 | Une Seconde Femme
Un film autrichien et turc de Umut Dag avec Nihal Koldas, Begüm Akkaya, et Vedat Erincin
Genre : Drame - Durée : 1H35mn
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Le Synopsis officiel du film (KMBO) :
Fatma vit à Vienne avec son mari, Mustafa, et leurs six enfants. Depuis toutes ces années, elle essaie de préserver les traditions et le prestige social de leur famille d’immigrés turcs. Ayse, une jeune fille de 19 ans est choisie dans un village en Turquie pour officiellement épouser leur fils et se joindre à la famille.
La réalité est toute autre ; en secret, parce que Fatma l’a décidé, Ayse est promise au père, en tant que seconde épouse. Dès lors, une relation de confiance et de complicité va se développer entre les deux femmes. Mais cet événement va mettre en péril l’équilibre de toute la famille, qui devra faire face au regard de la communauté et à de nouvelles difficultés... |
| L'avis des cinéphiles internautes (3 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par Henri (Publiée le 25-10-2012 à 09:48)
"Festival du Cinéma Allemand 5" à Loudéac dans les Côtes d'Armor…
Si vous avez eu la chance de voir "L'Etrangère" de Feo Aladag, précipitez-vous pour aller voir "Une Seconde Femme" d'Umut Dag, c'est du même tonneau. Le thème traité est le même, il s'agit de la condition de la femme turque en Allemagne avec aller-retour vers la Turquie. Je serais une femme, je serais tout autant révoltée qu'à la sortie de "L'Etrangère". Un moment j'ai même cru que c'était la même réalisatrice, mais, après vérification, j'ai eu la surprise de voir qu'Umut Dag est en fait un homme. Eh bien c'est réjouissant qu'un cinéaste homme puisse faire un film de femmes aussi fort.
Le film est très fort, disais-je: on assiste, au début, à un mariage en Turquie, mais l'impression qui reste, c'est un malaise, l'impression que quelque chose ne va pas. Le reste de l'action se passe en Allemagne, mais, pour ce qui est du scénario, je n'irai pas plus loin, le film étant intelligemment construit sur la surprise. Au début, on ne comprend pas bien, les pièces du puzzle ont du mal à se mettre en place, puis tout s'éclaire progressivement. Chaque séquence est ponctuée par un long fondu au noir et, lorsque l'on croit avoir compris, on s'aperçoit qu'on est à côté de la plaque, ce qui n'est pas le moindre intérêt du film.
Mais, naturellement, le grand thème du film, ce magnifique portrait de femme, la société turque en Allemagne, la condition féminine, l'emprise de la religion, tout cela est traité sans aucun didactisme, ce qu'on aurait pu craindre! Au contraire, le scénario est parfaitement construit et, si certains épisodes sont un peu attendus, l’attention est constamment tenue en éveil grâce à l'habileté narrative.
C'est donc du bon cinéma, efficace et, au bout du compte, militant sans l'être explicitement. La direction d'acteurs est remarquable, la technique parfaitement maîtrisée et tout cela concourt à faire du film une œuvre qui touche son but. Le propos est indispensable et un film comme celui-là devrait être vu par tous.
Par Lventriloque (Publiée le 02-07-2012 à 08:51)
Dès les premiers plans ce qui frappe est l'archaïsme des moeurs qui jure avec les éclats de modernité venus d'occident. En voilà une vendue par les siens même s'ils la pleurent. Objet de curiosité dont sa famille d'adoption explore toutes les facettes, Ayse, bien dressée à l'abnégation par Fatma l'héroïque, justifie son tout petit filet de voix. Le père est doux avec elle, le fils aimable quoique énigmatique... Elle se lâche un peu au supermarché avec lui, les commères s'extasient, la trajectoire est sécurisée. Coquin de sort qui n'a cure de cet agencement entre la Turquie et l'Autriche ! Voici soudain un bébé fille en pleurs, notamment quand sa mamie approche. La tension monte encore, la violence souterraine finit par déborder, on a mal pour eux tous d'être aussi dépersonnalisés... Rien n'était donc gratuit dans ces scènes d'intendance vues par le petit bout de la lorgnette. Les us communautaires gagnent ici, comme souvent, même en zones réputées civilisées, et pourtant Fatma avait "d'excellentes raisons" tout comme son mari à bien y repenser... C'est complètement le message contemporain de survie pour la jeunesse dépossédée du travail qui l'emporte ! Place à la new generation dont les intérêts convergent, prévaut l'urgence économique ! On peut comparer ce film qui saccage en sourdine à une plante carnivore.
Par Franchette (Publiée le 26-06-2012 à 09:18)
La vie turque est un style de vie, qui m’a toujours passionné, puisqu’elle est vraiment l’opposée de la notre. C’est pourquoi ce film est pour moi, comme un trésor et je le recommande vivement à tous ceux qui voudraient découvrir une toute autre culture.
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