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Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mars 2007 Mercredi 07 Mars
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Contre-enquête---------------------------------------------------------------Un film français de Frank Mancuso avec Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès Blanchot, Aurélien Recoing, Jean-Pierre Cassel, Jacques Frantz, Alexandra Goncalvez, Thierry Bosc, Jean-Pierre Germain
Genre : Policier - Durée : 1H25 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
PAMPHLET POUR LA PEINE DE MORT. Le film se tient bien. Il est bien construit. Il est bien mené. Il est bien joué. Bref il a tout pour plaire, pour être un bon policier, mis à part qu’il est exécrable quant au sens final : il défend la peine de mort pour les violeurs d’enfants et le droit des parents à l’appliquer si la justice ne le fait pas. Il s’agit donc d’un pamphlet qui s’élève contre la constitution elle-même qui aujourd’hui intègre l’abolition de la peine de mort. Au niveau des arguments il ne fait pas non plus dans la dentelle. Une enfant de moins de dix ans est laissée à sa propre garde avec l’Internet au bout des doigts. Certes cet Internet est sous « surveillance parentale ». Mais l’enfant est seule et elle va dans la forêt à côté de chez elle et elle est la victime d’un dérangé sexuel. Le film ne dénonce pas cet abandon de l’enfant, mais au contraire accumule les excuses et explications. L’enfant doit avoir le droit d’aller seule dans les forêts. Bref voyez le petit chaperon rouge et ce qui lui est arrivé. Ce n’est pas une histoire nouvelle. Les parents sont de toute évidence directement responsables de la mort de leur propre enfant pour ce qui ressemble absolument à un abandon, même temporaire, même de la part d’un gradé de la PJ, bien que le film n’implique en rien l’acceptation de cette responsabilité, même pas une remarque de la juge ou une question de l’avocat de la défense. Mais le film va beaucoup plus loin. Il nous montre dans le détail comment l’accusé et condamné va utiliser le père pour faire réviser son procès et se trouver libéré. Le père semble longtemps agir par souci de la justice mais on découvre qu’il agit par souci de la vengeance. Œil pour œil. Dent pour dent. Souffle pour souffle. Mort pour mort. Evidemment cet accusé et condamné est odieux dans ses manigances, machinations et vaniteuses prétentions. Le film justifie la mise à mort, et que ce soit le bon coupable ou non ne change rien à l’affaire, par simple ensevelissement vivant. Tant qu’à faire faisons les choses dans l’odieux. Et bien sûr le flic démissionnera de la PJ. Son supérieur saura exactement ce qu’il en est. Mais la machine s’arrêtera là car la victime de cette vengeance est considérée comme coupable. En d’autres termes la police a le droit de venger ses victimes par tous les moyens à sa disposition. Quand je vous disais qu’il s’agissait d’un pamphlet pour la peine de mort, j’étais encore tendre car il s’agit d’un pamphlet pour le droit pour les petits fonctionnaires de la police judiciaire d’infliger la peine de mort au coupable qu’ils ont choisi comme tel. Cela fait froid dans le dos. C’est la porte ouverte au pire des fascismes : le fascisme policier. Mais il suffit de vivre une garde à vue par la gendarmerie ou la police nationale pour savoir que l’on ne fait pas dans le détail dans cette administration dont certains membres se veulent dédiés à la loi du talion et rien d’autre. Faire parler est leur métier. Les moyens importent peu. Ce deuxième niveau de lecture ne sauve cependant pas le film de son idéologie fasciste.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par André Ruellan
Du scope et une vengeance particulièrement méthodique pour un petit polar noir et tiède, qui ménage quelques coups tordus qu'il est charitable de ne pas révéler.
C'est bien fait, activement filmé, avec un découpage au cordeau, mais à mon sens, l'émotion n'est guère au rendez-vous malgré les quelques surprises trop téléguidées d'un scénario aux recettes bien cadrées.
Jean Dujardin utilise avec métier les astuces de comédien pour muscler un rôle au plus près, et a judicieusement choisi la retenue. Excellente prestation pour Laurent Lucas en assassin particulièrement énigmatique, roué et sournois.
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