Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mai 2006 Mercredi 17 Mai
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Volver---------------------------------------------------------------Un film espagnol de Pedro Almodovar avec Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Dueñas, Blanca Portillo, Chus Lampreave, Leandro Rivera
Genre : Comédie dramatique - Durée : 2H05 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Jacques Coulardeau
PLUTÔT DÉÇU ! De quel droit un homme vient nous parler de ce que six femmes peuvent penser de la vie de chiennes que la société phallocrate et machiste de l’Espagne d’aujourd’hui leur impose ? Tout n’est vu dans ce film qu’au travers d’yeux d’hommes et donc tout semble irréel, et probablement l’est. La mère morte dans quelque incendie accidentel et qui révèle la vérité que l’on sait dès que l’on apprend qu’une autre femme, une voisine, avait une liaison avec le père et a disparu le même jour nous fait douter de la santé mentale des critiques qui ont tous cédé à la campagne médiatique promotionnelle de ces hommes qui sont derrière ce film et qui nous ont raconté que c’était un film de fantôme, même parfois avec le sourire entendu des gens avertis. Le sujet de la conquête de la liberté par trois générations successives de femmes dans la société espagnole, commençant sous la dictature franquiste et finissant sous le réformisme consensuel actuel, méritait plus qu’un divertissement, certainement un film dramatique fort et même noir sans exclure le plaisir d’éclaircir le noir par ses propres efforts. Peut-être que Pedro Almodovar vieillit lui aussi et que le tranchant de son art s’émousse à la nécessité de plaire pour durer. Mais plaire à qui ? Là est la question. Bien malin serait celui qui ne saurait pas la réponse dans un monde où un film coûte tant d’argent. Voyez donc les remerciements à tous ceux qui ont financé à la fin du film, en fait après le film dans le noir de l’écran que plus personne ne regarde. Combien de femmes ont effectivement signé les chèques de financement ou de subvention ? Plaire à qui, vous disiez ? Almodovar me fait penser au proverbe chinois qui dit que l’idiot regarde le doigt qui lui montre la lune, comme, ajouterai-je, l’inconscient – un mot qui ne se veut pas trop dur – regarde le plongeant du décolleté de la femme sans voir les milles mains qui lui extorquent et le dépouillent de son escarcelle.
Dr Jacques COULARDEAU
| Par André Ruellan
Quel beau cinéma! Almodovar sait si bien surprendre et séduire avec ce film essentiellement féminin en son interprètation et où chaque comédienne fait surenchère de talent et de naturel tout au long d'un scénario diabolique qui nous captive jusqu'au bout.
Bien-sûr, la marque du réalisateur est incontestable, avec ses belles images d'or et de sang, un montage suprêmement habile, et la puissance d'une atmosphère qui joue avec les sentiments, les rires, les larmes de cette troublante saga familiale, où il est fait fi de maints préjugés associés à la comédie et au drame qui alternent sans fausse pudeur.
Il y a la brève mais intense séquence de chant fort habilement photographiée, mais c'est tout au long du film qu'éclate la personnalité phénoménale de Pénélope Cruz qui irradie de son puissant regard et par son allure, aux côtés de la sobriété de Carmen Maura.
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