Sorties cinéma Sorties Cinéma en Février 2006 Mercredi 01 Février
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Les Bronzés 3 : amis pour la vie---------------------------------------------------------------Un film français de Patrice Leconte avec Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Michel Blanc, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Dominique Lavanant, Ornella Muti, Bruno Moynot
Genre : Comedie - Durée : 1H37 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Claire Fortier-Durand
Oh oui, ça faisait longtemps qu'on l'attendait, la troupe du Splendid qu'on n'avait pas revu réunie depuis "Les bronzés font du ski". Et justement, l'intrigue des "Bronzés 3"nous renvoie directement aux petites intrigues et possibles malentendus du deuxième opus.
Les années ont passé et beaucoup d'événements majeurs se sont produits dans la vie des personnages.
Il peut sembler difficile de retrouver chaque caractère qui définissait si bien les personnages dans les films mais c'est un pari réussi, et il y a eu des changements... en pire, comme nous l'indique le sous-titre du film.
Bon, il faut l'avouer l'histoire ne nous paraît pas très importante dans le film parce que nous allons le voir pour ses interprètes, à la recherche de nouvelles phrases cultes. Et nous avons bien raison, car le scénario est bien mince tout compte fait.
Nathalie et Bernard sont toujours en guerre dans leur couple, Popeye s'est marié mais la fidélité est toujours une notion abstraite, Gigi s'est trouvé un fiancé... impensable, Jean-Claude Dusse est devenu coiffeur aux States et Jérôme, radié de l'ordre des médecins...
Mais les situations sont cocasses, certaines répliques font mouche et à les voir, on sent bien qu'ils se sont amusés à faire ce film. Alors ne boudons pas notre plaisir et allons le voir, même si, en sortant de la séance, on sent bien que le film n'arrive pas à la hauteur - ou difficilement - des deux premiers.
| Par André Ruellan
Si se recensaient les fanas de l'équipe du "Splendid", j'y figurerais avec enthousiasme, attentif comme je le fus à ne pas rater leurs films et à me les repasser en boucle sans lassitude !
J'en suis d'autant plus à l'aise pour affirmer que ce troisième épisode est de trop, même s'il s'agit d'un fim distrayant, mais pas très très bon au point de vue cinéma.
En effet, je tiens Patrice Leconte pour un excellent réalisateur, j'ai vu en leur temps de ses oeuvres de grande qualité et l'ai rencontré et questionné avec beaucoup de plaisir. Mais je présume qu'il s'est trouvé-là bridé par un scénario indigent , des dialogues faiblards, des gags poussifs, que le côté beauf' vieilli et rossard n'arrive pas à faire décoller, sinon un final qui fait oublier bien des faiblesses.
Plage et piscine constituent l'essentiel pittoresque de l'hôtel où se retrouvent ces anciens combattants aigris du Club, qui refont leur numéro en plus outré, de fait que leur talent incontestable se dissout dans l'aigreur et l'improbable.
Cela se sent, leur recherche un peu triste d'un filon révolu, mais je retiens quand même la prestation convaincante de Christian Clavier, l'audace humoristique de Marie-Anne Chazel, la cocasserie fort bien conduite de Dominique Lavanant et la toujours belle et sensuelle Ornella Muti.
| Par Steeve Boissier
L'attente était tellement importante de la part des deux générations concernées par le succés de la Saga touriste de l'équipe du Splendid, qu'il serait déplacé de fustiger la deception générée par le manque d'inspiration et d'effet de surprise couronnant ce sympathique troisiéme épisode, vingt ans aprés le second. Le battage médiatique y tient une responsabilité certaine, le vieillissement des héros aussi, et la difficulté de trouver des idées pour ces retrouvailles si tardives.
Pourtant on s'amuse à retrouver Popeye, Gigi, Jean Claude Dusse devenu "Jessy Diuce" in USA et les autres, des personnages devenus mythiques sur écran comme à la ville avec la confirmation durant toutes ces années du talent et de la réussite des acteurs comiques français parmis les plus aimes de ce dernier centenaire. Malgré le faible succés des premiéres aventures de ces clichés franchouillards en gauguette au cinéma, nul doute que cet ultime escapade au soleil ramménera bien plus de monde grâce à un casting devenu doré et surtout des passages télévisés en boucle qui ont inscrits à la postérité des visages rentré dans le domaine public. Les parents comme les enfants devront donc communier dans les salles obscures pour ce retour sur la belle époque des amis du Splendid, qui signent comme l'a précisé le réalisateur, tout aussi mythique, Patrice Leconte, la conclusion de leur travail entammé il y a si longtemps, une façon de faire un dernier barou d'honneur qui ne déplaira pas aux fans.
