 | Cogan : Killing Them Softly
Un film américain de Andrew Dominik avec Brad Pitt, Scoot McNairy, Ben Mendelsohn, James Gandolfini, et Richard Jenkins
Genre : Thriller - Durée : 1H37mn
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Le Synopsis officiel du film (Metropolitan FilmExport) :
Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan (Brad Pitt) pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère...
Après L’ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LÂCHE ROBERT FORD, Andrew Dominik retrouve Brad Pitt et signe l’adaptation du roman de George V. Higgins "L'art et la manière". Considéré comme une référence du polar et qualifié par le New Yorker de chef-d’œuvre de son auteur, celui ci est surnommé «le Balzac des bas-fonds de Boston». Dialogues ciselés, humour dévastateur, vision sans concession de l’Amérique, l’histoire nous conduit dans les arcanes de l'enfer d’une pègre où certains ont décidé de piétiner les codes d’honneur et Cogan de restaurer celui de ses commanditaires. |
| L'avis des cinéphiles internautes (2 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par Henri (Publiée le 17-12-2012 à 23:23)
Pour faire un film sur les USA, vous faites un thriller. Le scénario n'a pas une importance considérable.
Vous situez votre action dans les milieux de la pègre et des tueurs à gage.
Vous faites de longues séquences, avec des gros plans sur des personnages à la dérive, sur d'autres qui philosophent. Vous travaillez une bande sonore étonnante, entre jazz. et rock.
Vous superposez les discours d'Obama pendant la campagne électorale. Dans les troquets, dans les voitures, vous montrez ou vous faites entendre Obama, Mitt Romney, sans oublier Georges Double W.
Vous faites régner le plus grand calme, puis, à bon escient, vous déclenchez la violence, mais, là, sans hésiter, en y mettant le paquet, vous utilisez les sons très lourds des guns, vous utilisez le ralenti, les balles qui se baladent du canon jusqu'à la cible, les corps qui éclatent.
Vous ajoutez des pincées de cynisme et beaucoup d'humour noir.
Vous ne tournez quasiment que des extérieurs nuit, de préférence sous la pluie, pour obtenir des ambiances glauques.
Vous découpez votre film en séquences qui durent, mais qui durent, vous chiadez les dialogues.
Vous utilisez d'immenses acteurs, comme Brad Pitt, qui montre là qu'il n'est pas seulement un mannequin ridicule qui fait la promotion d'un quelconque parfum, mais aussi un comédien capable d'assumer un grand rôle sans défaillances.
Au total, vous obtenez une charge féroce contre les United States.
Au bout du bout, vous distillez votre message, donné par l'ange exterminateur:
"Les Etats-Unis, ce n'est pas un pays, ce n'est pas un peuple, c'est du business". CQFD. Il ne vous reste plus qu'à balancer le générique de fin.
C'est la recette qu'a utilisée Andrew Dominik dans "Cogan: Killing Them Softly" et il serait dommage que vous passiez à côté d'un tel bijou.
A ce niveau-là, ce n'est plus du cinéma, c'est du caviar qu'il faut déguster lentement à la petite cuillère!
Par kristiane (Publiée le 09-12-2012 à 20:43)
*L’Amérique n’est pas une nation : c’est un business*... Je ne sais pas si cette réplique va devenir culte, mais elle dépeint la morosité qui se dégage de ce thriller original, on y retrouve l’Amérique désabusée de la fin de l’ère de W Bush, les prémices de la dépression touchant d’abord les pauvres et les marginaux sans oublier les pauvres drogués, et malfrats à la petite semaine. Deux de ceux-ci vont déclencher une série de *nettoyages* pour avoir voulu piétiner les plates-bandes du milieu. Tout ceci est mené comme une entreprise, avec les cols blancs, donneurs d’ordres et Cogan chargé du sale boulot. Brad Pitt est impressionnant de retenue et de justesse dans un registre délicat, une fois de plus il met à mal son image et c’est une réussite, mais le malaise de cette descente de l Amérique dans l’enfer de ses démons est déstabilisant et beaucoup de spectateurs n’ont pas attendu la fin et c’est dommage !
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