Sorties cinéma Sorties Cinéma en Déc 2006 Mercredi 20 Déc
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Eragon---------------------------------------------------------------Un film américain de Stefen Fangmeier avec Djimon Hounsou, Edward Speleers, Jeremy Irons, John Malkovich, Robert Carlyle, Gary Lewis, Alun Armstrong, Caroline Chikezie, Christopher Egan, Tamsin Egerton
Genre : Fantastique - Durée : 1H45 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
GENTILLE OUVERTURE. Personne n’a réussi à faire mieux que « The Beastmaster ». Mais ici on a une tentative intéressante. Un dragon, c’est fascinant, tourné en Hongrie en plus, c’est inspirant car dragon et Dracula sont cousins germains. Le film mêle bien le merveilleux avec le dragon et le monstrueux avec les êtres maléfiques à forme humaine et pourtant faits de mille punaises grouillantes, ou qui sait de quoi d’autre. Bon mélange aussi de la misère des sujets opprimés et de la lumière presque paradisiaque de la base des adversaires du tyran. Bon travail aussi entre le vertical et l’horizontal, les gouffres et les pics, mais cela est nécessaire pour faire voler le dragon. Alors rien de bien surprenant. Ensuite des détails charmants comme le sexe de la dragonne, même si en français le terme de dragonne a une valeur péjorative. Charmant aussi le fils du traître qui est du côté des rebelles, que les rebelles n’acceptent pas, sans pourtant le mettre à mort. Charmant aussi le respect du jeune âge d’Eragon, si bien qu’on ne le fait pas encore convoler en justes amours avec la princesse pour laquelle son cœur bat. C’est charmant mais un peu niais car à 17 ans il a le droit d’embrasser sa belle, au moins d’une étreinte chaste. Mais ce qui est le plus surprenant c’est l’extraordinaire propreté de ces gens miséreux, et le style très soigné de leurs vêtements. Eragon en particulier est habillé comme un prince alors qu’il est fils de paysan pauvre. Il y a des choses très bien vues et d’autres qui sont passées au travers de la supervision d’un vrai maître de merveilleux et de fantastique. Mais tout cela est encore très jeune. On reconnaît les modèles facilement mais on doit dire que leurs articulations sont plutôt intéressantes. On attend le second volet de ce qui doit être un triptyque, au moins, pour porter un jugement plus approfondi, en particulier sur le public visé car le film n’a pas vraiment choisi encore si ce sont les moins de douze ans, les ados ou les jeunes adultes. Peut-être que le choix sera plus clair dans le deuxième épisode. On ne peut pas confondre ces trois publics. Trop prude du fait des moins de douze ans, mais de bons effets côté peur, rapides et vraiment effrayants par l’effet de surprise que chacun porte mais un peu trop rapides et peut-être un peu trop effrayants pour les moins de douze ans. Il faut choisir. Puis il serait bon de mieux centrer le film sur la magie animale, et donc doubler la dragonne d’un ou deux autres animaux plus terrestres et réalistes, ou bien le vertige des altitudes et des montagnes et des citadelles sur pics rocheux, ou bien le charme des villes et villages, ou bien le plaisir d’une sentimentalité un peu plus fournie et musclée. A bientôt donc.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par Cédric Jager
"Mieux vaut demander pardon que permission". Voila ce que les producteurs ont du se dire quand ils ont décidé de confier les rênes du film à un spécialiste des effets spéciaux, inconnu de la réalisation. Et malencontreusement, l’inexpérience du metteur en scène gâche en partie le film. Celui-ci a sans aucun doute potassé le seigneur des anneaux tant certaines scènes ressemblent énormément aux films de Peter Jackson, lequel a un talent certain pour mettre en scène, faire monter l’adrénaline, donner un sens épique, talent dont est dépourvu S. Fangmeier. L’héroïc-fantasy revient en force au cinéma ces dernières années et c’est précisément pour cette raison que la place devient plus difficile à se faire parmis les films qui comptent dans ce genre. Meilleur que donjons et dragons, Eragon n’est, pour autant, pas un bon film. La réalisation, très routinière, faisant un peu penser à celle du Monde de Narnia, à un effet soporifique sur le spectateur. Rien, aucune emphase, aucune scène enlevée ne permet de sortir le film de la catégorie des médiocres.
Côté histoire, quelques rebondissements permettent de maintenir l’intérêt d’un scénario somme toute prévisible et qui manque de profondeur. Le jeune acteur, héros du film, rehausse quelque peu le niveau des jeunes acteurs jouant dans ces films de genre même s’il lui est difficile de concurrencer J. Irons (Dead ringers, Kingdom of heaven) que son manque de conviction ne permet pas de compenser la fadeur de son personnage.
L’autre personnage principal du film, sans conteste le plus réussi, est la dragonne qui, à l’image des effets spéciaux, spectaculaires, permet au film de surnager.
Une suite semble prévue, puisque le méchant de l’histoire (Malkovich) est toujours vivant.
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