Même si le scénario reste maigre comme un soufflet raté, les répliques fusent toujours entre camarades de café theatre, les dialogues croustillants restants un point fort de l'inspiration collective de Lhermitte et Cie. Emmenés par la musique de Zuchero et le soleil de la Sardaigne, agréable comme l'accent chantant des italiens, les pensionnaires de Prunus Resort (non, vous ne revez pas) s'en donnent à coeur joie et composent comme ils en ont l'habitude, communiquant la bonne humeur les liant les uns aux autres. Seulement, comme il y a souvent un hic, cela ne suffit pas à créer l'hilarité, et il ne faut surtout pas s'attendre à passer plus d'une heure et demie à rire à gorge déployée car ce n'est pas le cas malheureusement. On aura pris beaucoup plus de plaisir, sur le petit écran bien souvent, avec les péripéties en Cote d'Ivoire et à Val d'Isére, qu'avec ce séjour sur la péninsule méditérranéenne, car on regrettera ici l'absence totale de contenu, le film ne s'appuyant que sur son équipe d'humoristes pour faire avancer l'affaire. Bémol étant donné au personnage de Dominique Lavanant, tristement inexistant et ridicule, traduisant la maigre place qui lui est laissé à côté de ses petits copains, on parlera de strapontin, tout comme pour les seconds roles tenus par Martin Lamotte et Bruno Moynot qui font paysage.
On regrettera simplement une bande annonce qui en disait trop du départ, et qui trahit une bonne moitié du long métrage de Leconte et on saluera ce retour en force et remarqué, unique raison d'aller decouvrir les seins de Chazel et la perruque de Blanc, sans oublier le chien de Balasko. Les mêmes en pire, à coup surs, tout depends du côté duquel on se place...on ne sera pas trop sévére mais on s'attendait à mieux de leur part.
| Par Sarah Nguimbous
Les Bronzés 3 était le film le plus attendu de la semaine. On se souvient encore nostalgiquement de cette bande de joyeux drilles, que ce soit à la plage (Sénégal) ou au ski (Alpes)... Et on attendait impatiemment cette suite (et fin ?), les retrouvailles des Bronzés. Que sont-ils devenus ?
Et bien ils sont devenus ringards et ridicules.
L'histoire : 27 ans plus tard, la bande d'amis se retrouve au Prunus Resort, un hôtel de luxe, spécialisé dans les bienfaits du pruneau, géré par Popeye et financé en majeure partie par sa femme. Certains regrettent leurs erreurs du passé, d'autres sont devenus amers et d'autres encore ont beaucoup changé... physiquement ou moralement.
Un scénario confus entoure ce film, impossible d'en tirer un fil conducteur. Les histoires s'emmèlent, les amitiés et les amour se font et se défont en un clin d'oeil... A qui aura trompé qui ? Qui aura couché avec qui ?
L'histoire nous fera revivre les moments mythiques des Bronzés en essayant de leur donner un coup de jeune. Mais les acteurs, les personnages ont vieilli, et oui, devenant alors amers, rancuniers ou avares... Forcément, les personnalités changent ... On a 20 ans qu'une seule fois... Et c'est que les scénaristes ont probablement du oublier...
Où sont passés la bonne humeur et les fous rires qui entouraient les Bronzés et, par conséquent, la troupe du Splendid ?
Les acteurs eux-memes semblent dépassés par leurs roles. Seuls le trio Jugnot, Lhermitte et Balasko tirera son épingle du jeu. Leurs interprétations légères, cyniques et comiques seraient peut-être le seul point fort de ce film. Grâce à eux, vous retrouverez le sourire, pendant quelques secondes...
Je n'ose citer Marie-Anne Chazel... Certes, sa "transformation" en pin-up tenait la route... Mais, excusez-moi, son interprétation devenait, au fil des minutes, de plus en plus gênante. Aurions-nous raté l'épisode où notre mémorable bonne vieille Gigi a fusionné avec Barbie ?
Quant à Michel Blanc, notre mythique Jean-Claude Dusse, alias J-C Diusse, se réincarne en coiffeur à la mèche interchangeable, geignard, jaloux et terne...
La palme du ridicule revient à Christian Clavier, lourd, très lourd, dès le début du film, et qui nage en eaux marécageuses (ou dans sa chemise...) sans pouvoir réussir à nous faire rire, ne serait-ce qu'une minute !
Je préfère carrément effacer de ma mémoire le spectacle navrant auquel se sont adonnés Martin Lamotte et Dominique Lavanant !!!
Les Bronzés 3 c'est aussi une bande son simple, très simple... Deux chansons simili-latinas qui passent en boucle tout au long du film, servant de musique ET de sonnerie de portable !
Puis, le massacre s'achève par une fin incompréhensible, déplacée, hors contexte et baclée. Quel était le réel intéret de voir ce "débarquement en Italie" ? Il y avait-il un message à passer ? Si oui, lequel ? Une fin, certes inattendue, mais qui risque tout de meme de souffler sur les braises d'un débat politique houleux !
Enfin, Les Bronzés 3 est la preuve parfaite d'une trilogie qui n'aurait pas du voir le jour. Ce dernier opus ternit l'image de cette troupe d'amis hilarante que nous avions dans nos têtes. Les deux films de 1978 et 1979 qui ont marqué des générations entières, disparaissent en lointains souvenirs, lorsque l'on voit ce qu'ils sont devenus près de 30 ans plus tard.
Bref, Les Bronzés 3 est LE film de trop, celui qui nous fait oublié nos éclats de rire.
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