| L'avis de la rédaction - Par André Ruellan
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Avec ce genre de polar d'après une véridique histoire, il ne faut pas s'attendre à un scénario brillant ou original, mais s'attacher sagement à décrypter une mise en scène bâtie avec brio pour en mettre plein les yeux. "Scarface" et autres "Incorruptibles" deviennent notamment des spectacles de maternelles à côté de ces effarants épisodes sadiques, cruels mais fascinants, animés qu'ils sont par ce mince escadron de policiers chargé d'éliminer la puissance néfaste d'un parrain qui a les yeux plus grands que le ventre. De façon régulière, dès les premières images, le spectateur est amené à participer grâce aux crispations de ses mains sur le bras du fauteuil, aux dérouillées incroyables que subit tout ce joli monde et aux étonnantes puissances de feu de mitraillettes performantes. C'est fort bien filmé, avec une foule de détails bien venus dans divers endroits pittoresques tels les cabarets dancing des années 40/50 parfaitement reconstitués avec une savoureuse imitation de Carmen Miranda, et un Chinatown explosif à souhait.
Question interprètation, c'est mitigé entre la présence musclée de ces policiers style western, et parfois leur incroyable naïveté. Mais sans doute, ça a du se passer ainsi dans la vraie vie.
Sean Penn sans doute a aimé personnifier le rôle du vilain d'une cruauté terrible. Ca doit être formidable pour un comédien de se défouler et s'imprégner de tels individus. Les gars du Squad sont à la hauteur , menés par un excellent Josh Brolin qui curieusement, ressemble parfois par le visage et la stature à Nick Nolte jeune, lequel figure dans la distribution, ce qui est encore plus lisible. |
Le Synopsis du film - Par André Ruellan Ce polar plonge le spectateur en 1949 à Los Angeles, à l'époque truffée de gangsters et d'un tout-puissant parrain de la Mafia campé par Sean Penn. Quelques courageux policemen vont tenter de le combattre au gré de séquences violentes, ponctuées de fusillades réalisées par Ruben Fleischer. Ne pas rater Nick Nolte |
| L'avis des cinéphiles internautes (2 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par kristiane (Publiée le 18-02-2013 à 23:14)
Depuis Les incorruptibles on n'avait pas assisté à une aussi passionnante et mouvementée confrontation d'une unité de forces de police face à la mafia, et s'il est moins connu Mickey Cohen fut l'un des pires chefs qu'elle ait eut. Depuis Drive chaque apparition de Ryan Gosling est attendue et à chaque fois il montre son immense talent, il faut désormais compter avec lui. Tous les autres interprètes sont dignes d'éloges, à commencer par Sean Penn et Nick Nolte qui s'affrontent dans une lutte à mort par *porte- flingues* interposés. La reconstitution et le réalisme de la vie d'un Los Angeles d'après guerre est fort crédible ainsi que le choix des costumes et des musiques, c'est un bon film d'un genre un peu délaissé.
Par charbif (Publiée le 12-02-2013 à 18:34)
Encore une fois ne vous fiez pas aux critiques du genre " trop
académique" ou "plagiat des Incorruptibles" ; car que demande-t-on à
un film de gangsters, sinon de nous entrainer dans son monde aussi
bien que ses illustres prédécesseurs. Exactement comme on demande à
un rock des Stones de nous séduire autant qu'un rock de Chuck Berry.
Quant au reproche ultime de "fasciste", il me rappelle ceux que les
critiques littéraires faisaient à James Hadley Chase, un pilier de la série
noire dont j'ai lu les 89 romans sans me lasser de sa noirceur.
Mais revenons au "Gangster squad" raconté par Paul Lieberman et mis
en images par Ruben Fleisher. Reconstitution soignée du Los Angeles
de la fin des années quarante, distribution réussie avec Josh Brolin en
teigneux flic irlandais et Ryan Gosling en flic dandy, femme fatale
imparable (Emma Stone), chef de la police blanchi sous le harnais (Nick
Nolte). Et surtout, surtout, l'immense Sean Penn dans le rôle de Mickey
Cohen, toujours au bord de la folie meurtrière.
Le scénario n'est pas "indigent", comme je l'ai lu quelque part. C'est
simplement un western avec sa vision manichéenne et son duel final.
Sauf que là, l'affrontement final commence à la mitraillette devant un
building ( et pas dans la Main street d'une bourgade du Far West) et se
termine aux poings dans un parc public ( et pas dans un corral).
C'est vrai, on a droit au couplet sur le bien et le mal et la force de la
loi. Très américain tout ça. Mais on entend aussi l'un des membres du
squad douter de la légitimité de ses méthodes et, plus loin, son chef
avouer que la deuxième guerre mondiale a fait de lui un homme ne
sachant faire qu'une chose, se battre, et incapable de vivre
"normalement".
Bref, on passe un sacré bon moment sans trop se poser de question.
charbif
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