Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mai 2007 Mercredi 02 Mai
DVD du film | Les critiques de la rédaction : SpiderMan 3---------------------------------------------------------------Un film américain de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Thomas Haden Church, Topher Grace, Bryce Dallas Howard, James Cromwell, Rosemary Harris, J.K. Simmons, Dylan Baker
Genre : Fantastique - Durée : 2H36 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
|
| Par Jacques Coulardeau
METISSAGE DE GHOSTBUSTER ET LOVE STORY. Les effets spéciaux sont sublimes, et rien que pour ce plaisir on ne doit pas manquer ce film. Mais en plus le film est attachant, malgré quelques lenteurs au début. Attachant car il est un plaidoyer contre la peine de mort, contre l’esprit de vengeance, bien que la victime d’une vengeance du Spiderman perverti, le photographe tricheur, se laisse aller à sa propre vengeance, et quand Spiderman régénéré veut le sauver il se jette dans les flammes du feu. Comme quoi il y a une vengeance nécessaire, mais qui ne punit pas le premier vengeur, mais sa victime. De même c’est Harry, l’ami qui mourra après avoir gagné son salut et le pardon de tous, comme s’il n’avait pas été manipulé par son père, comme s’il était personnellement responsable de sa vengeance tandis que Spiderman est encore une fois exempté de la facture de sa propre vengeance. Il y a deux poids et deux mesures. Et la femme revient au seul survivant, alors que c’est celui qui l’a faite souffrir un max. On dira alors qu’il n’y a que de l’aventure, de l’action et pas de morale dans tout cela. Certes, mais on imprime dans les têtes des tout petits de façon subliminale et à jamais que le héros que je et moi sommes a le droit de tout faire et n’a aucune obligation d’être puni pour le mal qu’il fait. C’est ce flou pas du tout artistique qui est gênant. Le super-héros a le droit d’être immoral, cruel, méchant, parfaitement mauvais et on doit l’admirer car il est un super-héros. Il a même le droit d’embrasser qui il veut devant sa propre petite amie et elle n’a pas le droit de protester. Si ça ce n’est pas phallocrate, je me demande bien ce qui l’est. Et pourtant on ne doit pas manquer ce film pour les effets spéciaux et les vues magistrales de New York dans le ciel de laquelle il manque toujours les Twin Towers. Et vous pourrez appeler le numéro des urgences américain, 9-1-1, tant que vous voudrez, cela ne les fera pas réapparaître. Il manque cependant dans ce film une dimension vraiment humaine, passionnelle, charnelle. On n’a là que des personnages désincarnés, plutôt froid, même et peut-être surtout Spiderman lui-même. Un vulgaire hochet que le sort secoue au gré de la « police band », de la bande passante des flics. La volonté de pouvoir accueillir les tout petits fait que l’on a totalement stérilisé la dimension visuelle de ces personnages comme de vrais personnages humains. Les baisers sont plutôt rares et peu langoureux, les embrassades sont plutôt d’homme à homme et quand il s’agit d’un homme et d’une femme, c’est d’une chasteté digne du Vatican. Ne parlons surtout pas des visions rapides de douches ou autres saunas où on ne descend pas en-dessous des épaules, ou si on le fait la douche a été prise tout habillé. Un jour Hollywood comprendra que cette chasteté produit dans le jeune public la conviction à la fois subliminale et consciente que tout le charnel est coupable mais, et par conséquent, hautement désirable bien que de façon nécessairement perverse quelque part. Cela laisse un goût légèrement sulfureux à la fin du film.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par André Ruellan
Après avoir lu et entendu quelques commentaires contradictoires à propos de ce film-synthèse de Batman-Superman-Tarzan, de tous ces mythes qui firent mes délices fin des années 30, je me suis résolu à retrouver des sensations juvéniles et n'ai vraiment ressenti que de l'infantilisme, masqué par toutes les ressources ultra-contemporaines d'un cinéma purement commercial.
Sur fonds de gratte-ciel et de bannière étoilée, des personnages représentant les bons et les méchants, ou les deux suivant les circonstances, démolissent immeubles et voitures, tandis que Spiderman joue les Tarzan tout au long de Broadway et dans le métro. D'ailleurs, il existe une constante au long du film: lorsque les interprètes ne volent pas au bout de leur fil ou sur un skate meurtrier, ils pleurent à chaudes larmes au fil de séquences romantiques particulièrement nunuches. Où alors, serait-ce le fait de s'être embarqués dans cette aventure sur fond vert que meublent de vrais artistes de la souris et du clavier.
Il y a des gags taillés à la hache, un homme-sable particulièrement réussi pour ce film fait de convention naïve et d'exploits techniques impressionnants et bien ficelés.
|
|
| |