 | Lincoln
Un film américain de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn, Joseph Gordon-Levitt, James Spader, Hal Holbrook, et Tommy Lee Jones
Genre : Drame - Durée : 2H30mn
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| L'avis de la rédaction - Par Jacques Coulardeau
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AUTHENTIQUE CHEF D’ŒUVRE
Comment le savoir en définitive? Simple, mon cher Watson,
élémentaire. Quelles sont les recettes employées par Steven
Spielberg ? Des plus élémentaires bien sûr : un personnage
historique, une période historique, un acteur surdoué et le tour est
joué.
Steven Spielberg prend Lincoln et en fait une icône
cinématographique dans un film qui fera date dans l’histoire de ce
personnage qui a son monument à Washington, un monument qui
sert de point de ralliement de toutes les grandes actions pour la
liberté, que ce soit pour les Noirs en premier lieu, mais aussi pour
toutes les autres causes. Lincoln est le Président qui en a vu passer
par millions, des pèlerins à ses pieds monumentaux. Nous ne
pouvons pas comprendre cela en Europe puisque nous n’avons pas
de monuments de ce genre à la gloire de nos anciens leaders. En
Europe il ne doit guère y avoir que Lénine qui a un tel monument à
Moscou et la Reine Victoria devant Buckingham Palace à Londres, et
ce n’est en définitive qu’une statue au milieu d’un rond point. Il y a
bien sûr des statues de rois, d’empereurs, des arcs de triomphe et
des colonnes Vendôme ou des obélisques, mais pas de monuments
à nos chers anciens dirigeants. On semble préférer donner leurs
noms à des hôpitaux, des musées, des ponts, comme le Centre
Pompidou à Paris, le futur Musée du Quai Branly qui devrait prendre
le nom de Jacques Chirac après sa mort, ou le Pont Jacques Chaban-
Delmas à Bordeaux. Et puisque nous sommes à Bordeaux il y a bien
sûr la Colonne des Girondins, mais c’est un cas un peu spécial et
plus personnes ne sait qui étaient les girondins, même à Bordeaux,
même en Gironde. Peut-être simplement l’équipe de foot.
Steven Spielberg ensuite réduit le film aux deux dernières années de
vie, ou de survie, et de mémoire éternelle, de la vie de Lincoln de
Gettysburg à sa mort, du « gouvernement du peuple, par le peuple
et pour le peuple » à l’annonce de sa mort et à son éloge funèbre. Et
cela lui permet de concentrer l’entier du film sur le vote du treizième
amendement de la constitution. Pour conclure la guerre civile il devait
couler dans le marbre et taille dans la fonte la libération totale des
esclaves qui n’avait été jusque là qu’une émancipation comme
mesure de guerre et d’appropriation des biens des rebelles, mais ces
biens, les esclaves en l’occurrence, avaient ainsi été traités comme
une marchandise, une propriété et non comme des hommes. Il
fallait finir le travail pour faire l’histoire et cela fut fait par une
majorité de deux voix, dont celle du Président de la Chambre des
Représentants. Et Spielberg ne nous épargne rien sur les manœuvres
et les magouilles nécessaires pour faire voter vingt démocrates du
nord pour cet amendement. La ratification ensuite n’était rien car les
états du sud reconstruits après la capitulation ne s’opposeront pas
ouvertement à une mesure devenue incontournable, surtout – une
erreur dans le film – que la Louisiane voterait pour mais la Louisiane
avait réintégré l’Union dès 1862. Un héritage direct des Français dans
cette région de l’Amérique. De même le Tennessee avait plus ou
moins abandonné le Sud et était prêt à réintégrer l’Union.
Steven Spielberg ajoute à cela une dose d’histoire personnelle avec
les drames familiaux de Lincoln, la perte d’un fils dans la guerre, le
dilemme avec un second fils qui veut s’engager, et le fera contre
l’avis de sa mère et de son père qui, ce dernier, cependant cèdera à
la dernière minute en janvier 1864 pour que ce fils ne porte pas
toute sa vie le drame ne n’avoir pas servi son pays dans une heure
noire de son histoire. La femme de Lincoln oscille entre l’hystérie [...]
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Le Synopsis du film - Par André Ruellan Steven Spielberg ne pouvait manquer de laisser son empreinte dans l'Histoire, d'où son nouveau film Lincoln , avec l'excellent (et grand) Daniel Day Lewis, qui retrace en 2h 10 les quatre derniers mois de la vie de ce président hors du commun, accaparé par la fin de la guerre de Cessession et l'abolition de l'esclavage.
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| L'avis des cinéphiles internautes (2 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par Henri (Publiée le 19-03-2013 à 23:45)
Je n'avais pas vu encore "Lincoln" de Steven Spielberg, eh bien, voilà qui est fait…
A mon humble avis, le film est raté et ne laissera qu'un souvenir anecdotique dans l'œuvre de Spielberg, au même titre qu'"Amistad"par exemple.
La mise en scène est hyper classique et la musique, ampoulée, plombe encore plus l'affaire. C'est du cinéma ventripotent, pour ne pas dire obèse, qui aligne les effets, sans provoquer la moindre émotion. Cela aurait pu -dû?- être du Griffith, ce n'est que du bon gros Cecil B Demille, on s'attend à "Naissance d'une nation", ce n'est que "Ben-Hur" ou "Les Dix commandements". On sent bien que le vieux Walt Disney n'est pas loin! Aucun souffle, aucune émotion, du coup un film long, lent, ennuyeux au possible, un gros soufflé indigeste, bref, un film américain, dans le plus mauvais sens du terme, à la gloire du pays, limite film de propagande. Et puis, film de prétoire comme les adorent les Américains, qui réduit finalement l'abolition de l'esclavage à quelques magouilles politiciennes, avec prêchi-prêcha religieux, bible et tout ce qui va avec… Bref, Dieu est grand et Lincoln est son prophète.
On peut peut-être s'arrêter là, inutile d'insister ou de s'appesantir lourdement, vous voyez de quoi il s'agit… "Lincoln"ne laissera pas, à coup sûr, un souvenir inoubliable…
Par kristiane (Publiée le 10-02-2013 à 09:03)
Est ce qu'un film peut rendre inintelligent? oui et ce film c'est *Lincoln*, on se sent imprégné par cet esprit, clair, logique et les métaphores utilisées par Lincoln permettent une compréhension du cheminement implacable de sa pensée et de l'Histoire. Ce n'est certes pas un film léger, c'est un film austère à l image de cet homme tourmenté et son intégrité légendaire transparait dans ce film qui incarne les vertus de la démocratie, là ou l’intérêt particulier et les croyances personnelles s'effacent devant l’intérêt général. Ce film devrait être projeté dans des écoles et lycées, une vraie leçon magistrale. Quant à l'interprétation elle est remarquable;Daniel Day Lewis, Sally Field et Tommy Lee Jones sont portés par leurs personnages, et servis par la maestria d'un Spielberg au top.
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