 | Café lumière---------------------------------------------------------------Un film japonais de Hou Hsiao Hsien avec Yo Hitoto, Tadanobu Asano, Masato Hagiwara
Genre : Drame - Durée : 1H49 mn
Ecrivez votre critique sur ce film |
| L'avis de la rédaction - Par Pauline
|
Café lumière est un rêve. Images lumineuses et couleurs douces d'un quotidien, empreint de solitude, marqué d'êtres à la fois chaleureux et distants, de rencontres qui se font, se défont, de relations tendues et silencieuses, de tradition et d'aspiration à la modernité, de gênes à communiquer. Difficile de parler d'un tel film qui n'a pas vraiment d'histoire, de ligne de conduite, pas vraiment de personnages, s'attachant pourtant à certains faits – la vie s'écoule, une jeune femme tombe enceinte, devant assumer cette responsabilité et en répondre vis-à-vis de sa famille, d'elle-même, continuer sa relation avec son ami - , et dressant le portrait d'un Japon entre petites hontes, singulières passions, famille à respecter et individualité à affirmer, de façon diluée, par petites touches, détails insignifiants mais porteurs de sens par accumulation, mais de façon lointaine, intimiste, comme dans un songe. Café lumière, plus qu'un film, une histoire, semble être un sentiment, un souffle, une atmosphère, un rêve ou un somnifère, à chacun de voir! Menant le spectateur dans un état second, presque d'assoupissement (j'étais peut-être fatiguée ce jour-là), il insuffle une profonde douceur, la caméra s'attardant sur des personnages évanescents, calmes, et se plaisant à nous laisser d'eux le seul sentiment de les méconnaître, de ne pas les atteindre réellement. Sensation étrange! A l'image du film, assez hermétique, hommage au réalisateur Ozu, ils sont difficiles à percevoir, à comprendre, mais le sentiment qu'ils procurent n'en est pas moins intriguant et agréable. Insaisissable et difficile d'accès, le film semble appeler à (re)voir les œuvres d'Ozu qui permettent véritablement une meilleure compréhension de Café lumière, film à l'image de son titre, entre cafés et lumière, intimité et universalité, qui semble figer des êtres, des impressions, et les laisser paradoxalement vivre, créant de multiples ramifications qui se rejoignent dans ce film, sorte de gare que se plaît à filmer, à peindre le réalisateur, où se rencontrent des hommes, des vies, des cultures, où tout se brasse et s'écoule lentement dans le bruit habituel et inintéressant, sauf pour certains quidams, des trams et somme toute s'oublie assez vite, laissant toutefois une sensation étrange, le goût de l'exotisme, de la douceur de vivre et du changement tranquille, petite révolution des mœurs toute en lenteur… Intriguant. [...]
Lire notre critique |
Le Synopsis du film : Yoko revient d'un séjour à Taïwan. La jeune femme visite une librairie à Jimbocho, le quartier des bouquinistes de Tokyo. C'est Hajime qui dirige la boutique. Ce garçon silencieux enregistre le bruit des trains qui traversent la ville.
Après le divorce de ses parents, Yoko avait été élevée par son oncle devenu aveugle, à Yubari, dans l'île d'Hokkaido, au nord du pays. Aujourd'hui, elle reprend contact avec son vrai père et sa nouvelle épouse.
Yoko fait une recherche sur le compositeur taïwanais Jiang Ewn-Ye, qui travailla un certain temps au Japon. Hajime aide Yoko dans ses travaux. Ils s'entendent bien et fréquentent ensemble les nombreux cafés de Tokyo...
C'est la fête d'Obon, Yoko est de retour chez son père. Elle lui annonce qu'elle est enceinte d'un Taïwanais et qu'elle souhaite garder l'enfant pour l'élever seule. Son père et sa belle-mère semblent inquiets... (Source AlloCiné) |
Il n'y a pas encore d'avis concernant ce film : Vous avez la possibilité de laisser vos impressions en cliquant sur le lien ci-dessous : |