L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
|
| Par Sarah Nguimbous
Ça, c'est du spectacle ! Voici enfin l'adaptation cinéma du dessin animé Hasbro, et si vous vouliez en avoir plein les yeux, vous serez servi.
Le pitch : Dans le désert du Qatar, l'armée américaine est attaquée par un étrange robot surpuissant. Tandis que le Pentagone essaie de découvrir d'où vient cette arme sophistiquée et destructrice, un jeune lycéen, Sam Witwicky, réussit à convaincre son père de lui acheter sa première voiture. Il ne lui faudra pas longtemps avant de découvrir que sa voiture est en fait un robot extraterrestre, venu sur Terre pour le protéger. En effet, une guerre fait rage entre les Autobots, dirigés par le valeureux Optimus Prime et les Decepticons, dirige par le vilain Megatron. Tous sont à la recherche du Cube qui se trouve quelque part sur Terre et seul Sam est capable de le localiser...
Le début commence par une guerre entre des soldats et une machine inconnue, mais dès que l'on fait la connaissance du jeune Witwicky, on bascule dans la comédie et le film perd un peu de son rythme en nous proposant des gags un peu décevants et trop faciles.
Mais très vite, Transformers revient vite au sujet principal, et là on en est ravis !
Michael Bay, en association avec Steven Spielberg nous offre une avalanche d'actions et d'effets spéciaux à vous clouer sur votre siège.
J'ai personnellement adoré les scènes au ralenti, notamment l'attaque sur l'autoroute. Les robots sont superbes, même si leurs transformations - aussi bien soient-elles sont parfois un peu brouillon.
En fait, les robots volent carrément la vedette aux personnages humains, qui eux ont été un peu délaissés.
C'est là que sont les mauvais points du film. Entre les militaires américains, le Pentagone, le service secret S7, les scientifiques et la famille Witwicky, on s'y perd un peu. Leurs scènes se succèdent, ils apparaissent puis disparaissent pour finalement tous se retrouver dans le bouquet final.
Dans Transformers, on assiste à la même déviation Spidey-like, que j'ai pu constate dans Les 4 Fantastiques 2 également. À force de vouloir toucher un large public, Transformers oscille entre le film de guerre, d'action et la comédie. Pendant une heure, quelques gags se succèdent. On découvre comment une voiture peut vous aider à draguer une jolie fille ou des agents secrets un peu trop excentriques pour être pris au sérieux ou encore des robots qui jouent a cache-cache.
Malgré un début explosif, quelques accélérations pendant le milieu, le film débute vraiment au bout d'une heure, grâce à l'affrontement entre les robots et à l'arrivée de Megatron, le super méchant. Mais rassurez-vous cela vaut réellement le coup d'attendre.
Un dernier bémol : Mickael Bay serait-il un nocturne ? Il y a beaucoup de manque de raccords entre les prises, résultat, la nuit tombe d'une seconde à l'autre. C'est dommage, même si ce n'est qu'un petit détail.
Quoi qu'il en soit, Mickael Bay, le papa de Bad Boys 2, confirme et signe son style particulièrement "bourrin", nous offrant des combats féroces et des explosions dans les quatre coins du grand écran.
À l'affiche, vous y retrouverez Shia LaBeouf, déjà vu en second rolle dans plusieurs films, comme I, Robot et plus récemment en premier rôle dans Disturbia. Le jeune homme s'affirme en tant qu'acteur, même si à force de rester dans le même registre, l'adolescent marrant presque malgré lui, il n'a pas l'air de se renouveler.
À ses côtés on y retrouve un Jon Voight vieillissant qui incarne le Secretaire de la Defense Keller sans véritable envergure.
Josh Duhamel incarne le soldat Lennox sans vraiment nous y faire croire.
Quant à la jeune Megan Fox, qui joue Mickaela, son look à la Paris Hilton/Lindsay Lohan décrédibilise complètement son rôle et la cantonne à celui de la copine du héros.
En effet, le casting est une petite déception. Heureusement que les Robots sont là pour sauver le film.
Pour conclure, Transformers reste un film tout public, à voir pour le plaisir des yeux.
| Par Guillaume Lasvigne
Transformers, ou comment consacrer un film à de vulgaires jouets. Des voitures qui se transforment en robots ? Rien de très excitant sur le papier. Mais avec Michael Bay aux commandes, le cinéaste pop-corn par excellence, on se dit qu'on peut atteindre la référence du film d'action. Beaucoup moins intelligent que The Island, mais plus monstrueux que n'importe quel film du genre, on reste indécis.
Disons que l'intrigue n'est pas des plus folichonnes. Il faut croire que l'éternelle guerre du bien contre le mal restera ancrée à jamais dans les films d'action. Et quand on voit avec quelle naïveté on nous débite l'origine des Transformers, de leur histoire, on peut se demander s'il n'y a pas du foutage de gueule dans l'air. Cette histoire de cube, du grand méchant Mégatron qui veut s'en emparer pour, je cite, "conquérir l'univers", on a rarement vu plus bateau. Un concept ultra-aseptisé, bourré de clichés tous aussi baveux les uns que les autres, et c'est réellement dommageable au vu de la magnificence des combats proposés par Bay.
Ces combats constituent sans aucun doute la quintessence même du film. Les effets spéciaux sont à en pleurer, les transformations d'une épatante fluidité sont superbes, et la mise en scène dans les multiples confrontations est à vénérer. Car si on regrettera un montage trop épileptique dans les toutes premières fusillades, le reste n'est que bonheur. Préférant éviter de couper trop rapidement ses scènes, le cinéaste nous sert ici une réalisation sans fausse note, livrant des plans superbes (le héros qui fuit avec deux mastodontes en train de se mettre misère en arrière-plan), et utilisant les lumières comme il l'a si bien fait dans son précédent bijou. D'un dynamisme à se damner, ces combats là sont sans nul doute les plus excitants à l'heure actuelle. C'est d'autant plus frustrant que tout ceci ne commence véritablement qu'après une heure et demie de film !!
Un potentiel gâché par une histoire balourde, sans grand intérêt, pourtant accompagnée d'une BO superbe (le choix du dernier morceau de Linkin Park est tout aussi excellent). Pas grand chose à signaler au niveau des acteurs, qui font leur boulot de la façon la plus honnête possible. Elément d'autant plus louable que le niveau de caricature de leur personnage est élevé.
Ainsi, si Transformers n'est pas la tuerie du cinéma d'action attendu par tous, il se révèle en l'occurrence être un formidable divertissement, mélange savoureux d'humour et d'effets spéciaux.
|
|