est largement meilleur :-D
| Par Guillaume Lasvigne
Alors qu'une année 2007 trop peu fournie en véritables coups de cœur s'achève enfin, mon rédacteur en chef me charge de chroniquer d'emblée un métrage qui sent la pourriture à des kilomètres. Qui plus est, suite du honteux Alien Vs Predator de ce tacheron de Paul Anderson. Fort heureusement, le sus nommé était absent de toute responsabilité autour de la conception du film et permettait d'espérer naïvement une offrande horrifique digne de ce nom. De quoi nous souhaiter une bonne année...
Plus sérieusement, qui aurait pu croire en la réussite d'une commande pareille, si ce n'est sans avoir vu un premier opus aussi navrant qu'ultra-formaté pour les citernes à sebum. La seule interrogation pouvait résider en la personnalité des frères Strause, tous droits sortis de la case effets spéciaux et susceptibles de pouvoir, de VOULOIR redonner une légitimité à une saga dénuée d'intérêt artistique et de personnel compétent. Le miracle n'aura bien évidemment pas lieu d'être, les vilains fonctionnaires de la Fox n'ayant de cesse de délayer un scénario inepte et envahi de clichés, surplombé d'une mise en scène racoleuse au montage abominable et à la photographie digne des pires séries Z que l'on aie eu la malchance de visionner.
Mélant avec envie et culot les pires ingrédients du genre, les deux frangins, non contents d'obéir à des producteurs qui n'ont décidément rien compris aux deux franchises dont ils espèrent se faire garants, insistent dans leur bétise multipliant sans peine les combats nocturnes illisibles où ne cessent de se cotoyer séquences grand-guignolesque et pantouflardise assumée. Sans doute dans un esprit de conformité avec les catastrophes du genre, la 20th century fox a tout l'air d'avoir voulu miser sur la continuité, avec pour preuve de confiance en soi ultime, le non visionnage du film après post-prod (ou alors, avec port de lunettes infrarouges). Et ce ne sont même pas les acteurs qui parviendront à me faire mentir, sans doute abattus par des personnages caricaturaux aux attitudes incohérentes et aux dialogues boursouflés de vacuité.
Mais la pègre du septième art est égale à elle-même, et fait décidément très bien son boulot tout en prouvant donc une énième fois que si faire de la merde reste possible, c'est avant tout grâce à nous.
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