 | Blanche-Neige et le chasseur
Un film américain de Rupert Sanders avec Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth, et Sam Clalfin
Genre : Fantastique - Durée : 2H06mn
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| L'avis de la rédaction - Par Albin Duvert
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Deuxième round de notre bataille des Blanche Neige, la version chasseur se rapproche plus de l’héroic fantasy façon Seigneur des anneaux, avec une Blanche Neige élue et seule en mesure de vaincre le mal façon Harry Potter que du conte gentillet qui nous avait été présenté quelques mois plus tôt. Un renforcement massif des moyens a été mis en œuvre pour un résultat haut en couleur.
Cette version du Blanche Neige n’a lésiné sur rien d’un point de vue strictement visuel. Du grand spectacle du début à la fin dans cette épopée fantastique et guerrière de lutte entre le bien et le mal, incarnés par les deux beautés en compète de maquillage et de jeunesse. Les effets spéciaux sont époustouflants à la fois de grandeur, de qualité et d’inventivité (on ne peut qu’admirer la beauté d’une Charlize Theron qui s’envole en mille et un corbeaux). Chaque passage est un morceau de bravoure, un travail minutieux pour nous prendre au corps à chaque sursaut d’action, où la beauté des costumes et des décors vient parfaire le tout. Evidemment, toutes les ficelles habituelles de la mise en scène des scènes d’actions au pays des merveilles sont réutilisées : ralentis excessifs, montage sonore virulent etc. Mais notre attention est bien trop absorbée par le spectaculaire pour prêter vigilance à ces facilités. Même si ce tableau phénoménal joue dans une démesure qui semble incontrôlée (une flèche enflammée à l’origine d’un brasier de trente mètres), cette ambition est assumée de bout en bout. Je me permettrai même une petite tautologie en affirmant que l’excès est parfois excessif, mais tellement jouissif.
Mais nos mirettes éblouies n’obstruent pas pour autant nos cellules grises le temps d’une exhibition. Car les puristes de Grimm pourront bien être pris de nausées face à cette adaptation très, très mais alors très libre du conte d’origine. Blanche Neige n’en garde que le nom ou presque. Si l’introduction au récit est assez classique, le film part vite dans une histoire abracadabrante aux dimensions dépassant largement la simple trame de départ, déjouant au passage les interprétations extra textuelles du conte au profit du show. Il serait trop long de revenir sur toutes les inventions (pas toujours heureuses) de notre objet, mais il convient de s’arrêter sur quelques essentielles. Prenons d’abord une Blanche Neige qui n’a plus le cœur à chanter « Un jour, mon prince viendra » et préfère s’en aller en guerre. Elle n’est surtout plus un objet de convoitise que pour sa beauté mais plutôt pour sa jeunesse car belle maman, en pénurie de crème de jour, compte bien l’aspirer pour obtenir vie éternelle. Mais elle n’aura pas oublié que celle qui lui donnera tout pouvoir est aussi la seule capable de mette fin à son règne, car notre méchante reine est invincible. Blanche Neige devient alors l’instigatrice d’une guerre acharnée entre le bien et le mal. Difficile parfois de nous y retrouver dans ce patchwork qui n’est pas sans nous rappeler le Alice au pays des merveilles de Burton. A côté de tout ça, les sept nains (qui arrivent bien tard tout de même) sont transformés en guerriers prophètes et notre bon prince est bredouille de princesse, car un chasseur passait par là et lui a tiré dans les pattes. En effet, en nous rappelant le titre, ce personnage normalement secondaire tient ici un rôle central. Cette adaptation aurait pu être brillante de par son pouvoir de réunir tout ce que le merveilleux peut à nous offrir (fées, trolls etc.) mais de nombreuses incohérences décrédibilisent le scénario qui tourne parfois au grotesque et qui semble sur certains point avoir été franchement bâclé par manque de temps. C’est dommage car cette réinvention totale et majestueuse du conte aurait pu s’inscrire dans la digne lignée des épopées fantastiques, les plus savoureuses du genre.
Au milieu de ce melting pot se débattent quelques acteurs qui ne trouveront pas tous leur Excalibur. Chris Hemsworth est le parfait (et insupportable) stéréotype du bourru chagriné qui cogne et baisse les yeux, rustre cachant sa partie sensible. Il faut le dire, c’est bien dommage d’avoir attiré l’attention sur un personnage vu et revu dont on se serait bien passé. Du côté des méchants, on attendait Charlize Theron au tournant dans le rôle de la reine des pommes qui, elle aussi, déçoit. La belle est bien desservie par un scénario qui une fois de plus, tire les grosses ficelles de la méchante sans saveur qui ne sait que crier à tout va. Même sa plastique et son regard ravageur ne peuvent nous faire oublier les maladresses de ses dialogues monosyllabiques et vides d’intérêts. Elle se rattrape occasionnellement quand, enlaidie par un maquillage assez réussi, elle se décide à mettre de côté ses jérémiades pour se concentrer sur un jeu plus en nuance et en retenue, dans lesquels elle nous rappelle (enfin) la puissance de son jeu d’actrice. Finalement, c’est notre apprentie vampire qui s’en sort le mieux. Kristen Stewart étonne de son engagement dans un rôle qui aurait pu être franchement fadasse si elle n’y avait pas mis tout son cœur. Si elle n’est pas encore la Marylou débridée de Sur la route, elle s’est déjà bien émancipée de la viande froide de Bella.
