 | A la merveille
Un film américain de Terrence Malick avec Ben Affleck, Olga Kurylenko, Rachel McAdams, et Javier Bardem
Genre : Comédie romantique - Durée : 1H52mn
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Le Synopsis officiel du film (Metropolitan FilmExport) :
Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana. Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. Dans cette petite communauté américaine, elle cherche conseil auprès d’un autre expatrié, un prêtre catholique nommé Quintana. L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation...
Marina décide de retourner en France avec sa fille. Neil se console avec Jane, une ancienne amie à laquelle il s’attache de plus en plus. Lorsqu’il apprend que rien ne va plus pour Marina, il se retrouve écartelé entre les deux femmes de sa vie. Le père Quintana continue à lutter pour retrouver la foi. Face à deux formes d’amour bien différentes, les deux hommes sont confrontés aux mêmes questions. |
| L'avis des cinéphiles internautes (1 critique) : |
Par Henri (Publiée le 11-03-2013 à 18:25)
J'ai, je dois l'avouer, quelques solides têtes de turc au cinéma. Ne parlons pas des cinéastes, après tout ils peuvent rater un film, mais justement de certains films, au premier chef, par exemple, "Des Hommes et des dieux", de Xavier Beauvois ou, peut-être pire encore, "The Tree of Live", de Terrence Malick. Vous l'aurez compris, le mysticisme n'est pas ma tasse de thé… Je juge les films qui font du prosélytisme comme extrêmement dangereux. Naturellement, chacun a le droit de croire à ce qu'il veut, mais le devoir de ne pas imposer sa loi aux autres, et cela pas seulement dans le domaine du cinéma. Si les religions n'existaient pas ou, du moins, si elles en restaient à la sphère privée, beaucoup des guerres et des conflits que nous connaissons actuellement, vous l'avouerez avec moi, n'existeraient pas! Si mes propos de mécréant décoiffent ou défrisent -c'est du pareil au même- certains lecteurs, qu'ils arrêtent ici et qu'ils aillent se passer en boucle le DVD d'un des deux films précités, en attendant de partir en lévitation, en s'armant toutefois d'une certaine patience…
Pourquoi ce préambule quelque peu provocateur? Vous l'avez deviné, je sors de "A la merveille", le dernier opus de, justement, Terrence Malick. Voilà un cinéaste à part, dont j'avais énormément apprécié "Les Moissons du ciel", "La Ligne rouge" et "Le Nouveau Monde" et dont j'avais été voir en toute innocence et plein d'enthousiasme " The Tree of Live". J'étais sorti fou furieux de la salle et, pour tout dire, bien énervé. Alors, de deux choses l'une, ou nos relations s'arrêtaient là, ou je laissais une chance de résurrection au cinéaste de génie.
Autant vous le dire tout de suite, j'aurais dû choisir la première solution. Il est évident que le cinéaste Malick est mort et que son cadavre sent -pour ne pas dire pue- l'odeur caractéristique de la sacristie et de la petite culotte de nonne qui se néglige. Les mots me manquent: ahurissant, invraisemblable, consternant, affligeant, que sais-je encore? Et que je te fais un beau zoom, et que je te travellingue à droite, et que je te panote à gauche et que je te fais une caméra à l'épaule, et ça bouge dans tous les sens. Le montage est du même tonneau, on est dans un docu sur le Mont Saint-Michel, style "Connaissance du Monde", on est dans un docu sur Paris, on est aux USA, une dame française -ben, oui, je le sais parce qu'elle parle français!- est aux USA, avec un monsieur américain -ben, oui, il parle américain!-, la dame a une fillette -ben oui, etc. , etc. -, ah non, elle a quitté les USA, le monsieur est avec une belle blonde, ah, non, le revoilà avec la dame du début, ah, non, elle est repartie, un curé espagnol -ben, oui, il parle espagnol!- se pose plein de questions, il y a une belle et grande musique avec, de temps en temps, des oies qui crient, il n'y a pas de dinosaures cette fois, mais il y a des bisons, des chevaux, des moucherons, du dans l'air, du sous l'eau, des couchers de soleil, des rivières, des nuages, des forêts et des îles au trésor, ah, que je t'aime, que je t'aime!!! Bon, je m'égare un peu…
Pauvres acteurs! Déjà, dans "The Tree of Life", Brad Pitt et Sean Penn se demandaient ce qu'ils foutaient là, mais, ici, c'est pire encore, on oblige Ben Affleck à prendre une mine inspirée, à l'actrice de faire de même et de sortir des tombereaux de banalités en prenant l'air le plus inspiré possible!!! Et puis, parce que je risque de ne pas tout comprendre, une voix off, sinistre, enfonce des portes ouvertes.
Film sur l'amour? Non, film sur le sexe, jamais montré -c'est caca, ça, ma dame, pas touche!-, mais constamment présent. Film sur le refus du bonheur, sur l'idée, assénée et encore assénée, que la vie est un chemin de douleurs -et, plus c'est douloureux, mieux c'est!-, antichambre obligée et torturée du paradis… ou de l'enfer, film à destination de séminaristes potentiels, de membres du tea-party qu'auraient pas tout compris et à qui il faudrait mettre les points sur les i!
Que reste-t-il donc à Malick? Présenter son film à Cannes et c'était une nouvelle Palme d'or assurée ou alors arrêter le cinéma, se présenter à l'élection présidentielle américaine avec toutes les chances d'être élu, puis faire comme un quelconque Président de la République française, dont d'ailleurs le nom m'échappe, qui, sitôt élu, fit retraite dans un monastère, ou plutôt sur le yacht de François Pinault, qui, dans le Gault et Millau des monastères, est crédité de trois étoiles.
Bon, ben voilà une bonne chose de faite.
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