 | Sur la route
Un film français, brésilien, américain, et britannique de Walter Salles avec Sam Riley, Garrett Hedlund, et Kristen Stewart
Genre : Drame - Durée : 2H20mn
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| L'avis de la rédaction - Par André Ruellan
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Un film franco-brésilien tourné en majeure partie au Canada et au Mexique qui déroule ses deux heures au Festival de Cannes, il y a de quoi allécher, d'autant qu'il relate les pérégrinations de copains au fil des USA, d'après la longue nouvelle de Jack Kerouac tapée sur un ruban de papier calque de 36 mètres et écrit en trois semaines du 2 au 22 avril 1950 sous l'emprise de drogues diverses. Disparu en 1969 des suites d'une cirrhose fulgurante l'auteur ne connaîtra donc pas cette explicite adaptation cinématographique de son oeuvre. Et bien que je l'ai pas lue, tout porte à le croire en voyant ce film qui décrit un déconcertant périple, et que ce texte étonnant est évidemment respecté, dans l'atmosphère des quelques années entre la fin de la guerre 39/45 et la guerre de Corée remarquablement restituée au moindre détail près.Par tous les temps, au gré de décors désolants de tristesse, ce futur écrivain et son copain entouré de ses maîtresses, au fil des étapes, boivent, triment, se droguent, chapardent afin de réaliser un objectif incertain, ce qui n'empêche pas de se laisser séduire par ces personnages bizarres au son de negro-spitituals, de Jazz et surtout de be-bop.
La photo est excellente, crédible et conforte le talent des acteurs vraiment imprégnés de leur rôle comme Kristen Stewart, Garrett Hedlund et Sam Riley en clone de l'écrivain. |
Le Synopsis du film - Par André Ruellan Second film de la sélection hebdomadaire de Cannes, Sur la Route d'après le roman de Jack Kérouac, est consacré aux aventures d'un jeune écrivain et d'un ex-taulard accompagné de sa pétillante maîtresse qui vagabondent librement au fil des routes américaines au temps des Beatnicks et du be-bop. |
| L'avis des cinéphiles internautes (5 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par bibi (Publiée le 25-09-2012 à 19:03)
Je n'ai pas lu le livre mais le film m'a un peu ennuyée. Trop long,
d'abord. Dans le désordre: de l'alcool, de la drogue, du sexe, de la
musique jazz, de la route. Je pensais, au début, que notre trio était en
cavale mais pas du tout. C'est l'histoire d' un jeune homme, au charme
ravageur (à la recherche de son père, apprend-on) qui brûle sa vie et
qui se perdra. Un autre, admiratif, apprenti-écrivain, saura rebondir à
temps. Tous deux sont accompagnés d'une jeune femme libre et sans
concession pour l'époque. Au bout d'un moment, on devine que cela ne
finira pas de la meilleure façon. Une lassitude nous étreint et on se dit
"The end", vite!... Les deux acteurs sont charmants, certes, et Kristen
Stewart casse
son image d'éternelle soporifique dans "Twilight" mais bon, cela ne
suffit
pas.
Par ellassema (Publiée le 11-06-2012 à 21:53)
Dans les explosions musicales effrénées du Jazz naissant, dans la
folie pure et désinhibée d'une génération post-seconde guerre
mondiale avide d'authenticité, Walter Salles retranscris les voyages
délirés de Sal Paradise (Sam Riley) et Dean Moriarty (Garrett
Hedlund), représentations littéraires de Jack Kerouac et Neal Cassady
qui explorèrent l'Amérique à travers ses routes tortueuses et ses
paysages de roche et de poussière. L'intrigue, certes pauvre, réside
dans ces traversées du continent, de New York a Denver, de Denver à
San Francisco, et dans l'inspiration perdue de Sal Paradise qui se
qualifie de lui même comme « jeune écrivain ».
Néanmoins « Sur la route » ne peut être réduit à un carnet de voyage
cinématographique animé par la fougue de Dean Moriarty et la
sagesse raisonnée de Sal Paradise; il y a, derrière ces paysages
américains idylliques, ces villes naissantes et démesurées, ces
rencontres au détour d'un Bar, un véritable travail sur les
personnages originel du livre auquel Walter Salles rend ici un
véritable hommage: il parvient à recréer les relations conflictuelles et
passionnelles qu'entretient Dean Moriarty avec les femmes (que ce
soit avec Marylou, sa première épouse interprétée par Kristen
Stewart, ou avec Camille, sa seconde épouse jouée par Kristen
Dunst); son esprit torturé entre responsabilités et abandon totale
aux plaisirs purs (drogues et alcool); le rejet d'une génération
nouvelle et intellectuelle envers une société étriquée (génération qui
deviendra le mouvement « beat generation ») et une existence sans
but; la misère et la dureté de la vie pour un peuple idéalisé; le
développement du jazz et la reconnaissance des artistes afro-
américains; l'exploration spirituelle a travers les drogues et la
recherche d'une inspiration désinhibée... Tout ce mélange hétéroclite
embellit par la prose poétique et authentique de celui qui se disait
être un des plus grands écrivains de son temps.