Malgré ses nombreuses erreurs, cette adaptation majestueuse et sans complexe du conte des frères Grimm nous embarque au cœur d’une épopée guerrière ébouriffante, à la poursuite d’une jeune actrice en devenir. |
Le Synopsis officiel du film (Universal Pictures International France) : :
Dans le film d'action à grand spectacle, Blanche-Neige et le chasseur, Kristen Stewart (Twilight) interprète l'héroïne dont la beauté vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse Reine maléfique (Charlise Theron, récompensée aux Oscar®) et décencher son courroux. Mais la cruelle marâtre ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l'art de la guerre par le chasseur (Chris Hemsworth, Thor) qu'elle avait elle-même envoyé pour la supprimer. Sam Claflin (Pirates des Caraïbes - La fontaine de jouvence) y incarne le prince, envoûté par la beauté et la force de Blanche-Neige. |
| L'avis des cinéphiles internautes (4 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par Clémence (Publiée le 22-07-2012 à 18:38)
Je commence à croire que Kristen Stewart est la chouchou de l'Amérique, en ce
moment elle à presque tout les rôles, de beaucoup de film (Twilight, Speak, Blanche
Neige et le Chasseur). Bref pas mal comme film mais sans plus.
Par Dimitri (Publiée le 03-07-2012 à 12:48)
Après l'effort réalisé par Tarsem Singh sorti au mois d'avril (qui pour le coup se veut être le parfait opposé de ce nouveau film), c'est au tour de l'inconnu Rupert Sanders de proposer sa propre vision du conte des frères Grimm.
Parmi de nombreux jeunes réalisateurs envisagés par Universal (qui distribue le film), Sanders parvient à se démarquer par son sens de l'image, ses plans magnifiques et soignés et ses couleurs savamment dosées. Preuve en est avec Blanche-Neige et le Chasseur, véritable tour de force visuel faisant foi du savoir-faire indéniable du jeune homme.
Blanche-Neige et le Chasseur est une relecture du célèbre conte qui cherche avant tout à renouer avec le côté dark fantasy déjà présent dans les textes d'origines (les contes des frères Grimm ont la réputation d'être sombres), ce qui est plutôt une bonne idée puisque jusqu'à présent les différentes adaptations passées dépeignaient des mondes chaleureux et colorés, exception faite de la version de 1997 avec Sigourney Weaver.
Mais c'est malheureusement l'un des seuls atouts du film, le talon d'achille du long-métrage étant dans le ton abordé, en parfait décalage avec l'ambiance qui y est distillée.
Succés post-Twilight oblige, Kristen Stewart hérite du rôle principal, la motivation des studios Universal étant bien évidemment de capitaliser le succés du film par la seule présence de la star adulée par toute une génération de jeunes spectateurs. Un choix qui peut se comprendre mais qui, à voir l'interprétation de la comédienne, ne rend guère justice à l'ampleur d'un tel rôle.
Cette dernière campe une Blanche-Neige à la beauté captivante (et de côté là, c'est plutôt réussi puisque Stewart n'a jamais été aussi belle) qui se retrouve emprisonnée par sa maléfique belle-mère (Charlize Theron) suite à la mort de son père. Parvenant à s'échapper, elle est bientôt rattrapée par un mystérieux chasseur (Chris Hemsworth) envoyé par la Reine dans le but de la ramener au château, cette dernière voulant dévorer son coeur afin de s'assurer la vie et la jeunesse éternelle. S'étant fait duper par la maudite souveraine qui lui a promis de lui rendre sa défunte dulcinée, le chasseur finit par se ranger du côté de la belle et décide de l'aider à reconquérir son royaume. Ils seront aidés dans leur quête par sept valeureux nains à la recherche de leur rédemption qui verront en Blanche-Neige la fin d'un âge où mort et désolation sont maîtres depuis de nombreuses années.
