Sorties cinéma Sorties Cinéma en Sept. 2007 Mercredi 12 Sept
DVD du film | Les critiques de la rédaction : La Vengeance dans la peau---------------------------------------------------------------Un film américain de Paul Greengrass avec Matt Damon, Paddy Considine, Edgar Ramirez, Julia Stiles, David Strathairn, Albert Finney, Scott Glenn, Chris Cooper, Brian Cox, Joan Allen, Daniel Brühl
Genre : Action - Durée : 2H00 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
DEJA LA CAMPAGNE ELECTORALE. Le canard boiteux de président que les USA se fadent est bien plus que boiteux. Il est carrément cul de jatte. Ce film est la préparation de l’opinion à un tournant dans l’histoire des USA qui peut être si dramatique que même les défenseurs du changement en ont peur. Dans ce film l’aventure en forme de cauchemar se termine. On revient enfin à la normale après quelques quinze ans d’errements. Jason Bourne découvre enfin son vrai nom, David Webb, avec les plaques d’identité militaires qui prouvent qu’il était dans les forces armées. Ici on démonte pied à pied comme jamais avant comment la société américaine en premier lieu et le monde en second sont totalement contrôlés par la CIA, une agence occulte, sous aucun contrôle et dont le but essentiel est d’assassiner ceux qui mettent en péril le moins du monde la pérennité du système de domination américaine. Or la CIA a été sous le contrôle de Bush père avant qu’il n’entre en politique en 1980. Or on sait que depuis huit ans le système tout entier est entre les mains de Bush fils, que celui-ci a purement et simplement supprimé l’habeas corpus pour des catégorie de citoyens déclarées dangereuses par le président lui-même, etc. Le film est le récit de la chute de ce système de domination occulte par une poignée de personnes qui éliminent ceux qui les gênent plutôt que de les affronter démocratiquement. La vérité viendra de Bourne bien sûr mais aura besoin d’une femme pour sortir les dossiers et cela se fera au Sénat, suivez mon regard pour savoir pour qui le film tourne. La politique aux Etats-Unis se fait toujours dans les médias et deux formes d’expression médiatique sont essentielles pour toucher le grand public : la musique et le cinéma. Un film ne tourne jamais nommément pour une personnalité politique mais métaphoriquement toujours pour une personne très précise. C’est un film à voir pour le divertissement et pour apprécier le changement présidentiel qui arrive. Ira-t-il aussi loin que l’on peut espérer ? Saurons-nous enfin qui a assassiné Kennedy et qui a fait tomber les tours jumelles ? Je ne suis pas persuadé que le changement ira jusque là.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par Cédric Jager
La malédiction qui a pesé sur tous les troisièmes volets de série (Ocean’s thirteen, Pirates des Caraïbes 3, Spiderman 3) durant l’été a manifestement été levée pour la troisième aventure de Jason Bourne. Aussi nerveux que le second mais avec un scénario plus consistant, une poursuite de voiture plus impressionnante encore, une densité psychologique toujours présente, La vengeance dans la peau retrouve le même réalisateur, Paul Greengrass et ses choix de mise en scène plutôt originaux dans le cinéma d’action hollywoodien.
Ainsi le réalisateur de Vol 93 réussit à insuffler un certain réalisme aux aventures de cet ex-espion dont le personnage s’étoffe et se précise avec ce film. La caméra à l’épaule permet d’accroître la tension ainsi que de maintenir une sensation d’étouffement, sensation soutenu par l’importance des enjeux. Le personnage campé sans glamour mais toujours avec la même efficacité et la même conviction par Matt Damon parcourt le monde, de Moscou à Turin, en passant par Paris, Londres, Madrid, Tanger, ville dans laquelle on assiste à une poursuite impressionnante qui se termine par un duel dans la pure tradition des combats précédents de la série.
La vengeance dans la peau réunit ce qu’il y avait de mieux dans les deux premiers opus pour les dépasser en réussissant même à nous surprendre. Les films d’action hollywoodiens aussi percutant et de cette qualité ne sont pas légion. Ne boudez pas votre plaisir !
| Par André Ruellan
Hé ben dites donc, ce ne sont pas des rigolos à la CIA: apparemment, c'est peuplé de tueurs implacables et je présume qu' aucun d'entre nous ne peut enlever ses chaussettes sans figurer sur un écran où se décide son sort funeste.
Cela dit, ce thriller est vraiment captivant, même si l'on connaît mal les tenants et aboutissants de cette histoire de vengeance de la part d'un amnésique. La mise en images est remarquable, avec ses alternances de caméra à l'épaule d'un réalisme fou, et ses larges plans urbains au gré des pérégrinations du héros dans les capitales, au pittoresque agréable sans vains excès. Les poursuites où se brisent quelques dizaines de voitures sont excellentes, et les cascadeurs s'en donnent à coeur joie dans les ruelles de Tanger. D'autant que les séquences rythmées sont complétées par d'intéressants épisodes plus psychologiques qui noircissent les âmes et les institutions officielles, et évitent les habituels flots de sang dont on martyrise la sensibilité des spectateurs en d'autres films du même acabit.
Anti-héros par excellence, sans effets de pectoraux et de "marcel" en loque, Matt Damon est superbe, totalement crédible par son naturel, pas forcément rassurant pour autant. Les autres comédiens ont bien la mine de l'emploi, et j'ai retrouvé avec tristesse Albert Finney, ce grand acteur britannique de la " Royal Shakespeare Company ", vieilli et désenchanté.
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