L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par J.B.
Un excellent documentaire, dont l'heure 38 défile à toute vitesse. Le documentaire aborde de manière ludique les éléments du réchauffement climatique : principe de l'effet de serre, augmentation de la température de l'eau de mer, ce qui entraine notamment la fonte des glaciers, glaciers qui renvoient 90% de la lumière du soleil et dont la fonte provoque un réchauffement de l'eau de mer, qui elle absorde l'énergie du soleil à 90% quand l'eau n'est plus recouverte de glace : la boucle est dangereusement bouclée.
L'augmentation de la température de l'eau, provoque des tempètes de plus en plus violentes, des cyclones et typhons de plus en plus fréquents, une augmentation futur du niveau de la mer et donc des inondations en plein new-york, dans les pays-bas... Sans tomber dans le catastrophisme si j'ose dire, Al Gore tente de nous expliquer tout cela, et bien sur les solutions à apporter rapidement, non pas pour sauver notre planéte bleue (qui a vécue bien pire !), mais pour sauver l'humanité, l'avenir de notre race sur cette terre ! 9/10.
Il est toutefois regrettable que cet excellent documentaire ne soit pas programmé au Kinépolis ! Courrez le voir dans un Gaumont, Pathé, ou UGC, qui ont eux ce film à l'affiche : on ne peut que les féliciter !
| Par Jacques Coulardeau
IRRITANT PLUS QUE CONVAINCANT. Il n’est pas question de prendre et reprendre ce film dans les détails mais il est fortement nécessaire d’insister sur le fait que nous devons prendre certains éléments avec des pincettes. La prétention que sur plus de 900 publications scientifiques sur le changement climatique aucune n’a pris position contre le réchauffement est simplement dirons-nous erroné car Richard Lindzen, un des scientifiques en météorologie les plus renommés du monde, enseignant et cherchant au Massachusetts Institute of Technologie (MIT), parle fortement et fréquemment, y compris dans Le Monde, contre la théorie du réchauffement climatique. Bien d’autres éléments sont ainsi erronés. Et c’est là le plus grave : il ne s’agit pas d’un documentaire qui devrait alors donner la parole à tous et confronter les points de vue différents. Il s’agit d’un film promotionnel pour un point de vue et un seul, qui en plus se moque ou ironise sur les autres sans les citer. Qui plus est Al Gore ajoute des éléments personnels qui n’ont rien à voir avec le sujet comme par exemple les résultats de l’élection de 2000. Mais il y a plus grave, et sa citation de l’Apocalypse de Saint Jean en passant amplifie ce plus grave. Il prétend défendre LA vérité, alors que plusieurs théories s’affrontent et que l’on n’a donc que des points de vue. Le titre même implique qu’il expose UNE vérité et donc qu’il y en a PLUSIEURS. C’est ce manque de modestie qui rend le point de vue exposé irritant et même un peu lassant quand la nouveauté des gadgets de présentation visuelle est passée. Si nous voulons travailler avec la raison des gens on doit présenter tous les côtés du problème et laisser les gens juges. Or ici on manipule les gens. On les manipule au nom de la peur et avec des arguments pour l’essentiel fondés sur la peur. La peur d’un avenir que l’on redoute car il sera différent d’aujourd’hui, la peur des voisins et des copains et des humains en général. Comparer les masses absolues de CO2 produites par la Chine et les USA est une présentation partisane surtout quand on assène celle-ci après avoir montré la quantité de CO2 produite par un Chinois moyen et un Américain moyen, une proportion énorme qui se fait bien plus petite dans la présentation globalisée finale, même si les USA sont toujours premiers. Peur encore quand on parle de la montée des océans due à la fonte des glaces polaires et que l’on montre que le Mémorial des Tours Jumelles, cauchemar américain s’il en est un, sera alors sous l’eau. Mais aussi une bonne dose de vanité, voire de gloriole. Prétendre que ce sont les Américains qui ont inventé la démocratie est pour le moins regrettable. Le premier régime parlementaire est anglais et a commencé à fonctionner un siècle et demi avant la déclaration d’indépendance des USA. Prétendre que la Révolution Française, et son bain de sang en passant, est l’enfant de l’indépendance américaine est pour le moins excessif. Par contre quand le film traite de la peur atomique et nous menace d’un champignon atomique universel, il oublie de dire que les deux seuls champignons atomiques jamais érigés sur des villes humaines le furent à Hiroshima et Nagasaki par les Américains en rupture avec les accords de Yalta. Déjà le préventif si cher à Bush et compagnie. La question du réchauffement climatique est importante et elle mérite un vrai documentaire, pas une diatribe.
Dr Jacques COULARDEAU
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