 | Superstar
Un film français de Xavier Giannoli avec Kad Merad, Cécile de France, et Louis-Do de Lencquesaing
Genre : Comédie - Durée : 1H52mn
Ecrivez votre critique sur ce film
|
| L'avis de la rédaction - Par Emmanuelle Etienne
|
Le cinquième long métrage de Xavier Giannoli (Quand j’étais chanteur, A l’origine) est une fable kafkaïenne sur la célébrité. Martin Kazinski (Kad Merad), un simple ouvrier, se retrouve du jour au lendemain harcelé par les passants et les médias. Alors qu’il devrait être ravi de cette soudaine notoriété, une question le taraude : pourquoi ? Dans sa quête de réponses il sera épaulé par une journaliste, Fleur Arnaud (Cécile de France), qui s’est prise d’affection pour lui.
Comme c’est souvent le cas avec ce genre de film à thèses, le pitch de départ est plus intéressant que le résultat final. Même si le message n’est pas dénué d’intérêt : la dérive de la société contemporaine qui érige au rang de star n’importe qui ; son traitement manque cruellement de finesse. Le cinéaste nous propose une vision très manichéenne où le héros, un homme bon qui travaille avec des handicapés, affronte des journalistes manipulateurs au cœur de pierre.
Passé les premières minutes et la découverte de la célébrité fulgurante de Kazinski, le récit tourne vite en rond et s’essouffle. Comme le personnage, le spectateur ne va cesser de s’interroger sur le pourquoi de cette histoire. Plusieurs hypothèses seront évoquées au fil du film mais sans qu’aucune ne soit confirmée, la solution de simplicité ? Pour que le long métrage gagne en crédibilité peut être aurait il fallu créer un univers plus réaliste où l’absurdité de la situation ne régnerait pas en maître. Superstar n’est malheureusement pas à la hauteur de ses ambitions, pire encore il semble s’inspirer de la télé-poubelle qu’il dénonce. |
Le Synopsis officiel du film (Wild Bunch Distribution) : :
Un anonyme devient soudain extraordinairement célèbre, sans comprendre pourquoi. |
| L'avis des cinéphiles internautes (1 critique) : |
Par David (Publiée le 08-09-2012 à 17:03)
"S'interroger, au sortir d'une séance de cinéma, sur le pourquoi d'un film que l'on vient de voir, consiste à organiser, dans le cadre de son propre langage intérieur, en vue d'une aperception totalisante, un petit nombre d'éléments essentiels constitutifs de ce récit. " On peut alors regretter une construction assez courante du procédé filmique : la présence d'un générique final qui clôture et impose dans une forme consensuelle anodine ces courtes séquences. Dans l'ordre banal d'insérer les noms des protagonistes de la fiction dans la réalité du monde, sont extraits de la narration quelques courtes séquences. C'est là que le réalisateur du générique final achève largement le cadre de ses fonctions. Cette relation finale entre le rêve et la réalité, l'acte de nommer les participants à la création d'une œuvre est surinvesti par la volonté de découper, choisir et prélever la substance signifiante du film avant le spectateur. L'homme libre dans le choix subjectif et individuel des processus de mémorisation, dans son interprétation nouvelle des figures du monde et dans la création d'une clé sémiotique privée devient, dans ce contexte, l'homme à abattre. Ce que l'on doit penser d'un film, d'un produit, et finalement de tout objet inséré dans la société de consommation commence déjà à se présenter comme la première esquisse d'une dictature. Oubliez ceci et mémorisez cela.
Lire toutes les critiques pour ce film
Donnez vous aussi votre avis sur ce film
|
Découvrez également le site officiel du film Superstar (bandes annonces, interviews, photos, infos techniques...) |