L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Cédric Jager
La réalité, montrée telle quelle, se révèle aujourd’hui bien plus terrifiante que n’importe quelle fiction destinée à effrayer. Le documentaire Notre pain quotidien, sorti il y a quelques semaines, avait déjà fait froid dans le dos à propos de ce qui se trouve dans nos assiettes. Aujourd’hui Jesus camp en montrant, sans parti pris, l’embrigadement de jeunes enfants par l’église évangélique aux Etats-Unis, a également de quoi faire peur. L’église évangélique, une branche du protestantisme aux Etats-Unis, qui représente environ 25 % de l’électorat dans ce pays, prépare le retour de Jésus pour reprendre le pouvoir en Amérique au nom du christ.
Pour cette tâche, ils forment activement leurs enfants notamment, lesquels sont comme le précise le gourou (ou pasteur), Becky Fisher, entre 7 et 9 ans très malléables et représentent l’avenir.
Le film est centré sur cette femme, sur son activité au quotidien et toute l’énergie qu’elle met à fanatiser ces enfants. On pense évidemment aux jeunesses fanatiques enrôlées par le Hezbollah, sans les armes. Du moins, tant qu’un conflit ne s’invite pas aux Etats-Unis… D’ailleurs, B. Fisher fait référence à ces enfants musulmans qui sont prêt à se sacrifier pour leur croyance, elle en parle comme de modèles.
Les nombreux moyens inventifs, modernes mis en œuvre par l’église évangélique pour endoctriner ces enfants rendent diaboliquement fascinant ce mouvement.
Le présentateur radio chrétien de gauche semble bien esseulé face à cet obscurantisme qui est une réelle force politique aux Etats-Unis (80 millions d’habitants), qui adule un G. Bush en carton et qui, naturellement, supporte la guerre en Irak.
« Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l'athéisme philosophique. »
Voltaire
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