| L'avis de la rédaction - Par Albin Duvert
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Après avoir donné dans le grand spectacle avec l’adaptation du Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, le réalisateur fantasque adulé de tout un pan d’une génération revient au fantastico-gothique qui a fait sa légende. Fini les lapins qui courent et les paysages haut en couleur, le cinéaste revient à ses premières amours macabres sans pour autant renoncer à ses penchants humoristiques ou sociologues.
Dark Shadows : semi échec artistique et poudre aux yeux commerciale ou apogée stylistique et création illuminée ? Le résultat est mitigé mais penche dans le bon sens. Burton n’échappe pas à quelques erreurs et joue parfois dans la facilité, mais n’entache en rien son talent. En réalité, le vrai défaut de Burton ici, est d’avoir voulu tout faire. Combiner comédie et horreur est un pari risqué qui nous laisse trop souvent le cul coincé entre deux chaises, dont il est difficile de se dépatouiller. Le réalisateur aime l’humour, qu’il soit noir ou loufoque comme en témoigne ses premières œuvres à l’instar de Beetlejuice ou Mars Attacks. Mais ici, son écart vers la comédie dérape un peu et peine à nous faire toujours franchement rire. Burton se base ici plus sur un comique de mots que sur un comique de situation comme il en a l’habitude, si bien que sa verve est plus discrète et seules quelques vannes font mouche. Sa volonté de faire rire à tout prix semble élaguer l’action dans un récit trop bavard où le rythme ne s’emballe pas vraiment. Même la scène finale manque un peu de l’énergie dont elle a besoin pour donner un magistral coup final. Elle reste néanmoins une réussite visuelle et la preuve d’une créativité intacte, qui révèlent chacun des personnages jusqu’aux craquelures d’une poupée pas si solide en porcelaine.
Derrière ces quelques faiblesses occasionnelles se cache un réel bijou d’inventivité. Burton confirme qu’il n’a en rien perdu son génie et nous offre un délicieux conte mystico-horrifique. Le cinéaste a en particulier le don de faire du neuf avec de l’ancien en gagnant le pari d’adapter une vieille série ringarde en un blockbuster moderne et captivant. Véritable transformiste, il remodèle à son image et pour son temps les anciens personnages des contes et des cauchemars qui ont hanté notre enfance. L’intrigue a beau se dérouler en 1972, seuls les costumes et tics de langages en feront rappel face à l’incroyable contemporanéité de ses personnages et de ses intrigues. C’est d’ailleurs ce qui lui permet de poser ce regard très juste sur la société, ses contradictions et ses défauts avec par exemple, une concurrence capitaliste poussée au plus au point. Même les musiques très seventies s’adaptent à merveille, côtoyant un nouveau formidable coup de maître du fidèle Danny Elfman.
Le réalisateur se complait à revenir à ses anciennes amours et retrouve bon nombre d’éléments qui ont caractérisé l’œuvre passée du cinéaste. Virtuose du surnaturel et de l’enchantement, Dark Shadows voit défiler vampires, sorcières et autres fantômes que Burton affectionne tant ou encore des effets visuels ébouriffants. Mais ce n’est pas qu’une histoire de tours de magie, c’est aussi un portrait de famille, famille qui nous régale de son excentricité et qui constitue ici le corps central de l’intrigue. Le cinéaste a le don de construire et cerner minutieusement chacun de ses personnages. Ceux ci ne sont pas particulièrement complexes, mais ont le mérite de pouvoir être entendus de tous, jusqu'à la découverte des sombres secrets de chacun, expliquant souvent leurs fantasmagories. Comme à son habitude, le père d’Edward aux mains d’argent met en scène des personnages meurtris, marginaux chez qui la frontière entre le bien et le mal est toujours fragile. On retrouve également le thème de l’entreprise qui lui est si cher, même si cette fois, son héros ne vend pas des chocolats ou des produits de beauté mais reviens aux poissons des Mr & Mrs Van Dort, parents de Victor dans Les Noces Funèbres. Ajoutée à cela une petite touche de romantisme macabre, qu’il provienne d’une sorcière vengeresse ou de l’amour sincère entre Barnabas et Victoria, qui nous offrent une des romances les plus touchantes de toute la filmographie du réalisateur. Un Burton qui retrouve ses sources et qui semble faire la synthèse de tout son art depuis ses débuts, dans une mise en scène un cadrage impeccable de bout en bout. Un authentique régal qui ne serait cependant rien sans son casting.
Et pour ce faire, Burton n’y est pas allé de main morte, convoquant la plus fine crème du cinéma pour un résultat ultra convaincant. Même Johnny Depp que l’on |
Le Synopsis du film - Par André Ruellan Le vampire revient à l'écran sous la direction du talentueux Tim Burton qui a concocté pour le digne fils de Nosfératu, un film dont il possède le secret : Dark Shadows. L'histoire : un jeune homme - vampire poursuivi par le mauvais sort d'une sorcière se retrouve en l'an 1972, dans une drôle de famille où ses crocs aiguisés n'ont pas l'air d'impressionner qui que ce soit . On perçoit déjà la saveur de tout ce joli monde mis en action par l'étrange Johnny Depp , la captivante Michelle Pfeiffer et notre compatriote la belle Eva Green.
