 | Ondine---------------------------------------------------------------Un film américain de Neil Jordan avec Colin Farrell, Tony Curran, et Stephen Rea
Genre : Fantastique - Durée : 1H50mn
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| L'avis de la rédaction - Par Guillaume Gas
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La carrière de Neil Jordan est ce que l’on pourrait appeler une carrière en dents de scie : passant du meilleur (MICHAEL COLLINS) au pire (A VIF), en passant par quelques films à stars non dénués d’intérêt (ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE), le bonhomme est surtout un artiste qui n’a jamais caché son amour immodéré pour son Irlande natale. C’est d’ailleurs dans sa propre ville où il a choisi d’installer le cadre de son nouveau film, visiblement plus intime et personnel qu’il n’en a l’air. Sur ce point, il faut préciser qu’ONDINE est typiquement le genre de film qui semble tenir cher aux yeux de ses instigateurs, d’une part pour un réalisateur attaché à laisser parler son âme celte après quelques aventures hollywoodiennes, et d’autre part pour un acteur (Colin Farrell) qui, en plus de revenir à ses racines, partage visiblement pas mal de rapports avec son propre personnage (il semblerait qu’il soit tombé amoureux de l’actrice principale lors du tournage). Bref, un film personnel et dénué de toute forme de prétention, ce qui tend à compliquer un peu l’exercice critique. Parce que, voilà, ONDINE n’est pas un film très convaincant, et on ne peut que le regretter. Les raisons sont multiples : manque de beauté dans la mise en images, manque de maîtrise dans la gestion du mystère, manque d’idées dans la description progressive d’une love-story, etc… Sans oublier, pour commencer, cette étrange tendance à vouloir introduire un sous-texte mythologique par la simple présence de prénoms très symboliques (Syracuse, Ondine, etc…).
D’une scène à l’autre, on finit surtout par ne plus trop savoir où Neil Jordan veut en venir. A première vue rencontre entre un homme triste et une belle naïade qui va lui redonner goût à la vie, le film n’est pas pour autant un remake âpre et portuaire de l’inénarrable SPLASH de Ron Howard. Sans que l’on sache s’il souhaitait transformer son film en drame sentimental ou en fable fantastique, Jordan plonge les deux premiers tiers de son film dans une sorte de « réalisme incertain », où l’immixtion du magique dans le réel ne passe que par des mini-détails (Ondine qui chante d’étranges chansons, Ondine qui sort de l’eau dans une pose très « sirène style », etc…) sur lesquels le réalisateur semble ne jamais se focaliser. Il se contente de filmer l’apprivoisement de cette belle inconnue sortie des flots par le protagoniste (Colin Farrell, particulièrement crédible en pêcheur alcoolique), ce qui tend à accumuler des instants touchants mais jamais réellement bouleversants. C’est que Jordan ne réussit pas à emporter le spectateur en s’immergeant à fond dans son sujet, quitte à ne même pas prendre le risque (pourtant intéressant) d’assumer pleinement le côté « magique » de son histoire d’amour. En témoigne une dernière partie bavarde et souvent irritante, qui plus est garnie d’un dénouement lourdement explicatif qui tue pour de bon le mystère sur l’identité réelle d’Ondine. Cette propension à annihiler l’ambiguïté d’une histoire qui fonctionnait par définition sur le rapport fluctuant entre imaginaire [...]
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Le Synopsis officiel du film (UGC Distribution) : :
Sur les côtes sauvages d'Irlande, Syracuse, le pêcheur, remonte un jour dans ses filets une très belle jeune femme. Et de ce jour, la chance lui sourit enfin. Pour Annie, sa fille, cela ne fait pas de doute, la jeune femme mystérieuse est une créature des mers, une Ondine. |
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