Sorties cinéma Sorties Cinéma en Sept. 2007 Mercredi 19 Sept
DVD du film | Les critiques de la rédaction : 28 semaines plus tard---------------------------------------------------------------Un film britannique de Juan Carlos Fresnadillo avec Robert Carlyle, Amanda Walker, Catherine McCormack, Shahid Ahmed, Garfield Morgan, Emily Beecham, Beans El-Balawi, Chris Ryman, Jeremy Renner
Genre : Horreur - Durée : 1H31 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Guillaume Lasvigne
2 jours avant une suite des plus attendues, il était venu pour moi le temps de me refaire une idée de 28 Jours Plus Tard. L'ayant vraiment détesté lors d'un premier visionnage arrosé il y a 3 ans, je tenais à me remettre les idées en place pour (peut-être) enfin l'apprécier et (surtout) mieux profiter du travail de Juan Carlos Fresnadillo. Le résultat est sans appel : l'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Comment en effet rester insensible face à l'introduction de Danny Boyle, terrifiant prétexte au commencement d'un des films les plus baroques de ces dernières années ? Caméra numérique à l'épaule, le réalisateur anglais nous ressert l'habituel virus-qui-rend-les-gens-cannibales sur un plateau. Maladroit au premier abord, ce détail servira finalement une intrigue axée sur un genre horrifique relativement conventionnel mais propice à une critique humaine acerbe et à une mise en scène de velours totalement viscérale. C'est ce paradoxe qui frappe le spectateur tout le long du film, abasourdi par le réalisme des scènes, la précision de la caméra et le montage d'orfèvre, mais également sonné par une certaine recherche d'esthétisme de la part du cinéaste. On notera ainsi une photographie particulièrement soignée, impensable jeu d'ombres et de lumière propre à une immersion la plus totale dans l'horreur, qui constitue d'ailleurs le point d'orgue d'une réalisation sans faille. Ne délaissons tout de même pas pour autant la richesse scénaristique de l'œuvre.
Ancrée dans un premier temps dans un train-train nonchalant mais non moins passionnant, survie et rencontres étant les principaux préceptes ; le récit bascule définitivement dans l'horreur pure dans une seconde partie très nerveuse, rythmée par les péripéties guerrières et les giclées d'hémoglobine. Dense, intrigante, politiquement engagée et presque documentaire, celle-ci permet, en sus de toute la perfection qu'elle incarne, de révéler un Cilian Murphy inquiétant, comme touché par la grâce et infecté par le virus en question. Acteur indissociable d'un casting épatant, donnant toute cette férocité à ce monument du septième art.
Parce que oui, définitivement oui, 28 Jours Plus Tard est une tuerie, le summum de l'horreur de ce 21ème siècle avec The Descent de Marshall. Fabuleuse de bout en bout, l'œuvre de ce touche-à-tout de Danny Boyle aura vraiment du mal à accoucher d'une suite à sa hauteur...
| Par André Ruellan
Ils sont quand même bien à part, ces films britanniques, surtout lorsqu'ils se vouent à l'horreur avec des effets parmi les plus spectaculaires, tout en nous énonçant, au fil d'épouvantables séquences, de sentencieux proverbes destinés aux enfants pas obéissants dont le moindre fait déclenche des catastrophes extraordinaires, surtout si ils aiment bien leur papa, leur maman et leur petit frère.
Evidemment, ce film n'est qu'une fiction où règnent des zombies baveux et des soldats américains pas faiblards dans les moyens de protection du fameux virus destructeur.
Une caméra qui a la bougeotte se charge de nous faire bien comprendre les arcanes de ces faiblesses humaines, au fil de plans vertigineux, d'équipées bruyantes, et d'impressionnantes scènes de panique, de destruction et de nettoyage par le feu, dans une étonnante ville de Londres, dévastée, ravagée, et vidée de ses êtres.
Au moins, maintenant, on sait comment transmettre un virus coléreux d'un continent à l'autre, et admirer les vedettes des effets spéciaux, absolument déchaînés.
Robert Carlyle s'en tire fort bien en père paniqué et totalement perturbé, bien entouré qu'il est par des comédiens sûrs.
| Par Cédric Jager
Voilà un film de zombie qui ne fait pas les choses à moitié, une série B haletante avec une impression de déjà-vu mais qui ne concède rien au spectateur. Il n’y a dans 28 weeks later, aucun temps morts, aucun répit pour les spectateurs et tous les personnages tombent comme des mouches les uns après les autres. L’histoire est quasiment inexistante, la caméra à l’épaule dopée à la caféine accompagne les personnages, le temps de les voir mourir, dans un monde apocalyptique, à se demander si cette suite ne relèverait pas plus du jeux vidéo que du cinéma. C’est d’ailleurs certainement de là que provient l’impression de déjà-vu. Il s’agit d’un vrai défouloir pour le spectateur : quoiqu’il se passe sur l’écran, le pire est toujours à venir.
A noter que 28 weeks later porte une charge violente contre la politique interventionniste de Bush, mais là encore rien ne dit que cela ne relève pas plus de la surenchère pour divertir à tout prix le spectateur que de la véritable critique.
28 weeks later se révèle être un film de zombie efficace qui ne laisse pas le temps au spectateur de reprendre son souffle, une séance ou l’on ne s’ennuie (presque) pas.
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