Sorties cinéma Sorties Cinéma en Octobre 2007 Mercredi 03 Oct | Les critiques de la rédaction : Resident Evil: Extinction---------------------------------------------------------------Un film américain de Russell Mulcahy avec Milla Jovovich, Oded Fehr, Ali Larter, Gary Hudson, Matthew Marsden, Christopher Egan, Iain Glen, Mike Epps, Spencer Locke, Jason O'Mara, et Linden Ashby
Genre : Horreur - Durée : 1H30 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Guillaume Lasvigne
Il existe en ce bas monde un être terrifiant, une seule personne, le seul homme capable des pires atrocités pour vider les poches de ses spectateurs, l'antéchrist du cinéma, le 666 du septième art, j'ai nommé... (suspens intense)... Paul WS Anderson, le seul bipède au monde ayant la capacité de zombifier tout ce qu'il touche. Et si certains avaient osé penser qu'il avait trouvé un antidote pour l'occasion, le bonhomme leur a répondu de la plus belle manière qui soit : un foutage de gueule en bonne et due forme qui confirme ainsi à ceux qui en doutaient encore que jamais Ô grand jamais il ne cessera d'apporter ses menhirs à l'édifice de la médiocrité.
Le dernier épisode des Resident Evil en est la preuve la plus infâme. Et pour ne pas déroger à la règle instaurée par le premier opus, le film n'a de Resident Evil que le nom... et les zombies. Et les plus cinéphiles de vomir en voyant cet hommage bien culotté aux Oiseaux d'Alfred Hitchcock, seul point acceptable d'un film d'horreur pitoyable dans tous les sens du terme et dans tous les domaines possibles et inimaginables. On atteindra ainsi le summum du pathétique quand un des zombies (on cherche d'ailleurs encore la matière qui leur sert de maquillage, de la chiure de corbeau selon toutes vraisemblances) se prendra pour un photographe et jouera aux cubes. Edgar Wright en avait rêvé, Anderson l'a fait. Alors après la critique est facile, trop même, vu l'handicapé qui tient la manette. Mais un scénario aussi conventionnel, aussi minimaliste, aussi rapidement torché (une des pires fins jamais crée), monté et mis en scène comme pas deux (il faut qu'ils se mettent dans le cervelet qu'un pot de pièces qui tombe tout seul par terre et des ombres qui surgissent, ça ne fait pas peur !), provoque une fâcheuse propension à l'homicide.
Il est aussi à peine heureux de constater les deux lignes de dialogues confiées à l'ex-madame Besson, aussi charismatique qu'une vache qui met bas. On est là aussi choqué par tant d'indolence gratuite dans la direction artistique, tant de paresse, de mollesse même dans la gestion de la caméra. Mais qu'est-ce qu'on rigole bon Dieu. Les dialogues sont une réelle source de tremblements de zygomatiques, idéaux pour une soirée barbecue entre amis (Je ne peux pas mourir ! Tu ne peux pas me tuer ! Mouahahaha). Terrifiant, mais authentique.
Tu veux du nanard ? Prends-toi cette bobine camarade, tu en auras pour tes euros. Allez mon petit Paulo, continue de nous faire rêver, On t'aime. Pour toujours.
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