 | 7 jours à la Havane
Un film français et espagnol de Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Elia Suleiman, Julio Medem, Gaspard Noé, Juan Carlos Tabio, et Laurent Cantet
Genre : Drame - Durée : 2H05mn
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| L'avis de la rédaction - Par André Ruellan
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| Pauvres mais braves gens ces Cubains. Ce film ne manque pas de mieux nous les faire connaître et décrit au gré du fil rouge constitué par une semaine à La Havane, les dures restrictions que ce peuple subit depuis un demi-siècle, sans broncher, dans une capitale délabrée sillonnée de vélo-taxis et d'invraisemblables Cadillac roses totalement hors service qui trimbalent bon gré mal gré de curieux et burlesques touristes. La musique, les discours, les religions et l'amour composent un fonds uniforme au talent des réalisateurs qui ont retenu également l'atmosphère chaleureuse des êtres et du climat en images pleines de vitalité, dans un choix disparate de situations, mais captivantes par ce réalisme qui permet parfois de camper des personnages en témoins totalement muets dans un univers effervescent. L'interprètation est convaincante dans un ensemble malgré tout inégal et parfois interminable comme ce simili rite vaudou (?). Avec la Sainte Vierge, c'est plus rigolo . |
Le Synopsis officiel du film (Rezo Films) : :
Véritable portrait contemporain de la mythique capitale cubaine, 7 JOURS A LA HAVANE offre un regard instantané de la ville à travers un film de cinéma composé de 7 chapitres, réalisés par 7 réalisateurs internationaux. Chaque chapitre raconte une journée de la semaine, à travers le quotidien ou l’aventure d’un personnage différent et fait résonner l’âme de la ville au fil des quartiers, des ambiances, des générations et des cultures. A travers leurs différentes sensibilités, origines et styles cinématographiques, certains réalisateurs ont eu le désir de croiser la réalité cubaine en prise avec son quotidien, d’autres ont choisi l’immersion totale et se sont inspirés de la vie de la population locale.
Si les 7 histoires présentent des intrigues différents, les réalisateurs ont accepté d’inscrire leur récit dans une trame partiellement commune; à la Havane, toutes les couches sociales se croisent, se côtoient, parfois entremêlent à divers instants de la semaine. |
| L'avis des cinéphiles internautes (1 critique) : |
Par Henri (Publiée le 07-06-2012 à 21:56)
"7 jours à La Havane", film à sketchs sympathique sur La Havane. Ils se sont donc mis à 7, comme les 7 jours de la semaine, pour réaliser ce film. Bon, tous les clichés y sont, les corps magnifiques, la facilité des contacts, la sensualité, et puis, évidemment la musique et encore la musique, les vieilles guimbardes américaines, qui tombent tout le temps en panne et, de manière récurrente, en panne d'essence, les demeures coloniales, le front de mer, la religiosité, pour ne pas dire la superstition, la sécurité, même si elle reste discrète, et tout le reste… C'est tellement cliché, et dans les sept films, que peut-être cela correspond-il à la réalité. En tout cas, on a franchement envie d'embarquer pour Cuba et de se rendre compte par soi-même!
Bien sûr -mais c'est la loi du genre-, l'ensemble est un peu inégal, ce qui fait que certains sketchs ressortent par rapport à d'autres, je pense en particulier à celui où Emir Kusturica joue son propre rôle. Il est à La Havane pour venir chercher un prix de cinéma, trophée qu'il finira d'ailleurs par oublier. Il est tellement saoul, et avec tellement de naturel, qu'on se demande si Kusturica joue Kusturica saoul ou s'il s'agit d'un reportage sur Kusturica venant chercher un prix à La Havane. On peut se poser la question, en tout cas le sketch est désopilant.
Certaines séquences se recoupent et l'on retrouve parfois les mêmes personnages, les autres sketchs sont autonomes. Un autre particulièrement marquant, Elia Suleiman, promenant son regard à la Tati dans La Havane. Il doit être reçu par le Commandante lorsque celui-ci aura fini son discours, mais on voit, sur chaque téléviseur, Castro qui cause, qui cause, qui cause, et les plans fixes sur le Pierrot lunaire ont quelque chose de surréaliste.
Pour le reste, à vous de voir, chaque sketch aura sûrement ses thuriféraires et ses détracteurs.
En tout cas, encore une fois, l'entreprise et le résultat sont légers, agréables et, au bout du compte, le divertissement satisfait le spectateur.
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