Ce travail cinématographique minutieux et tant attendu n'aurait put
être possible sans la présence de Sam Riley et de Garett Hedlund qui
ne se livrent pas seulement à un travail d'interprétation mais
possèdent réellement leurs personnages pour faire revivre la
légende de Jack Kerouac. Sam Riley, qui avait déjà été remarqué
dans « Control » et « Brighton Rock » pour la sincérité de son jeu et
sa capacité à s'imprégner totalement de ses personnages parvient
en effet à transcrire toute la complexité de Jack Kerouac partagé
entre admiration, jalousie, désir, passion. Garett Hedlund, quand à
lui, incarne toute la folie et la grandeur d'un homme né sur la route,
à la lucidité et à l'intelligence stupéfiante. Il est à regretter que
Canne n'est pas sut déceler dans ce film roots et littéraire toute la
magnificence d'une génération hallucinée et avant gardiste.
Par Anne (Publiée le 01-06-2012 à 13:54)
J'ai vu Sur la route avec ma fille de 15 ans, ce que je regrette car certaines scènes sont très crues et elle en a été choquée. Un petit avertissement donc, le film est plutôt réservé aux adultes ou à des ados avertis, même si la sexualité y est plus suggérée que montrée. J'ai cependant beaucoup aimé ce film aux images magnifiques comme celles de la récolte du coton. On y découvre l'immensité et la variété des paysages américains. La vie des travailleurs nomades. Jack Kerouac a raconté sa "route", ses errances de jeune adulte fasciné par Dean Moriarty, un routard allumé qui se consume littéralement, animé par une fureur de vivre qui masque mal ses pulsions auto-destructrices: il se jette à corps perdu dans toutes les débauches qui lui permettent d'oublier son père "hobo"disparu et sans cesse recherché.
Les jeunes acteurs sont tout simplement brillants, notamment Garrett Hedlund, extraordinaire dans le rôle de Dean : il permet de comprendre la fascination qu'a pu exercer ce garçon sur tous ceux qui l'ont approché.
L'action se déroule donc sur les routes américaines, dans une vieille guimbarde volée, avec le trio infernal constitué de Dean, Sal (Jack Kerouac) et la jolie Marylou. Pas d'histoire proprement dite puisque le film les suit au fil de leurs pérégrinations quelque peu délirantes. Un hommage au jazz, aux Noirs américains qui pourtant vivaient encore la ségrégation à l'époque mais que Kérouac présente avec beaucoup de respect. Un sentiment de liberté, certes, mais sans joie durable. Les fêlures des personnages sont trop visibles.
Je conseille donc ce film qui permet de découvrir un classique de la littérature américaine ainsi que la nouvelle (et fort prometteuse) génération d'acteurs du cinéma anglophone.
Par Henri (Publiée le 31-05-2012 à 11:02)
On comprend mieux pourquoi Francis Ford Coppola, propriétaire des droits du sulfureux et mythique roman de Jack Kerouac "Sur la route" a jeté l'éponge dans sa tentative de mener à bien lui-même le projet d'adaptation cinématographique. Après l'avoir proposé à Godard, puis à Gus Van Sant, c'est au cinéaste brésilien Walter Salles qu'il confie la réalisation.
Je dis qu'on comprend mieux, parce que le résultat est un ratage total. Le réalisateur n'y est sans doute pour rien, les acteurs non plus, qui font ce qu'ils peuvent, mais on a encore là une preuve que certaines œuvres littéraires sont purement et simplement inadaptables au cinéma. Le cinéma fourmillent de tentatives ratées de ce genre, où les cinéastes auraient mieux fait de s'abstenir, "Le Grand Meaulnes", par exemple, "Du Côté de chez Swann" et bien d'autres encore.
Pour en revenir au film de Walter salles, c'est long, répétitif et, pour tout dire, ennuyeux au possible. Décidément, être sélectionné à Cannes n'est pas forcément un gage de qualité. Bien sûr, certains passages sont sympa, les grands espaces, les paysages superbes, la musique, mais réduire la "Beat Generation" de Jack Kerouac, Williams Burroughs, Allen Ginsberg à la route, à la drogue, à la baise, à la libération sexuelle, à l'homosexualité, est particulièrement réducteur. S'il n'y avait eu que cela, ces écrivains qui ont eu tant d'influence sur les années soixante et suivantes auraient sombré dans l'oubli. Quid de la littérature, quid de la création littéraire? Le film ne s'intéresse que fort peu à ces thématiques et se contente d'un catalogues d'étapes sur la route. Il est purement anecdotique et n'apporte rien, ni au cinéma, ni à la gloire posthume du mouvement beatnik. Mais pouvait-il en être autrement? Probablement pas…
Seul intérêt tout de même, si les spectateurs se mettent à lire "Sur la route"de Jack Kerouac, pour aller voir eux-mêmes de quoi il retourne, l'entreprise des Coppola et de Salles n'aura pas été complètement inutile. Maintenant tel n'était probablement pas leur objectif…
Par Bruno (Publiée le 30-05-2012 à 12:09)
J'ai tenu 1h sur les 2h20 du film... Rien d'autre à dire si ce n'est cet ennui terrible. Seuls les paysages et parfois le jeu des acteurs prévalent. Mais quel supplice ce cinéma pseudo-intellectuel !
Je déconseille fortement ce film, passez votre route.
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