Sorties cinéma Sorties Cinéma en Octobre 2007 Mercredi 31 Oct
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Les Portes du temps---------------------------------------------------------------Un film américain de David L. Cunningham avec Christopher Eccleston, Ian McShane, Jonathan Jackson, Gregory Smith, James Cosmo, Emma Lockhart, Amelia Warner, Wendy Crewson, et Alexander Ludwig
Genre : Fantastique - Durée : 1H34 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Guillaume Lasvigne
Je parlais il y a peu de l'héroïc-fantasy, un genre qui canarde nos hivers terrestres depuis 2001 et l'adaptation d'une certaine trilogie avec des hobbits et un anneau. Se sont succédés depuis plus de navets que de réelles réussites (Narnia ? Eragon ?), qui ont malgré tout eu le mérite de plaire aux plus jeunes d'entre nous à défaut d'être réellement motivés par l'art en lui-même. Le mois de novembre, parce que c'est quand même un peu l'hiver, les Portes Du Temps se sont ouvertes sur nos innocentes âmes qui n'avaient pourtant rien demandé. Un chef-d'œuvre, rien que ça. Un chef-d'œuvre de médiocrité dont se seraient volontiers passés les esprits insouciants qui peuplent cette planète.
A priori de planète, on ne vit pas sur la même, le réalisateur et nous, vous, les autres quoi. Il semble que la sienne soit contrôlée par d'étranges billets verts qui attaquent directement le cervelet des yes-man, ces cinéastes qui acceptent de faire n'importe quoi n'importe comment sous prétexte de rentrées de piécettes sur leur compte bancaire. Parce que Les Portes Du temps, c'est quand même l'archétype du film purement commercial. Une adaptation de roman paraît-il. En une heure quarante. Avec un jeune garçon. Un élu. Des signes. La lumière. Les ténèbres. L'ennui (himself).
Mais aussi des dialogues d'une absolue débilité, des récitations de poncifs en tout genre dignes des plus grands nanars jamais produits (avec le ton solennel qui va avec). Des clichés, c'est aussi tout ce que le cinéaste (en tout cas celui qui tient la caméra) peut offrir. Laissant le soin aux acteurs de se ridiculiser eux-mêmes (l'absence de direction artistique est omniprésente), le monsieur filme constamment le méchant en contre-plongée (un méchant qui passe d'ailleurs la totalité du film à faire du cheval au ralenti en réclamant ses foutus signes), effectue un montage à faire pâlir de honte les sbires de Paul Anderson et expédie ce qui lui sert de scénario sans transition, sans explications, mais avec des ralentis, énormément de ralentis (il était obligé remarque, le film n'aurait duré qu'une heure à vitesse normale). Summum du foutage de gueule, le combat final, où les lumières tantôt clignotent tantôt ne clignotent pas. On cherche d'ailleurs d'où vient l'éclairage dans cette foutue église, et pourquoi elle déconne un plan sur deux. Dire qu'il aurait suffi à cet ahuri d' Alexander Ludwig de donner gentiment ces saletés de signes à ces abrutis de méchants (oui, dans ce film les méchants les demandent à la tête à claque qui les combat, les producteurs leur ayant interdit de se servir de leurs bras pour lui arracher sa ceinture) pour éviter la mort aux épileptiques présents dans la salle.
Les Portes Du Temps, un titre qui n'a rien à voir avec un film qui n'a rien à montrer. Elles ont intérêt à se fermer fissa.
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