Sorties cinéma Sorties Cinéma en Novembre 2007 Mercredi 28 Novembre
DVD du film | Les critiques de la rédaction : La Nuit nous appartient---------------------------------------------------------------Un film américain de James Gray avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall, Eva Mendes, Alex Veadov, Katie Condidorio, Burton Perez, Tony Musante, Edward Conlon, et Antoni Corone
Genre : Policier - Durée : 1H45 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Cédric Jager
James Gray est un réalisateur peu prolifique avec trois films noirs en 12 ans. De là naît une certaine frustration de voir le talent de cet auteur quelque peu gâché par un scénario faible qui compile les ellipses inefficaces et des dialogues parfois ineptes. Le réalisateur de The yards semble plus intéressé par l’atmosphère sombre et la travaille beaucoup, la surligne au risque de tomber dans un certain maniérisme.
Le New-York des années 80, violent, sombre, est le théâtre d’une histoire qui voit un fils, responsable d’une boîte de nuit, devenir policier pour venger son père et son frère, eux-mêmes policiers. Malgré la faiblesse du scénario, le propos du film est plus intéressant qu’il n’y paraît. La situation du parrain russe avec ses petits-enfants peut se rapporter à celle du père policier qui sacrifie ses fils. La mélancolie et le déchirement des personnages à l’issue du film rejettent l’idée qu’il pourrait s’agir d’une apologie de la police. Il n’y a aucune satisfaction ou délivrance dans la transformation du fils. Il s’agit d’une véritable tragédie.
L’indigence du scénario ne gâte pas pour autant la puissance indéniable des images et l’intensité de plusieurs scènes que l’on retiendra. Deux d’entre elles retiennent particulièrement l’attention : une poursuite en voiture sous une pluie battante où l’on voit Robert Duvall mourir de façon impressionnante et une séquence se déroulant dans un laboratoire d’héroïne.
Côté casting, Joaquin Phoenix excellent dans un rôle torturé, Robert Duvall géant et Mark Wahlberg un peu en retrait réussissent à rendre crédible des personnages simplistes.
Il est dommage que James Gray n’utilise pas son grand talent pour tenter d’innover, réinventer le cinéma au lieu de faire du classicisme un peu écrasant.
Cédric Jager
| Par André Ruellan
Sans tomber en extase devant un scénario qui, bien tiré au cordeau toutefois, ne ménage pas un suspense infernal et fait défiler tranquillement bon nombre de situations archi-connues au cinéma policier, il faut retenir une réalisation excellente, dans la pure lignée des polars noirs bien serrés.
Les plans sont remarquablement définis au gré de l'histoire, dont la dramaturgie est captivante grâce à une mise en scène qui ne triche pas et se dote de quelques moments de bravoure visuels comme les séquences de boîte de nuit, la poursuite automobiles sous une pluie d'orage, et le carnage final.
Dans cette saga crime-famille-police, on ne fait pas dans la dentelle au fil d'états d'âme, mais l'action suffit à bâtir un film digne d'intérêt, sans ostentation ni prétention, soutenu par des comédiens bien entraînés à restituer la noirceur de leur rôle, particulièrement de la part d'un excellent Robert Duval, époustouflant de naturel et de conviction, et d'une bien jolie latina telle Eva Mendes.
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