Sorties cinéma Sorties Cinéma en Février 2007 Mercredi 28 Février
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Azul---------------------------------------------------------------Un film espagnol de Daniel Sánchez Arévalo avec Quim Gutiérrez, Marta Etura, Raúl Arévalo, Antonio de la Torre, Héctor Colomé, Ana Wagener, Roberto Enríquez, Eva Pallarés, Manuel Morón et Marta Aledo
Genre : Drame - Durée : 1H45 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma
| Par Bartholomé Girard
Lorsqu'on parle de cinéma espagnol, le premier mot qui vient à la bouche est "Almodovar". Mais depuis quelques années, des noms comme Del Toro ou Amenabar ont fait surface, certifiant le fait que le Septième Art ibérique est bel et bien riche de talentueux auteurs. Daniel Sanchez Arevalo pourrait bien s'ajouter à cette liste. Il atterrit ainsi sur notre sol hexagonal avec sa fable "Azul oscuro casi negro", premier film qui contient autant de bonnes idées que de maladresses.
On suit donc le jeune Jorge dans sa recherche de travail, après avoir validé un Master en gestion et s'être hardiment occupé de son père handicapé et de l'immeuble dans lequel il est concierge pendant plusieurs années. En chemin, on croise son meilleur ami, qui se pose des questions sur sa sexualité, une fille que l'on comprend être un amour de jeunesse, et son frère, libéré de taule. C'est ce dernier qui va poser problème et bousculer la vie de Jorge : son fraternel s'est en effet amouraché de Paula, également en prison. Elle a besoin de tomber enceinte pour être changée de service et être plus tranquille, mais Antonio, le frère de Jorge, n'a pas "l'outillage nécessaire". Et comme il a un sens des réalités proche du néant absolu, il demande à son frère de s'en occuper !
Au-delà de ce postulat narratif alambiqué qui amène le film à osciller admirablement entre farce et poésie, entre situations abracadabrantesques et beaux échanges, Arevalo pose la question du changement, et de la responsabilité : jusqu'où peut-on prendre en charge les autres, quand on a déjà du mal à le faire pour soi-même ? Les interprètes sont tous irreprochables, et la tension dramatique est remarquablement sensible. On reprochera en revanche au long-métrage de se perdre parfois dans des méandres philosophiques et actantiels, ceci étant clairement lié à la prolifération des histoires et du désir du cinéaste d'aborder tous les sujets possibles. Or c'est précisément le risque auquel ceux qui montent un premier film doivent faire attention, au risque de dérouter ou d'ennuyer. Ici, on n'est pas complètement loin de la deuxième proposition.
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