Nous retrouvons donc l'essence même du conte avec ses personnages qui en ont fait le succés, Sanders prenant tout de même un malin plaisir (mais, hélàs, pas toujours bienvenue) à détourner certains codes de l'histoire. Notamment les nains, sympathiquement interprétés (excellents Nick Frost et Toby Jones) qui deviennent ici des brigands capturants les malheureux voyageurs ayant l'imprudence de s'aventurer sur leur territoire mais dont le destin de l'un d'entre eux fera passablement grincer des dents ; le chasseur qui prend ici une place plus importante que dans l'histoire d'origine permettant à son interprète, Chris Hemsworth, de proposer un jeu juste sans être pour autant captivant et enfin un nouveau venu, William (Sam Clafin) ami depuis l'enfance avec la belle dont il est éperduement amoureux.
Et c'est justement là que réside la principale erreur de ce film puisque William, qui finit par retrouver sa belle au cours de l'intrigue, nous embarque dans un triangle amoureux assez embarrassant qui n'est pas s'en rappeler celui de Twilight, amenant le film à sombrer en raison d'un manque d'identité flagrant et dénonçant avant tout l'objectif principal du studio produisant le film : nous ne sommes pas là pour admirer ce qui aurait pu être une excellente relecture d'un mythe, mais une bête commande de studio à la gloire de Kristen Stewart dont le jeu inhabité se base uniquement sur ses mimiques et son attitude ; cette dernière s'évertue en effet à reproduire ce qu'elle a bêtement appris sur la saga l'ayant élevée au rang d'icône et amène une fois de plus à faire tomber le film dans une niaiserie ennuyeuse dont nous nous serions volontier passés.
Même les efforts de Sanders ne relèvent pas la sauce, ce dernier faisant étalage de clins d'oeils cinéphiliques (vous aurez sans doute reconnus Basic Instinct, l'Histoire Sans Fin ou encore Terminator 2!) mais l'emprise du studio est la plus forte et rien ne semble pouvoir sauver l'entreprise, si ce n'est la magnifique Charlize Theron qui, pour le coup, bénéficie du meilleur rôle de l'histoire!
Il est même intéressant de constater qu'il y a comme une sorte de choc des générations entre cette dernière et Kristen Stewart. Là où la plus jeune se contente de séduire l'objectif et le public par des regards et des gestes, la seconde fait une fois de plus une démonstration de son immense talent (qui n'est d'ailleurs plus à prouver) en composant une reine noire rongée par la folie dont les excés de colère surprennent et inquiète par tant de férocité. Une interprètation habitée, convaincante, élevant cette excellente actrice au rang de Grande Prêtresse de cérémonie puisqu'elle y trouve là l'un de ses meilleurs rôles, parvennant sans mal à voler la vedette à Stewart.
Un point fort non négligeable certes, mais cela ne suffit pas pour considérer Blanche-Neige et le Chasseur comme une adaptation réussie. Tout au plus pourrait-on qualifier le film de produit commercial joliment emballé par des images somptueuses où les plus jeunes et les inconditionnels de Stewart y trouveront leur compte. Pour les autres, il serait peut-être plus sage de passer votre chemin en caressant le doux espoir qu'un jour une histoire aussi puissante que celle-ci puisse enfin avoir les galons cinématographiques qu'elle mérite.
Toujours est-il que Rupert Sanders est un jeune réalisateur à guetter du coin de l'oeil, cette expérience lui ayant au moins permis de faire montre de beaucoup de talent (quoiqu'un peu trop "publicité" par moment puisqu'il vient du monde de la pub, mais attendons que ses connaissances en terme de mise en scène se peaufinent... ) et espérons qu'un studio lui permette un jour de donner libre cours à sa vision, il se pourrait bien que ce jeune homme soit une révélation dans le monde du septième art...
Par Franchette (Publiée le 26-06-2012 à 05:54)
Je viens d’apprendre que ce film a eu environ 10, 000 entrées de plus que Madagascar 3. Eh bein ! On ne s’y attendait pas du tout, surtout après les nombreux changements que le réalisateur y a apportés.
Par Anne (Publiée le 17-06-2012 à 21:13)
Nous avons vu le film en famille hier soir. A propos, je n'ai pas compris l'interdiction du film pour les moins de 12 ans !
Je l'attendais depuis des mois ce film, séduite par les diverses bandes-annonces qui promettaient un film spectaculaire et plein d'action, eh bien j'ai été déçue...
Kristen Stewart d'une part, m'a énervée avec sa bouche constamment ouverte qu'elle soit émerveillée ou effarouchée, l'action aussi, qui s'essouffle dès que les nains interviennent : peu crédibles ceux-là d'ailleurs. Et puis c'est vrai, le film est un peu ennuyeux, les personnages, les situations sont stéréotypés comme les batailles, par exemple, se voulant une copie de celles du Seigneur des anneaux, mais sans souffle épique, sans grandeur... Et le combat final entre la reine et la princesse, sans surprise pour ceux qui avaient écouté les paroles du chasseur quelque temps auparavant. Bof bof donc... Un film pour les grands enfants, pour oublier un après-midi pluvieux, mais que je n'aurai pas envie de revoir, même en dvd.
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