Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2006 Mercredi 11 Janvier
DVD du film | Les critiques de la rédaction : Jarhead - la fin de l'innocence---------------------------------------------------------------Un film américain de Sam Mendes avec Jake Gyllenhaal, Jamie Foxx, Peter Sarsgaard, Skyler Stone, Wade Williams, Katherine Randolph, Laz Alonso, Sam Rockwell, Jocko Sims, Rini Bell, Lucas Black
Genre : Guerre - Durée : 2H03 mn
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L'avis de la rédaction Nord-Cinéma| La note de la rédaction : | |
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| Par Claire Fortier-Durand
"Jarhead" est un film qui, prenant sa source dans le passé (la guerre du Golfe) nous renvoie à notre actualité (la re-guerre en Irak).
Le film illustre l'absurdité de la guerre en misant sur le contraste. Contraste entre un début de film assez dur et la musique qui l'accompagne (don't worry, be happy).
Jake Gyllenhaal, Peter Sarsgaard et tous les acteurs sont formidables, oscillant entre émotion et dureté, sensibilité et force. Ils sont des visages où leurs yeux ne semblent plus croire en rien.
Le film est très drôle quand il montre la préparation des soldats: des jeunes, des moins jeunes, quasiment tous des incapables.
Les jarheads (marines) sont envoyés en Irak où ils pensent passer deux semaines au maximum. Des mois plus tard, de fortes images plus tard, ils s'entraînent. Et ils s'entraînent encore et toujours. Dans le désert. Ils s'entraînent dans un endroit vide. Du sable et des cailloux. Mais où sont passés les ennemis?
Le temps passe, les effectifs augmentent. Mais toujours pas de trace des soldats irakiens. C'est à croire qu'ils n'existent pas. Les jarheads partent en guerre contre des fantômes.
Il ne se passe toujours rien et les esprits s'échauffent. Ils dansent avec l'alcool, la solitude, le désespoir et une douce folie.
Quand arrive la fin, ils s'étonnent encore de ne pas avoir tiré une seule balle, de ne pas avoir rencontré l'ennemi.
Ils retournent chez eux. Ils sont félicités. Ils sont dépouillés d'une victoire qu'ils n'ont pas gagnée.
Un film fort.
| Par Aileen Orain
Entre Full Metal Jacket et Tigerland, « Jarhead » est un film de guerre, anti-guerre. Oui, ça peut paraître curieux et pourtant c’est vrai. C’est avec plus ou moins d’intérêt que l’on suit une troupe de jeunes américains, gavés de patriotisme, à l’ego surdimensionné, se prenant un peu pour les sauveurs du peuple arabe et prêts à se battre. Là où cela devient intéressant c’est quand le nombre des troupes augmente alors que le nombre d’ennemis vus est toujours au point mort ( comme le moral des soldats sur place depuis un moment). Les « Jarhead » (bocal vide, référence aux soldats) vont finir par se rendre compte que leur guerre du Golfe n’est plus qu’une comédie patriotique. Ils sont sous le soleil brûlant, loin de leur famille, à se trouver toutes les activités possibles et inimaginables pour ne pas devenir fous, simplement parce que le peu d’ennemis qui restent se terrent et que la grande armée américaine ne peux repartir sur un échec. C’est un film très intéressant d’un point de vue psycho. Un intérêt renforcé par la voix off de Jake Gyllenhall.
Adapté de la biographie d’un soldat ayant vécu cette mascarade, ce film montre bien que la guerre passive ou active, est un enfer pour ceux qui y sont plongés.
| Par André Ruellan
Quitte à offusquer certains, j'avoue être intéressé par les films de tous âges sur les drames de guerre. Que voulez-vous, après mettre frotté in situ aux différents bidasses qui animèrent les années 40, je préfère revivre leurs exploits au cinéma.
J'ai vu des trucs affreux mais aussi des chefs-d'oeuvre sur tous les conflits, et pas plus tard que fin 2005 avec " Joyeux Noël ".
C'est pourquoi " Jarhead " ne m'a pas particulièrement emballé tant ce film ressasse tous les poncifs sur le dressage des "marines" US, et dans le genre, j'ai vu des oeuvres bien plus convaincantes. Et que l'on ne vienne pas attribuer la qualité de pamphlet à cette longue évocation, bien faite pour sûr, de snipers qui s'embêtent dans le désert et poussent leur crise parce qu'il n'ont pas eu leur ration personnelle de cadavres.
Celà dit, on assiste à l'entraînement pervers de ces jeunes garçons, comment on leur bourre le crâne, comment ils pataugent sur le fameux champ de bataille... rien de neuf ! Mais la réalisation est exemplaire et elle trouve le moyen de créer de belles images dures et tragiques avec pas grand' chose, tant la caméra épluche avec authenticité ces garçons dont on oublie qu'ils sont des acteurs.
Mais que de longueurs dans cette espèce de pub a contrario pour les Marines.
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