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| L'avis des cinéphiles internautes (5 critiques) : |
| La note moyenne des internautes : | |
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Par bibi (Publiée le 13-06-2012 à 18:58)
Divertissement sympathique pour ce film que j'ai regardé avec assez de
plaisir. C'est loufoque, il y a de l'humour, beaucoup d'effets spéciaux
évidemment (trop à mon goût : à un certain moment, ça saoule!), des
personnages bons et méchants. Tout l'univers fantastique de Tim
Burton! Johnny Depp nous conquiert en vampire qui revient sur terre
dans les années soixante-dix. De la frénésie et des étincelles pour ce
spectacle attrayant.
Par Henri (Publiée le 22-05-2012 à 08:56)
Tim Burton, le grand Tim Burton est de retour avec "Dark Shadows", plus dans la lignée de "Edward aux mains d'argent"et surtout de "Sleepy Hollow"que ses dernières créations.
N'arrivez pas en retard, le pré-générique et le générique sont somptueux.
A partir de là, une variante: le film est iconoclaste et drolatique, on est dans la parodie et le résultat est jubilatoire. Le maître prend un malin plaisir à détourner tous les codes du film d'épouvante, ici en l'occurrence le film de vampire et, effectivement, ça déménage et ça surprend. Rien ne résiste à son regard goguenard.
Après le générique, un plan fabuleux sur un train filant à toute allure dans une campagne humide étonnante nous ramène en 1972 et c'est là que l'idée est géniale: la lutte dantesque commencée deux siècles plus tôt entre la sorcière et le vampire va se poursuivre dans les temps modernes. Bien sûr, l'idée n'est pas neuve, mais Tim Burton en tire la substantifique moelle. Le vampire découvre le monde moderne avec tous les anachronismes que cela suppose, son langage suranné détonne complètement et de là naît le comique.
Le redresseur de torts est arrivé et, jusqu'à la fin attendue, le combat va se dérouler sur un rythme trépidant jusqu'à l'apothéose. L'humour ravageur est constamment présent: même les codes sexuels du vampirisme sont détournés et Tim Burton ne recule devant aucune blague, fût-elle graveleuse.
Les plans sont constamment superbes, avec la musique qui va avec. Grandiose, l'idée d'avoir ressuscité Alice Cooper, himself, cette résurrection s'imposait! Il y a le château fantastique, bien sûr, la mer, toujours déchaînée, la ville côtière et l'on retrouve tous les codes habituels du film de genre avec, en plus, la patte de Tim Burton, son invention, sa créativité, son exubérance et son génie. . Bien sûr il se laisse parfois aller à la facilité, mais, à chaque fois, le clin d'œil, la complicité avec le spectateur sauvent l'entreprise.
Les acteurs, quant à eux, ont l'air d'avoir pris un malin plaisir à tourner: Michelle Pfeiffer est, comme à l'accoutumée, magnifique, Johnny Depp est égal à lui-même, peut-être meilleur que d'habitude, et Helena Bonham Carter, dans le rôle de la psychiatre alcoolique, assoiffée -c'est le cas de le dire!- d'éternité, est particulièrement gratinée. A noter le clin d'œil de fin, quand on pensait avoir oublié le personnage… La sorcière est particulièrement bien interprétée, vénéneuse à souhait, et les autres acteurs n'ont plus qu' à suivre…
Bref, un film magnifique, pour les amateurs du genre, de Tim Burton, mais aussi pour les autres, tant on prend de plaisir, tant nos yeux, notre connivence et nos zygomatiques sont sollicités, tant cela fait plaisir de ne pas être pris, comme souvent, pour un spectateur demeuré.
Par dominique (Publiée le 21-05-2012 à 21:35)
On retrouve enfin Tim Burton tel qu’on l’aime : un univers rappelant Sleepy Hollow et Edward aux mains d’argent, et loin de SWEENEY TODD Le barbier diabolique de Fleet Street certes glauque mais frisant parfois le ridicule. Ici, l’histoire est prenante, les décors parfaitement bien posés, Johnny Depp toujours impeccable dans les personnages de son réalisateur, une Michelle Pfeiffer à la fois forte et mystérieuse, Eva Green sublime et mordante, de l’humour, des effets spéciaux réussis sans l’aide de la 3D ; bref, un réalisateur qui retrouve son inspiration et son univers d’antan. Une belle réussite !
Par tété4 (Publiée le 20-05-2012 à 10:57)
Inattendu ! Magistral ! Tim Burton réalise ici un film drôle, fantastique, vampiristique ! Encore une fois, l'univers du réalisateur nous envoûte, les comédiens sont surprenants, le rôle de Michelle Pfeiffer charismatique à souhaits, Johnny Depp en vampire plein d'humour est excellent.
Des effets spéciaux et des maquillages réussis. Un scénario bien ficelé. A voir de toute urgence !
Par jch2o (Publiée le 16-05-2012 à 08:30)
Ca commence bien ! Du vrai Tim Burton ! Ce mélange de gothique et d'humour noir avec la présence de Johnny Depp, révélé par la bande-annonce, ne pouvait que m'attirer et me réjouir ! Jeux et réalisation sont parfaits mais à la moitié le film commence à s'essoufler pour finir mauvais ! je suis déçu !!!!!!!!!!!!!
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