Sorties cinéma Sorties Cinéma en Juin 2007 Mercredi 06 Juin
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Boulevard de la mort---------------------------------------------------------------Un film américain de Quentin Tarantino avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell, Rosario Dawson, Vanessa Ferlito, Jordan Ladd, Michael Bacall, Eli Roth
Genre : Horreur - Durée : 1H45 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
|
| Par Cédric Jager
Tarantino fait ce qu’il lui plaît et tant pis pour ceux qui n’adhèrent pas à son univers, lequel cette fois-ci peut sembler particulièrement hermétique, en témoigne l’échec commercial du film lors de sa sortie aux Etats-Unis. Après avoir rendu hommage à la blackxploitation avec Jackie Brown puis à la kung-fuploitation avec Kill Bill, Quentin Tarantino décide, avec son compère Robert Rodriguez, de réaliser un hommage aux films de série Z qui passaient aux Etats-Unis dans les années 1970 dans les « Grindhouse ». La version originale du projet comportait deux segments d’une heure, chacun réalisé par un des deux metteurs en scène, entrecoupés par de fausses bande-annonces faîtes notamment par Eli Roth (Hostel) ou Rob Zombie.
Pour des raisons commerciales, les deux films sortent séparément en Europe et voici donc la première partie, réalisée par Tarantino rallongée de 45 minutes. Il s’agit d’un slasher dans lequel l’instrument du meurtre n’est pas un poignard mais une voiture de cascadeur, conduite par Kurt Russel, tout à fait crédible. Quant à l’hommage aux films de série Z, tout est là : les filles sexy, les bobines qui sautent, les faux raccords, l’esthétique… au risque de laisser quelques spectateurs de côté en cours de route. Mais ce qui séduit c’est l’enthousiasme et l’énergie avec lequel le réalisateur de Pulp fiction nous emmène dans son monde avec des dialogues toujours aussi tarantinesques et une mise en scène quelque peu outrancière.
Tarantino ne réussit toutefois pas complètement à se réapproprier le genre et à le réinventer, ce qui constituait sa marque de fabrique jusqu’ici. Le film pâtit quelque peu de sa sortie seule car si la première heure est très bonne, la seconde partie est moins intéressante, plus classique. Quelques longueurs sont sauvées par une séquence finale qui deviendra culte.
A noter que ce film a été sélectionné à Cannes, ce qui est assez incroyable au vu du type de film à mille lieux des films habituellement présentés et cela témoigne du crédit dont bénéficie Tarantino auprès des organisateurs du festival.
| Par André Ruellan
Je suis bien ennuyé pour noter ce film ! Définir un film d'auteur n'est pas aisé, coincé que l'on est entre les fans du crateur et ses détracteurs. Avec Tarantino, se manifestent en plus la personnalité très particulière du metteur en scène et sa façon de s'exprimer sur la pellicule.
J'avoue humblement que tout celà me dépasse un peu, et si j'ai adhéré aux deux poursuites bien qu'elles donnent de bien fâcheux exemples aux automobilistes en puissance qui ne se sentent pas capables de prendre ce fatras de tôle enfoncées au 2ème degré, je me suis franchement ennuyé lorsque des demoiselles délurées et court vêtues, philosophent longuement sur leurs exploits sexuels.
J'en ai retenu surtout la qualité de la prise de vue et de la réussite de plans-séquences dus à une caressante caméra. Il y a bien-sûr les trucages qui ramènent aux films des années 50, avec un générique adequat, des rayures, des coupures...Mais est-ce vraiment la raison qui transforme le plomb en or ! Godart nous a assez bassiné avec ce genre de découvertes !
Que dire des interprètes: je les perçois totalement cadrés par le réalisateur et ses obsessions ,et Kurt Russell met bien du talent à avoir l'air odieux.
|
|
| |