 | Augustine
Un film français de Alice Winocour avec Vincent Lindon, Stéphanie Sokolinski, et Chiara Mastroianni
Genre : Drame - Durée : 1H41mn
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| L'avis de la rédaction - Par André Ruellan
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| C'est audacieux de consacrer un film à AUGUSTINE, dont le Docteur Charcot fit son miel et assura sa réputation dans son diagnostic et la guérison de l'hystérie au XIX ème siècle. Et c'est là que l'on demeure un peu perplexe face à ces démonstrations médicales minutieuses mais d'un autre âge auxquelles on veut bien adhérer sans en être bouleversé. Personnellement, ce que je connaissais du Docteur Charcot, c'est un tableau " Pompier " où l'on voit Augustine certainement, se pâmer en camisole de jour face à un aréopage de messieurs fort intéressés. Mais enfin, il est normal et louable de rendre hommage à ce pionnier neurologue et à ses patientes toujours considérées comme des délirantes face à l'hypocrisie des siècles précédents, et ce film en témoigne en raccorci avec un grand talent de la part de la mise en scène aux superbes éclairages, aux gros plans fascinants dans un décorum qui fait froid dans le dos . La réalisatrice et le directeur de la photo sont excellents pour affirmer cette ambiance retenue et passionnée d'une avancée médicale majeure. Pratiquement de tous les plans, Vincent Lindon est vraiment le personnage, un type à la fois imbu et généreux, qui fait la gueule et râle tout le temps pour dissimuler sa propre angoisse. Quant à Soko, elle est tout bonnement Augustine , simple mais robuste et on la sent bien attentive aux directives de sa réalisatrice. |
Le Synopsis du film - Par André Ruellan Le docteur Jean-Martin Charcot, le fondateur de la neurologie moderne et professeur de S. Freud. Bien sûr, parmi un nombre considérable de sommités barbichues et moustachues, le docteur Charcot glabre et sévère traita de nombreuses malheureuses atteintes d'hystérie dont Blanche Wittmann et la mieux connue Augustine qui fut le cobaye et la passion du neurologue. |
| L'avis des cinéphiles internautes (2 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par Lventriloque (Publiée le 04-01-2013 à 00:08)
Plus que la lourde introduction (ce crabe, ces verres de vin), c'est le fil entre Charcot et sa patiente, sous l'oeil de lynx de l'épouse (impeccable Chiara Mastroianni) qui captive. L'hypnose émane d'un spécialiste, pas de Charcot. On se croirait dans une arène avec spectateurs gourmands des débordements féminins. Le regard éhonté du médecin alors que la créature se fait applaudir dévoile l'essentiel (la démonstrative Stéphanie Sokolinski s'avère parfaite pour ce rôle). On peut dès lors savourer la mise en scène, éclairages (lumière quasi biblique sur le visage de Vincent Lindon), costumes d'époque (les affriolants dessous de coton blanc !), ne rien perdre des chuchotements ni des changements de place du mal, avancer dans l'intimité encore masquée d'Augustine et son sauveur, quoique de plus en plus copains sans le montrer. Une avancée médicale certaine à l'époque où l'hystérie féminine se diagnostiquait, silence sur le reste. La chute d'escalier a le mérite de relativiser la supposée guérison de la demoiselle. Surprise que l'affaire faite (soi dit en passant drôlement "à la hussarde" pour une cinéaste !), Augustine s'éloigne telle une souris qui aurait volé du gruyère. Les expressions des époux culminent à ce moment-là, dans le style échevelé de leurs soirées... Ce qui frappe chez Alice Winocour est le sens du détail.
Par bibi (Publiée le 18-11-2012 à 17:59)
Mais quel film chiant! "L'hystérie" du Pr Charcot racontée de manière
superficielle et survolée. Car l'on comprend très vite que la non-
connaissance de son corps provoque chez "Augustine", jeune bonne
analphabète (Stéphanie Sokolinski), des "délires physiques". Replaçons
le tout dans le contexte de l'époque évidemment : le sexe et les
transformations corporelles n'étaient pas abordés avec les jeunes filles
de ce siècle.
Charcot (Vincent Lindon) y voit là un cas de médecine. "Augustine"
devient son cobaye et la relation praticien-malade dépasse la Science.
Vrai, faux?
Ce film est long, froid, ça griffonne, ça bougonne, ça s'isole. L'hystérie,
une pathologie qui aurait gagné à être développée dans cette fiction.
J'ai détesté
la lumière. De plus, est-il nécessaire de sacrifier des animaux pour les
besoins d'un film ? Ennuyeux et ce n'est pas peu dire!
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